Municipales 2014, la semaine de la rédaction


Rédigé par Rédaction Angers Mag - Angers, le 01/03/2014 - 08:20 / modifié le 08/03/2014 - 10:39




Au conseil municipal, cessez-le-feu... mais pas trop

Une fois n'est pas coûtume, à l'exception de Laurent Gérault (au fond), la minorité municipale est restée particulièrement discrète lors du dernier conseil. On garde ses forces ?
Une fois n'est pas coûtume, à l'exception de Laurent Gérault (au fond), la minorité municipale est restée particulièrement discrète lors du dernier conseil. On garde ses forces ?
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Il n'a manqué que les bisous. Lors du dernier conseil municipal d'Angers lundi soir, une inhabituelle et - il faut bien le dire - agréable ambiance de fraternité a baigné les premiers échanges entre élus, pourtant farouchement opposés en ce moment sur les terrains électoraux. Un peu comme lors du dernier jour de l'école, lorsqu'on se surprend à faire ami-ami même avec celui avec qui on n'a pas cessé de se crêper au cours de l'année.

Il est vrai, c'était l'heure des au revoir. Ceux du conseil à Jean-Claude Antonini, l'ancien maire, à qui Frédéric Béatse a rendu un hommage forcément appuyé. Ceux de Laurent Gérault à ce même "Jean-Claude" - "vous avez toujours su ne pas attaquer l'homme en ce qu'il était". Ceux à Daniel Raoul, Jean-Claude Bachelot, Olivia Tambou, Monique Ramognigno, Pierre Laugery... et tous les élus partants, cités un par un par le maire d'Angers dans bel élan de communion démocratique.

Certes, Michelle Moreau - n°2 sur la liste de Christophe Béchu - s'était chargée de refroidir un peu l'ambiance, en se demandant si elle avait fait preuve d'autant d'arrogance (ndlr : que Frédéric Béatse et son équipe) lorsqu'elle était dans la majorité. Mais c'est à peine si l'audience s'en est émue. D'autant que, prenant la parole à sa suite, et rangeant ses flèches (lire plus loin) Bernadette Caillard-Humeau a poursuivi dans le registre affectif en saluant la mémoire des élus (de son ex-équipe) partis en cours de mandat et oubliés en chemin par le maire.

"Engagez-vous, on y gagne en maturité" lançait à son tour avec panache le jeune Gino Tombini, en s'adressant aux jeunes présents dans l'assemblée, avant de remercier à son tour le maire. Fraternel, on vous dit ! Trop beau surtout. Car à 19h01, patatras ! Sans crier gare et avec une tonalité tout sauf cordiale, Laurent Gérault, le conseiller UDI et tête de la liste Servir Angers aux élections municipales, s'en est pris direct au doyen de l'assemblée, André Despagnet, pour lui reprocher en résumé de continuer à siéger dans les rangs d'une majorité dont il a critiqué les choix d'investissements.

En rappelant chers lecteurs que ce même André Despagnet - fou de rage sur le moment - figure en 5e position sur la liste de Jean-Luc Rotureau, on compris alors que le cessez-le-feu était bel et bien terminé. Et qu'avoir imaginé les uns et les autres se faire des bisous pour clore en beauté cette dernière séance municipale du mandat, n'était bien que le fruit d'un égarement. Pourtant, nous n'en doutons pas, ils en ont tous besoin. D'où ce petit cadeau (électoral) de la rédaction.



Béchu compte triple…

La boîte aux lettres, c’est un passage obligé lors d’une campagne municipale. Et Christophe Béchu peut s’enorgueillir d’avoir des supporters zélés… ou bien alors jugent-ils que les propositions du sénateur UMP ne sont pas assez fortes pour convaincre les électeurs dès la première lecture ?
Toujours est-il que nombre d’habitants des quartiers environnants le boulevard de Strasbourg ont reçu pas moins de trois programmes du candidat Béchu dans leurs boîtes aux lettres. On dit toujours que la pédagogie est à base de répétition, mais là, ça frise le harcèlement idéologique…

Quand Bernadette gifle Jean-Claude

Municipales 2014, la semaine de la rédaction
En livrant son bilan de fin de mandat à nos confrères du Courrier de l'Ouest (22/02/14), Bernadette Caillard-Humeau n'a pas manqué de dire tout le bien qu'elle pensait de Jean-Claude Antonini, l'ancien maire d'Angers: « C'est un mufle et un misogyne. » Éjectée en septembre 2011 par celui qui l'avait recrutée pour colorer au centre son équipe électorale trois ans plus tôt, l'ex-première adjointe n'a de toute évidence pas complètement digéré la pilule. Si elle vient de tirer elle-aussi sa révérence municipale - elle ne figurera sur aucune liste -, isolée et un brin amère, elle ne se résigne pas à la politique. La preuve, elle espère jouer un rôle aux régionales au sein de l'UDI de Maine-et-Loire, dont elle a obtenu la responsabilité du pôle écologiste.

Rétropédalage

Après avoir confessé (en off ?) à Ouest-France, il y a quelques semaines, son choix de se retirer s'il arrivait en troisième position à l'issue du 1er tour des élections, Jean-Luc Rotureau s'est montré nettement plus réservé face à la rédaction angevine du même journal (27/02/14) : "Oui, j'ai dit ça... On va voir comment ça se passe. Je veux vivre la campagne jusqu'au bout. J'ai vu circuler un tract injurieux sur moi... La communication qui sera faite, nous la déciderons en équipe. Je n'appellerai pas à voter à droite, ça, c'est sûr." Et pour Frédéric Béatse ? "Je considère que les appels à voter n'ont pas une influence importante. Les électeurs font bien ce qu'ils veulent."

Vers la création d'un FC Béchu ?

Mise au vert pour les colistiers de Christophe Béchu...
Mise au vert pour les colistiers de Christophe Béchu...
On l’a encore peu écrit, mais l’échéance municipale angevine marquera un tournant dans la vie politique de Christophe Béchu, qu’il gagne ou qu’il perde. En cas de défaite, son avenir politique pourrait s’assombrir singulièrement. Rarement pris au dépourvu, le président du Conseil général semble avoir d’ores et déjà préparé le coup, en utilisant la campagne municipale comme un tremplin pour servir ses ambitions sportives. Lorsque l’on pose, dans son local de campagne, avec l’une des gloires du football angevin et mondial, Raymond Kopa et qu’on intègre un footballeur pro à sa liste municipale, Steve Savidan, on ne peut guère se cacher davantage : c’est à la présidence d’un club de football. Surréaliste ? Allez, une dernière preuve pour la route, cette photo aperçue sur le fil twitter de l’une des colistières du sénateur UMP, Karine Engel : guiboles à l’air, look Montebourg (excellent la marinière)… si ce n’est pas un leader de vestiaire, ça !

Dirand n'emmêle pas que ses fiches

Interrogé sur la notion de la tolérance par des étudiants de la Catho, Gaétan Dirand s'est retrouvé manifestement un peu en panne d'inspiration si l'on en juge sa réponse retranscrite dans le magazine Reflex (février 2014]i. "J'ai envie de partager cette phrase d'Audiard : "La tolérance, il y a des maisons pour ça." (Rires). Ça ne veut pas dire grand-chose. Qu'est ce que ça veut dire la tolérance ? C'est n'est pas un mot qui me parle. Je pense l'être. Je pense avoir du respect pour les personnes qui ne partagent pas forcément les mêmes opinions politiques que les miennes." Soit. On rappellera juste au candidat du Front National, que sa citation n'est pas d'Audiard mais de Paul Claudel.



















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