Mother and Child : quand trois destins se croisent.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Samedi 20 Novembre 2010 à 17:20


A quatorze ans seulement, Karen tombe enceinte. A cause de son jeune âge, l’adolescente est contrainte d’abandonner son enfant. Trentre cinq ans plus tard, Elizabeth, sa fille, qu’elle n’a d’ailleurs jamais vue, tombe enceinte à son tour. D’un autre côté, Lucy, une jeune femme stérile, espère enfin adopter l’enfant qu’elle a toujours souhaité avoir. Les destins de ces trois femmes vont se croiser d’une étrange manière…



Paul (Samuel L. Jackson) complice d’Elizabeth (Naomi Watts).
Paul (Samuel L. Jackson) complice d’Elizabeth (Naomi Watts).
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D’un côté, Karen (qui « adopte » d’ailleurs un rôle qu’elle incarne d’une façon très touchante) est une femme célibataire d’une cinquantaine d’années. Elle passe ses journées à travailler à l’hôpital, et rentre chez elle uniquement pour s’occuper de sa mère (qui décède peu de temps après le début du film). Cependant, elle ne peut oublier cette fille, abandonnée à la naissance, qu’elle n’a jamais vue. Cette grande souffrance se traduit alors par un fort caractère, qui n’avantage guère les relations avec son entourage. Grâce à Paco, avec qui elle se marie, elle écrit une lettre, placée dans le dossier de sa fille.

De son côté, sa fille, Elizabeth, est une avocate de 37 ans. Pourtant indépendante, elle tombe sous le charme de son patron, Paul, qui l’encourage à rechercher sa mère biologique. Après avoir couché avec quelques hommes, dont son voisin, elle apprend qu’elle est enceinte. Ignorant le père de celui-ci, elle décide de quitter son emploi. La jeune femme suit alors le conseil de Paul, et recherche sa mère avant l’arrivée du bébé. Ainsi, elle laisse une lettre et une photo d’elle à Sœur Joanne qui la transmettra à sa mère. L’accouchement arrivé, Elizabeth a à peine le temps d’apercevoir son enfant qu’elle décède d’une hémorragie.

Enfin, Lucy, une jeune femme stérile a pour projet d’adopter un enfant, avec son mari Joseph. Bien qu’il la quitte, Lucy décide de rester sur son choix : seule ou accompagnée, elle veut ce bébé, et suit la grossesse de Ray. Elle assiste bien sûr à l’accouchement, où il lui est annoncé que la jeune femme veut finalement garder son fils. Sa tristesse est immense, jusqu’à ce qu’on lui propose une petite fille orpheline.

Malgré la fin classique du film, Rodrigo Garcia a parfaitement su transmettre les émotions des personnages. D’ailleurs, il est très facile de s’y attacher, en particulier le trio de femmes, très touchantes grâce à leurs caractéristiques respectives. Cependant, même si ces trois personnages sont des stéréotypes purs, c’est grâce à leur manque d’affection que nous nous prenons de compassion envers elles, et nous sommes soulagés de voir un « happy end ».

Dans ce film, les hommes sont bien tenus à l’écart, comme s’ils n’étaient pas capables de ressentir le manque que ressentent ces femmes. Ils sont ici plutôt dans un rôle protecteur, qui contribue heureusement au bonheur restant à Karen, Elizabeth et Lucy.

Rodrigo Garcia a su tracer un éloge du thème de l’adoption, qui apporte d’abord toute la dynamique au récit. En effet sans le personnage de Lucy, le film aurait été centré sur la relation mère/fille, un thème plutôt basique, et lassant.

Un film simple, beau, qui relève d’une belle morale de vie.

Anaïs


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