Montreuil-Juigné fait bloc derrière son adjoint Jacques Renaud


Rédigé par - Angers, le 25/07/2014 - 14:35 / modifié le 25/07/2014 - 23:00


Un maire rentré de vacances en urgence, des élus mobilisés derrière leur collègue... la Ville de Montreuil-Juigné soutient sans faille l'adjoint Jacques Renaud, littéralement vilipendé sur internet mercredi. L'élu le répète avec force : il n'a pas de compte twitter et "traînera en justice celui qui a sali mon honneur".



Stéphane Piednoir est le maire de Montreuil-Juigné depuis le printemps dernier. Lui et son équipe soutiennent sans ambiguïté Jacques Renaud, deuxième adjoint.
Stéphane Piednoir est le maire de Montreuil-Juigné depuis le printemps dernier. Lui et son équipe soutiennent sans ambiguïté Jacques Renaud, deuxième adjoint.
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La toute nouvelle équipe municipale emmenée par le maire, Stéphane Piednoir, a fait bloc, jeudi, derrière le second adjoint de la Ville, Jacques Renaud.

Depuis mercredi, l'élu angevin est cloué au Pilori sur la toile -parfois par le personnel politique- pour un tweet commentant de manière ignoble la triste actualité du conflit israélo-palestinien (voir notre article).

"Je ne suis pas l'auteur de ces propos ignobles. Je n'ai jamais ouvert de compte twitter et je n'y connais rien". Après avoir déposé plainte auprès de la gendarmerie, c'est devant la presse locale que Jacques Renaud a réaffirmé son innocence, jeudi après-midi.

Encore un peu abasourdi par ce qui lui tombe dessus, mais combattif : "J'espère que l'enquête avancera rapidement et permettra d'identifier la personne qui, en quelques heures, a ruiné mon honneur et ma réputation. Et cette personne, je la poursuivrai en justice", a-t-il confié à notre confrère du Courrier de l'Ouest, Yves Tréca-Durand.

Un standard téléphonique saturé d'appel

Justice, c'est tout ce que réclame également le maire l'ensemble de son conseil. Stéphane Piednoir répète n'avoir jamais eu "l'ombre d'un doute" sur l'innocence de son adjoint. En vacances en Grèce lorsque l'affaire a éclaté, il est de revenu en urgences, d'abord pour apporter sa "protection à mon adjoint, qui souffre de cette situation. C'est un homme solide, ancien chef d'entreprise, conseiller prud'homal habitué à régler des conflits. Mais on n'est jamais préparé à ce type de déferlement. Son fils a découvert la polémique par internet !"

Si pour Stéphane Piednoir, "l'essentiel" est donc que Jacques Renaud tienne "le coup -je lui ai demandé de prendre un peu de recul dans les semaines qui viennent"- il va également étudier "avec les services de la Ville", l'opportunité de se porter partie civile dans cette histoire.

"Il nous faut aussi mesurer à quel point cette affaire porte préjudice à la commune", précise le maire. "Mercredi, nous avons reçu 500 mails en l'espace d'une heure. Le standard téléphonique a explosé, nous l'avons donc mis en mode restreint. Nous avons voulu le remettre en place pendant un moment dans la journée de jeudi, mais les coups de fils continuaient d'affluer, avec des personnes qui cherchaient la petite étincelle pour tout enflammer".

Créer un compte pour le maîtriser ?

Sans préjuger des conclusions de l'enquête en cours, Stéphane Piednoir a-t-il une quelconque explication à cette probable usurpation d'identité ? "Non, pas vraiment. La campagne municipale a fait un peu de bruit, mais de là à ces extrémités... De plus, je sais que l'ancien maire (NDLR Bernard Witasse) a apporté son plein soutien à Jacques Renaud. Et puis Jacques, sans que cela soit péjoratif, ne représente rien ni personne du point de vue politique."

Reste que certains politiques, notamment au niveau local, n'ont pas tardé à rebondir sur Twitter, pour commenter et bien souvent condamner cette brûlante actualité. "J'aurai certainement l'occasion de les recroiser lors du prochain conseil communautaire", avance Stéphane Piednoir, qui conclut, entre philosophie et fatalisme : "ce qu'on apprend de cette affaire, c'est finalement qu'il vaut sans doute mieux créer un compte twitter pour pouvoir maîtriser un minimum les choses..."

L'enquête met quasiment hors de cause Jacques Renaud

"Vraisemblablement c'est une usurpation d'identité, il n'a pas de compte Twitter, ça a été vérifié, c'est quasiment sûr, à 95%", a indiqué vendredi à l'AFP le procureur adjoint d'Angers, Philippe Mélia.
"La gendarmerie a fait une réquisition auprès de Twitter pour déterminer l'origine du compte" et les gendarmes ont aussi par précaution saisi les ordinateurs de l'élu, a-t-il précisé.
"On cherche l'usurpateur", a poursuivi le magistrat, et désormais tout dépendra de la réponse de Twitter. Que l'usurpateur supposé ait ciblé cet élu "laisse supposer un acte malveillant dirigé envers Jacques Renaud, qui est aussi conseiller prudhommal", selon Philippe Mélia. "Ça paraît moins crédible qu'il soit ciblé au hasard".




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