Municipales 2014, la semaine de la rédaction


Rédigé par Sébastien ROCHARD et Yves BOITEAU - Angers, le 15/03/2014 - 08:32 / modifié le 15/03/2014 - 11:10


De la gentillette et lassante rébellion des Verts locaux au clip de campagne de Jean-Luc Rotureau, du débat télé de Trélazé aux discussions de salon de Frédéric Béatse, la semaine politique a été riche... à tout juste une semaine du 1er tour des élections municipales.



Verts de rage les soldats de la rose

Municipales 2014, la semaine de la rédaction
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Nous avons toujours dénoncé l’incohérence économique, environnementale et sociale de ce projet ». Les élus Verts d'Angers à Angers Mag Info, le 1er décembre 2012

« C'est une victoire de la mobilisation citoyenne ». Jean-Philippe Magnen, porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts et vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire à Angers Mag, le 11 mai 2013 , suite à la chaîne humaine (40 000 personnes) organisée sur le site de Notre Dame des Landes.

Régulièrement, depuis que l'aéroport de Notre Dame des Landes alimente le débat public, les élus d'Europe Écologie Les Verts (EELV), au niveau local, régional ou national, s'émeuvent de la position inflexible adoptée par le Parti Socialiste sur le sujet, le président du Conseil régional Jacques Auxiette en tête.

En début de semaine, ils ont remis le couvert, par le biais d'une lettre ouverte au patron de leur majorité régionale. "Vous comparez la situation nantaise à l’Ukraine ou encore la Centrafrique", écrivent-ils à l'adresse de Jacques Auxiette, auteur auparavant d'un courrier dans lequel il appelle les élus EELV à lever toute ambiguïté sur leurs positions. "Comme si ces accusations ne suffisaient pas, vous passez aujourd’hui à la menace à peine voilée quant à l’octroi des subventions publiques" poursuivent les Verts. "Ceci dépasse pour nous l’entendement !"

Et pan dans les dents ! Voilà du Vert bien en colère, bien remonté et qui ne compte guère se laisser marcher sur les pieds. L'entendement, parlons-en pourtant. Oui, il existe bien d'autres sujets que celui du futur aéroport du grand Ouest. Oui, la diversité au sein d'une majorité, quelle qu'elle soit, est une force pour la démocratie. Mais tout de même, sur le sujet phare de cette mandature régionale, qui impactera le territoire sur les 50 ans à venir, ne serait-ce pas faire preuve de courage politique que d'aller au bout de sa démarche de contestation ?

Ne touche-t-on pas aux limites de la fameuse écologie politique ? Ceux qui s'y sont résolus, à Angers comme à la Région, argueront bien que c'est en œuvrant de l'intérieur que l'on peut faire bouger les lignes. Las ! En l'espèce et sur le dossier Notre Dame des Landes, force est de constater que leur présence au sein des collectivités locales n'a pas fait bouger d'un iota Jacques Auxiette et Jean-Marc Ayrault sur le sujet.

Avec le temps, le pourrissement progressif de la situation et la radicalisation des deux camps, la position des élus EELV de la région n'est-elle pas devenue, objectivement, indéfendable ? En clair : lorsque l'opposition est aussi marquée sur un sujet aussi marquant, ne serait-ce pas faire preuve de courage politique que de démissionner ? Et ce même si l'existence du mouvement tient en partie à cette alliance ou que le porte-monnaie en prend un coup.

Jean-Luc Rotureau, la vidéo "autremement"

Allez, c'est un peu vachard au regard des "coquilles" qu'on retrouve ça et là dans les papiers de notre site internet ou dans les pages du mensuel "Angers Mag", mais bon, ça fait toujours plus sourire quand ça arrive aux autres : dans le courant de la semaine, la garde rapprochée de Jean-Luc Rotureau a mis en ligne son clip de campagne. Plutôt bien fichu, mais on n'en attendait pas moins de celui qui l'accompagne depuis le début de la campagne, en terme de communication visuelle... Raphaël Letellier n'est pas un novice en la matière, puisqu'il était en charge de l'audiovisuel dans l'équipe de campagne présidentielle d'un certain Jean-Luc Mélenchon, en 2012.

Le jeune homme ne s'en est jamais caché, puisqu'il le revendique même sur son compte Twitter

Décidément prompt à prendre en main la destinée visuelle des dissidents socialistes, l'homme a néanmoins laissé passer une petite erreur dans ce clip bien chiadé et visuellement irréprochable : on cherche vraiment la petite bête, mais à la 8e seconde, une incrustation indique que le candidat s'engage "Pour une politique autremement". L'aurait-on seulement fait autrement ?



L'agriculture urbaine n'aurait-elle pas choisi son camp ?

On l'aime pourtant bien à Angers Mag, Gabriel Runfola. On n'a même pas hésité à relayer ses actions comme animateur des Incroyables Comestibles sur le territoire ou son projet de création d'une maison de l'agriculture urbaine à Angers. C'est un fait : le jeune ingénieur agronome a des idées plein la tête, vertes pour la plupart d'entre elles. À vrai dire, personne n'a réellement été surpris de le retrouver sur la liste menée par Nathalie Sévaux, "Angers, Vivre mieux naturellement".

Non, s'il est une surprise, c'est de retrouver aussi Gabriel Runfola parmi les quelques 1200 noms qui composent le Comité de soutien de... Chistophe Béchu ! Alors, engagement un peu trop rapide ou erreur de casting ? À moins que le jeune homme, qui a compris que le candidat de l'UMP avait de bonnes chances d'occuper le siège de maire d'ici une vingtaine de jours, ait vu là un moyen de ne pas insulter l'avenir : lui aussi aura besoin du soutien de la collectivité pour mener à bien ses projets... Mais ne serait-ce pas là de l'écologie politique ?

Qui amène les cahouètes ?

Municipales 2014, la semaine de la rédaction
À l'occasion du deuxième débat proposé mercredi prochain par Angers Télé, l'équipe de campagne d'Aimer Angers a eu une idée de génie : inviter les Angevins à réunir dans leurs salons amis, parents, collègues, voisins, pour, citons-là, "suivre le débat et/ou échanger sur le projet de Frédéric Béatse, à travers une soirée conviviale".

Au prime abord, ce n'est pas la rédaction d'Angers Mag, associée à la soirée électorale qui se plaindra de voir les téléspectateurs en faire aussi un objet de fête. Après tout, pourquoi ne pourrait-on pas joindre l'utile à l'agréable ? Reste à savoir qui amène l'apéro et les grignotages. Il va sans dire qu'en invitant les internautes qui souhaitent réunir un groupe dans leur salon, à laisser leurs coordonnées par mail ou à joindre le staff de campagne du maire d'Angers par téléphone, le site d'Aimer Angers s'est un peu avancé... À moins que ce ne soit pour d'autres raisons.

Jean Monnier malgré lui...

Six ans après avoir apporté son soutien à Christophe Béchu, fâchant même quelques-uns de ses proches, l'ancien maire d'Angers, Jean Monnier, a décidé cette fois-ci de se taire. Et c'est bien là le problème, car beaucoup aimeraient entendre celui dont l'héritage, même un peu moins coté qu'en 2008, suscite toujours l'appétit politique. À commencer par nos confrères du Courrier de l'Ouest qui croient savoir que son cœur balance entre le président du Conseil Général et Jean-Luc Rotureau, ex-leader de la CFDT (comme lui) qu'il a contribué à lancer. Avec ou sans soutien, ça n'empêche surtout pas le premier de répéter ici et là que le "dernier grand maire d'Angers" n'y habitait pas. Comme lui. Et le second de rappeler qu'André Despagnet, le Monsieur Finances du Roi Jean, figure sur sa liste. Promis en 2020, ils le laissent tranquille.

C'est pas le plus jeune qui monte au Front !

Gaétan Dirand, candidat du Front national.
Gaétan Dirand, candidat du Front national.
Invité comme l'ensemble des huit autres candidats aux élections municipales angevines dans le "sous-marin" de Radio Campus, le candidat du Front national Gaétan Dirand n'a pas fait dans la nuance, notamment à l'heure d'évoquer sa position vis-à-vis des subventions accordées aux associations qu'il ne considère pas comme étant d'utilité publique. Ce sera niet. L'homme est au Front depuis plus de 20 ans et ne fait pas dans la demi-mesure.

Reste qu'il ne semble guère être au fait de ses adversaires d'un tour. Pas peu fier d'aligner sur sa liste Angers Bleu Marine de nombreux jeunes tout juste sortis de l'adolescence, Gaétan Dirand s'emballe au micro et clame haut et fort être "le plus jeune candidat durant cette élection". A 37 ans, il est pourtant loin du compte. Martin Nivault -30 ans-, pour la liste "Résister, construire à gauche" et plus encore Nathalie Sévaux -27 ans- ("Angers Vivre mieux naturellement") sont, et de loin, les deux benjamins au scrutin angevin. Mais un trotskiste et une femme, bio qui plus est, c'est peut-être élargir un peu trop le champ de vision du candidat frontiste ?

André Despagnet naturellement

Angers Mag a consacré son dossier du mois de mars aux réponses des candidats aux élections municipales sur différents sujets-clefs de cette campagne... dossier repris, par thématique, sur notre site internet. Une erreur s'est glissée dans le premier volet de cette série, celui consacré à la fiscalité. Le texte de réponse de Jean-Luc Rotureau, s'il se trouvait au bon endroit, a été également reproduit sous la bannière de la liste "Angers Vivre mieux naturellement", qui n'a pas tardé à nous alerter sur cette coquille. Par acquis de conscience, nous avons tout de même demandé à Nathalie Sévaux, tête de liste, si elle ne comptait définitivement pas faire d'André Despagnet -l'un des poids lourds du mercato de campagne de Jean-Luc Rotureau- son adjoint aux finances, en cas d'élection. La réponse est non. Dont acte.

Le pragmatisme selon Marc Goua

Comment peut-on soutenir que la présidence de l'agglo n'a pas vocation à revenir de droit divin au maire d'Angers (Ouest-France, 13/09/2013), et se ranger au final derrière Frédéric Béatse qui, s'il est reconduit maire d'Angers, revendique ouvertement cette présidence ? Lors du débat télévisé organisé jeudi par Angers Télé à la salle Aragon dans sa commune, Marc Goua, le maire de Trélazé et candidat à sa propre succession n'a pas fui la question. Au contraire, il a publiquement assumé le deal passé entre temps entre les deux hommes pour contourner leurs différends (et le risque d'un soutien du député à Jean-Luc Rotureau...). À toi la présidence, à moi la 1ere vice-présidence et la responsabilité du développement économique. Pour avoir les coudées (plus) franches pour développer le sud d'Angers Loire Métropole s'entend.









1.Posté par Aimer Manger le 16/03/2014 15:27 | Alerter
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Quelqu'un peut-il demander à Bruno Goua d'arrêter d'aller supporter les équipes sportives d' Angers, il porte la poisse.
Merci.
Bon dernier dimanche à la Marie. ;)















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