Municipales 2014, la semaine de la rédaction


Rédigé par Yves BOITEAU et Sébastien ROCHARD - Angers, le 09/03/2014 - 08:26 / modifié le 09/03/2014 - 22:43


Quelle semaine ! Entre la venue en coup de vent de Marine Le Pen, les premières boules bien puantes de la campagne, les résultats d'un deuxième sondage officiel et l'enregistrement d'un nouveau débat télévisé (France 3) au Grand Théâtre d'Angers, la semaine électorale a été dense à Angers. Le 23 mars se rapproche : chauffe Marcel, chauffe !



France 3, quatre candidats pour un grand oral

Municipales 2014, la semaine de la rédaction
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Est-il possible de concilier débat démocratique, pertinent tant qu'à faire, et respect des règles d'équité de temps de parole ? En participant il y a deux semaines avec nos confrères d'Angers Télé et du Courrier de l'Ouest, au premier débat télévisé de la campagne au forum du Quai, Angers Mag a pu éprouver en situation réelle la complexité de l'exercice.

"Frustrant", avaient regretté après coup quelques-uns des huit candidats (sur neuf) réunis par nos trois médias, pointant un cadre trop contraint et réglementé pour faire "monter la sauce". Autrement dit, pour entrer vraiment au cœur des enjeux et des différences programmatiques des uns et des autres. "Respect" avons-nous aussi pu entendre de la part de tous ceux qui ont apprécié le soucis égalitaire des échanges. Et, pour la photo, de voir Marie-José Faligant, Nathalie Sévaux, Hubert Lardeux ou Martin Nivault assis au même niveau que Frédéric Béatse ou Christophe Béchu.

Au sein du service public télévisé régional, on sait s'épargner ce genre d'état d'âme. "Qui sera le prochain maire d'Angers durant les six prochaines années ? Les quatre principaux candidats nous attendent sur le plateau pour répondre à nos questions et vous aider peut-être à vous déterminer" a lancé aux téléspectateurs, Xavier Rolland, le rédacteur en chef de France 3 Pays-de-la-Loire, en ouvrant le (seul) débat d'avant premier tour organisé par la chaîne au Grand Théâtre d'Angers, vendredi après-midi.

En l'absence de Gaétan Dirand, le candidat du Front National, invité mais une nouvelle fois excusé, Jean-Luc Rotureau, Christophe Béchu, Laurent Gérault et Frédéric Béatse ont donc répondu aux questions de nos confrères ainsi qu'à ceux d'Arnaud Wajdzik, le directeur départemental de Ouest-France. Très tendus tous les quatre derrière leurs pupitres et devant un public restreint, composé très principalement de leurs gardes rapprochées.

Tendus mais du seul point de vue de la performance oratoire, glissons-le sans flagornerie, ni jalousie, appliqués, concentrés et autrement plus incisifs que devant les caméras d'Angers Télé. Comme si cette semaine chaude-bouillante qui s'achève avait élevé d'un coup le ton de cette campagne électorale angevine, jusqu'alors si calme et courtoise. Voir...

Après les affirmations par un blog anonyme cette semaine de prétendues largesses financières dont aurait bénéficié l'épouse de Christophe Béchu à son arrivée à la tête du département en 2004 et le rappel, factures à l'appui, de marchés passés lors de plusieurs de ses campagnes électorales précédentes avec une société de communication, dirigée par sa femme, la machine à boules puantes s'est mise en marche. Et comme de bien entendu, c'est sur les réseaux sociaux, les nouvelles "tentures" numériques de la politique à Angers, pour reprendre l'image de notre confrère Alain Machefer ( "La Machine à perdre"), que les choses se passent.

Ce qui rend puant ces affirmations, ce n'est pas tant le fond mais le moment et surtout la forme choisie pour en parler. Anonyme, donc sournoise et visant à salir - elle aurait visé Frédéric Béatse ou n'importe quel candidat que nous aurions écrit la même chose - un homme et sa famille. Un peu comme si une mine "anti-personnelle" explosait plusieurs années après sa pose.

De toute évidence, celle-ci était téléguidée de longue date. Mais après la plainte pour diffamation déposée par Christophe Béchu, ce sont aujourd'hui ses manipulateurs, plus que ses victimes, qui risquent gros.

Pour revoir le débat de France 3 Pays-de-la-Loire sur le site de la chaine, c'est ici.

Angers, (toujours) balle au centre ?

Centre, où es-tu ? C’est la question que doit se poser Laurent Gérault, à deux semaines du premier tour de l’élection municipale angevine. Mais s’il ne s’agit pas de faire des sondages une religion, le candidat investi par l’UDI semble peiner à porter sa croix durant cette campagne. Volontiers considéré comme un « gros » candidat par la sphère médiatique (y compris Angers Mag), l'ex-colistier de Christophe Béchu en 2008 était crédité de 6 % des intentions de vote lors d’un premier sondage (TNS/Sofres), il y a 15 jours. Deuxième sondage, deuxième claque puisque sa liste « Servir Angers » plafonne à 2 % dans l'étude publiée par Ifop cette semaine, comme celle de Martin Nivault (NPA) ou de Nathalie Sévaux (Angers Vivre mieux naturellement). De quoi faire flancher le plus convaincu des modérés. Angers, où le vote centriste a traditionnellement mobilisé une grande partie de l’électorat, serait-elle désormais bipolaire ? Ou plus sûrement, Laurent Gérault ne représente-t-il pas, aux yeux des électeurs, le candidat idoine au centre de l’échiquier politique ?


Au FN, le sortant c’est Béchu…

Sûrement à l'aise devant les médias, Marine Le Pen l'est beaucoup moins lorsqu'il s'agit de parler d'Angers.
Sûrement à l'aise devant les médias, Marine Le Pen l'est beaucoup moins lorsqu'il s'agit de parler d'Angers.
Présente à Angers début mars pour rencontrer les candidats FN aux municipales, Marine Le Pen en a profité pour livrer sa vision très approximative du contexte local angevin. A la question : « Votre adversaire, c’est Mr Béchu ? » La réponse fuse : « En général, les sortants sont ceux… », avant d’être coupée par notre confrère du Courrier de l’Ouest : « Il n’est pas sortant, Mr Béchu… » Un silence et quelques hésitations plus loin, Marine Le Pen se raccroche aux branches : « Il est quand même en position de gagner, non ? »
La présidente du Front national aurait-elle eu connaissance du sondage de l’IPSOS plus de deux jours avant sa publication ? Ou serait-elle tout bonnement incapable de citer le nom de l’actuel maire d’Angers ? On opte pour la seconde option.

Mauvais joueur !

Le jeu de hasard à ses adeptes et ses détracteurs. On parierait que M. Jamil, directeur de campagne et époux de Catherine Jamil, candidate socialiste sur la ville d’Avrillé, n’est pas homme à dépenser ses sous dans les jeux de grattage. Jeudi soir, à quelques minutes du débat télévisé organisé par Angers Télé, Le Courrier de l’Ouest et Angers Mag, au centre Georges Brassens, l’homme a vertement fait savoir qu’il était remonté contre le tirage au sort qui venait d’avoir lieu entre les deux débatteurs –son épouse et Marc Laffineur-, lequel avait désigné Catherine Jamil comme la première à prendre la parole. Rebelote une fois les caméras éteintes. Aurait-il préféré que les dés soient pipés ?

A vélo, on risque la gamelle…

Le site internet Béchu-Deroche n'a pas hésité à jouer la carte du sportif, lors de l'une des précédentes éditions de l'Anjou Vélo Vintage.
Le site internet Béchu-Deroche n'a pas hésité à jouer la carte du sportif, lors de l'une des précédentes éditions de l'Anjou Vélo Vintage.
Sont-ce les premiers jours du printemps qui inspirent à ce point les candidats au scrutin municipal ? Le week-end dernier, les Angevins ont en tout cas pu admirer au mieux le coup de pédale, au pire le dessin des mollets de bon nombre d’impétrants au conseil municipal. Frédéric Béatse, Laurent Gérault et Nathalie Sévaux étaient ainsi de sortie, colistiers accrochés au porte-bagages, cheveux au vent et selles sous les fesses, pour montrer chacune à leur façon leur engagement vis-à-vis d’un transport responsable. Ils ont intérêt à en faire des kilomètres pour espérer rejoindre Christophe Béchu, dopé depuis plusieurs années déjà à l’Anjou Vélo Vintage et fier comme Artaban, les mollets à l’air, aux côtés de Raymond Poulidor. L’éternel second…

Me Alain Fouquet au tableau !

Co-listier de Christophe Béchu qui en fera le cas échéant son adjoint à la culture, l'avocat Alain Fouquet va devoir réviser ses bases de géographie et surtout bosser un peu mieux ses dossiers s'il devait arriver aux affaires. En défendant cette semaine la Fédération viticole de l'Anjou face au vigneron bio, Olivier Cousin, devant le tribunal correctionnel, l'ancien bâtonnier a faire rire l'audience en confondant la Chine et le Japon, où le frondeur biodynamiste exporte une partie de ses vins. Mieux, il a localisé aux Etats-Unis le Noma, le "meilleur restaurant du monde", qui propose du Olivier Cousin sur sa carte des vins, alors que celui-ci se trouve... au Danemark.



















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