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Portrait
Mohamed Kahouadji, médecin le jour, peintre la nuit…Rédigé par Yannick Sourisseau
- le 10 Mars 2010 à 14:20
Voici un artiste comme on aimerait en croiser plus souvent. D’abord parce qu’il ne se regarde pas le nombril, plutôt celui des autres, car il est aussi médecin, et surtout parce qu’il sait rester modeste et abordable. Toujours souriant, discuter avec ce peintre-médecin de l'hôpital d'Angers, c’est avant tout un pur moment de bonheur, comme ses toiles.
Mohammed Kahouadji devant l'une de ses oeuvres
Est-ce parce qu’il est interne en chirurgie maxilo-faciale et qu’on lui a appris que sourire permettait de faire travailler les muscles du visage ? Peut-être, mais pas seulement, Mohamed Kahouadji, est avant tout heureux, et son bonheur est communicatif. Né à Alger il y a 30 ans, il est arrivé en France, avec sa famille, trois ans plus tard. Depuis sa plus tendre enfance, il aime le dessin, reproduire ce qui l’entoure. Mais ses parents estimaient que la Faculté de Médecine était plus prometteuse que l’Ecole des Beaux Arts, alors il s’est dirigé vers des études de médecine.
Mais il n’a pas pour autant délaissé sa passion, et c’est donc en parallèle qu’il continue à exercer son art. Travaillant le jour au CHU d’Angers, il peint le soir, quand il n’est pas de garde. Artiste atypique, c’est sur le terrain, dans la rue, dont il s’inspire, que Mohamed Kahouadji a tout appris. Dans les années 90 il se lance dans le graffiti sur les murs parisiens, puis abandonne la bombe de peinture pour le pinceau afin de réaliser ses propres toiles, toujours inspiré par la rue, le monde contemporain. « Un artiste se nourrit de toutes les influences qui l’entoure, de la culture qu’il reçoit » dit le médecin-artiste, sans pour autant se prendre au sérieux. La peinture c’est presque son jardin secret, un moment où, seul devant la toile, il peut transcrire et faire partager ce qu’il ressent. Bien dans son époque, mêlant pop art, jeux vidéo, publicité, fables animalières et mangas, sa culture personnelle, l’artiste n’hésite pas à mélanger les genres, dans une débauche de couleurs qui ne laisse pas le spectateur indifférent. « J’occupe l’espace au maximum, j’accentue les contours, je pratique une peinture ludique » affirme Mohamed jouant parfois dans un monde fait d’ambiguïté ou de situations improbables, forçant le spectateur à s’interroger, à l’exemple de « When we were kings (Quand nous étions des rois), où un zèbre multicolore, sortie tout droit d’une publicité pour une marque d’imprimantes couleurs, dévore un lion couché sur le dos. Mais le zèbre le dévore-t-il vraiment. Ne serait-il pas en train de lécher le roi de la jungle et ce dernier ne ronronnerait-il pas de plaisir ? Une inversion des rôles chère au peintre. Mais le médecin n’est jamais bien loin. « Saviez vous qu’en France seulement 5% de personnes pratiquent le secourisme » dit-il en montrant une toile intitulée « Laissés sans défense », sur laquelle un éléphant appuie sur le ventre d’un éléphanteau cyanosé (bleu) pour lui faire recracher la cacahuète qui lui bloque la gorge. « C’est un clin d’œil à la médecine, celle qui sauve des vies » Et quand on lui demande s’il choisira la peinture ou la médecine pour le reste de sa vie, Mohamed rappelle que pour l’instant il prépare une thèse dont le sujet rapproche sa profession de sa passion : « De l'influence des Gueules cassées de la Première Guerre mondiale sur la peinture de l'entre-deux-guerres... ». « Pour l’instant je me fais plaisir » dit-il avec de la gourmandise dans les yeux. Mohammed Kahouadji, qui fut tout de même tremplin jeunes talents de l’Affordable Art Fair de Paris en 2009, expose ses toiles à la « galerie Bréhéret (L’objet) », 17 rue Toussaint, à Angers. Visite sur rendez-vous au 02 41 87 71 38. Il expose également à la Galerie « Chiefs and Spirits » à la Haye et en Décembre il sera à Berlin. Pour en savoir plus… On en cause ... | Locales | Société | Culture | Economie | Environnement | Sports - Loisirs | Social | Portrait | Numérique | Services | Zoom sur ... | Billet d'humeur | video | vacances | meteo |
Une monnaie solidaire à Lyon
Vu sur Rue89 Lyon le 2 février 2012
Les monnaies complémentaires, locales ou sociales ne datent pas d’hier. Déjà, des modèles ont fait leur preuve en Allemagne ou en Suisse et dans différentes communes françaises. L’an dernier, la ville de Toulouse s’est également lancée dans l’aventure avec le Sol-violette. À Lyon, depuis le mois d’octobre, trois étudiants en commerce de l’école 3A planchent sur un modèle de monnaie solidaire à l’échelle du Grand Lyon, avec l’espoir d’une mise en circulation pour la rentrée 2013… Lire la suite sur rue89lyon.fr A quand une femme noire en couverture de "Elle" ?
Vu sur le Monde.fr le 31 janvier 2012
C'est le magazine Elle qui nous l'apprend : en matière de mode, en 2012, « la ‘black-geoisie' a intégré tous les codes blancs.. ». D'ailleurs, « le chic est devenu une option plausible pour une communauté jusque là arrimée à ses codes streetwear. » Eh oui, tandis que durant des décennies les Noirs se sont habillés comme des "cailleras" à capuche, ils ont enfin compris, grâce à l'enseignement des Blancs, qu'il convenait de faire plus attention à leur apparence. Voilà la teneur d'un article paru le 13 janvier dans l'hebdomadaire préféré des ménagères de la « white-geoisie » (puisqu'apparemment il faut désormais distinguer les bourgeois eux aussi racialement), intitulé « Black fashion power », tentant d'analyser les raisons du succès sur les red carpets de personnalités afro-américaines… La suite sur le Monde.fr Cri d'alarme pour 3,6 millions de personnes mal-logées
Vu sur le Figaro.fr le 31 janvier 2012
La Fondation Abbé Pierre, qui présente ce mercredi son rapport annuel, recense 3,6 millions de personnes mal logées. Près de 10 millions seraient touchées par la crise du logement. Le constat de la Fondation Abbé Pierre en matière de mal-logement est accablant, comme en témoignent les chiffres qu'elle avance: 3,6 millions de personnes non ou mal logées, près de 10 millions de personnes touchées par la crise du logement, un ménage sur cinq reconnaissant avoir du mal à payer son loyer ou à assurer le remboursement de son emprunt immobilier. La suite sur le Figaro.fr |
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