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Jeudi 30 Octobre 2014





Moonrise Kingdom : grands hommes, petits êtres


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Le Vendredi 1 Juin 2012 à 07:13


En 1965, sur un île non loin de la Nouvelle-Angleterre, deux enfants de douze ans, Suzy et Sam, tombent amoureux et tentent l’expérience de leur vie en fuguant. Malheureusement le village part rapidement à leur recherche.



Mr Bishop (Bill Murray), Mrs Bishop (Frances McDormand), le chef des scouts Ward (Edward Norton) et le capitaine Sharp (Bruce Willis) à la recherche de Sam et Suzy.
Mr Bishop (Bill Murray), Mrs Bishop (Frances McDormand), le chef des scouts Ward (Edward Norton) et le capitaine Sharp (Bruce Willis) à la recherche de Sam et Suzy.
Deux enfants marginaux amoureux l’un de l’autre se lancent dans la fugue de leur vie. Les adultes ne voient pourtant pas cela du même œil. Dans une course poursuite incroyable en plein cœur de la nature, on découvre des enfants débrouillards et matures qui se retrouvent face à des adultes naïfs et patauds. Comment faire pour aider un garçonnet sans famille et une petite fille en manque d’amitié ? La réponse se fait attendre jusqu’à ce que l’aide sociale s’en mêle…

Le film s’ouvre sur un plan séquence de l’intérieur d’une maison. Les personnages bougent chacun à leur tour et la caméra exécute les travellings qui sont chers aux films de Wes Anderson (« Fantastic Mr. Fox »…) Le film montre déjà sa patte graphique si spéciale. Un univers pop et coloré s’adonne à nos yeux. Des couleurs assez « flashy » et marquées, des bâtiments ressemblants à des maisons de poupées à l’origine d’un travail de maquettes. On ne sait jamais vraiment ce que la séquence suivante nous réserve dans sa beauté et sa particularité.

C’est à ce moment que l’action se lance. Durant celle-ci, on remarque de nombreux implants qui nous avertissent de ce qui va se passer, que ce soit par le présentateur qui nous montre les lieux ou encore des détails comme le tableau au début du film qui représente une scène qui va suivre peu après. Tout est précisé à l’avance sans gâcher le suspens. L’orage qui éclate dans les 3 jours nous semble comme une épée de Damoclès. Les enfants seront-ils saufs avant ce cataclysme ?

Cependant, ce questionnement nous semble sans importance quant au trait épique de l’histoire. On se retrouve plongés dans cette grande aventure et mêmes happés dans leur cavale. Les musiques jouent par ailleurs pour beaucoup dans cet univers si spécial. On ne souhaite qu’une chose, les voir aller plus loin découvrir dans la splendeur des plans d’ensemble l’île et le monde, ou plutôt, leur monde dans lequel ils vivent.

Malgré un univers qui semble se répéter au cours de ses films, Wes Anderson ne cessera d’étonner et de détonner que ce soit par son scénario poignant ou bien par son casting original qui sait bien faire son effet. Il y a de quoi s’amuser avec un Bill Murray un peu trop mélancolique ou encore un Bruce Willis seul et simplet !
A la sortie du cinéma on ne cesse de se demander si le monde tel que nous le voyons a le mérite qu’il semble présenter. A suivre deux marginaux charismatiques, les autres nous semblent si étranges envers eux. Pourquoi chercher à leur faire du mal quand on pourrait les aider ? Les adultes agissent-ils finalement que par caprice, car tout ne tourne pas comme ils le voudraient ? Tout semble décalé et imprévisible dans ce film où chaque détail, chaque événement est porteur d'une grande importance.

Clément.











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