Municipales Angers : "Je ne suis pas un flambeur, ni un homme de putsch"


Rédigé par - Angers, le 31/01/2014 - 12:27 / modifié le 02/02/2014 - 12:13


C’était un pari risqué mais il l’a réussi. Jeudi soir, près de 1200 sympathisants de Frédéric Béatse et de sa liste « Aimer Angers » ont rempli le grand amphithéâtre du Centre de congrès d’Angers. De quoi rassurer chacun dans l'entourage du candidat-maire. Mais le plus dur reste à faire : convaincre l’homme de la rue.



Frédéric Béatse, le candidat d'Aimer Angers, pendant son allocution
Frédéric Béatse, le candidat d'Aimer Angers, pendant son allocution
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Frédéric Béaste voulait un grand rassemblement pour présenter son équipe et lancer officiellement sa campagne électorale, il l’a eu. Avec plus d'un millier de supporters - dont nombre de militants du Parti Socialiste appelés à la rescousse -, auxquels il fallait ajouter les candidats, les élus sortants et ceux des communes voisines, il a joué d'emblée plus gros que son adversaire, lequel avait choisi le théâtre Chanzy, plus modeste, pour présenter son équipe la semaine passée.

Pour démontrer qu’il aime sa ville et ceux qui l’animent, Frédéric Béatse avait confié le soin à Mymi Rose, une artiste locale, et son groupe, de chauffer la salle. Le mini-concert terminé, le débat a pris une tournure plus politique avec une intervention de Jean Claude Antonini, le président d’Angers Loire Métropole, celui qui a cédé sa place de maire, un certain 26 janvier 2012, non sans bruit. Un événement sur lequel il est revenu.

« Frédéric Béatse a réussi en deux ans seulement à habiter la fonction de maire et je m’en félicite », a déclaré le président. « Je précise qu’il a été élu par les conseillers municipaux, à 80% et à bulletin secret. Ce vote n’était pas un putsch, il était légitime contrairement à ce qu’un autre candidat aigri et mauvais perdant a laissé courir », poursuivait l'ancien maire d'Angers, à l’attention de Jean-Rotureau aujourd’hui adversaire confirmé de son poulain.

Frédéric Béatse ? « Un garçon brillant et sûr qui veut faire d’Angers une ville extraordinaire », et à qui Jean-Claude Antonini a souhaité, avec humour, de faire aussi « 80% au prochain scrutin ».

Après une rapide présentation de ses colistiers (voir les 55 noms), Frédéric Béaste a donné la parole à deux personnes emblématiques de la vie économique locale : la syndicaliste Odile Coquereau, ex-représentante du personnel de la défunte usine Thomson – Technicolor, laquelle a adressé un satisfecit aux élus angevins pour « leur intervention dans le dossier Technicolor et la préservation de l’outil industriel qu’il ont su mettre en place » et le député-maire de Trélazé, Marc Goua qui est déjà désigné comme le futur vice-président de l’agglomération, en charge de l’économie, en remplacement de Daniel Loiseau.

« Fred était mon suppléant lorsque je me suis présenté comme député. Nous nous connaissons bien et nous partageons un point commun : la politique de la ville », a déclaré à la tribune, le maire de Trélazé qui se range sans broncher derrière Frédéric Béatse, désigné alors comme le futur président de l’agglomération. « Le combat (économique) sera rude, mais nous sommes prêt à l’engager, avec Fred, tout naturellement à la tête des troupes ».

« Je ne suis pas un homme de pouvoir »

La salle pendant le concert de Mymi Rose. (Les rangs vides sont ceux des 55 colistiers)
La salle pendant le concert de Mymi Rose. (Les rangs vides sont ceux des 55 colistiers)
Plusieurs colistiers, - politiques qui renouvellent leur candidature et nouveaux issus de la société civile, - ont fait part de leurs motivations avant de céder la parole à leur chef de file, sur une chanson d’un autre artiste local, Kwal, avec « Là où j’habite ».

« Nous avons gagné un premier pari, remplir cet auditorium. La dynamique qui va nous porter jusqu'au 30 mars s’installe », a lancé Frédéric Béatse pour se chauffer la voix. « Avec cette liste d’ouverture, qui rassemble toutes les familles de gauche, c’est inédit à Angers, je ne doute pas un seul instant de notre succès ».

Revenant sur ses origines modestes et son parcours politique, Frédéric Béatse a avoué « qu’il avait fait parfois des erreurs, mais qu’il avait beaucoup appris de ces erreurs », tout en affirmant plusieurs fois qu’il était un homme de gauche partageant des valeurs de solidarité, de justice et d’éthique politique.

« Je ne suis pas un flambeur ni un homme de putsch, ce que je suis devenu je le dois à moi-même et à ma famille, mon ambition étant d’être utile aux autres » a ajouté le candidat. « Je peux aussi vous dire que j’ai changé, mais sans petit mouvement d’épaule droite », allusion aux tics de Nicolas Sarkozy. « Je ne suis pas un homme de pouvoir, mais un homme libre, affilié à aucun clan, croyant que les dogmes et les grandes théories doivent s’effacer devant le dialogue et le combat contre les inégalités et les discriminations. »

"Les valeurs de la République ne sont pas négociables"

Revenant sur l’un des principaux reproches que lui adressent ses adversaires, « être un homme de dossier », l’intéressé confirme : « Oui je connais bien mes dossiers, ce n’est pas un handicap et cela m’évite de faire des boulettes. »

Il a aussi rappeler « qu’il reste encore beaucoup à faire et à inventer ». Frédéric Béatse, qui ne se considère pas « comme un surhomme » souhaite faire de la lutte contre les inégalités, son credo pour la mandature à venir. « Mais je ne veux pas négliger l’économie et l’emploi. Chacun doit pouvoir entreprendre, je connais les difficultés des petites entreprises, j’ai été moi-même chef d’entreprise. Maintenant, le rôle d’un maire c’est d'accompagner les talents ».

Évoquant les actes de racisme et de destruction d’un symbole de la laïcité dont la ville a été témoin récemment, il a montré sa détermination, en affirmant qu’il ne céderait pas. « Les valeurs de la République ne sont pas négociables et vous pouvez compter sur moi pour les défendre ».

Affirmant « s’être construit dans l’adversité », le candidat Béatse, se veut surtout porteur d’un projet ambitieux pour sa ville, « un projet qui ne cède pas au pessimisme », comme il a pris plaisir à le préciser. « Certains disent qu’il ne faut pas faire plus, qu’il faut se contenter de peu. Ce sont ceux qui partent avec un état dépressif, parce qu’ils n’habitent pas Angers. Pour rien au monde, je ne voterais pour ceux-là » a conclu le candidat avant de présenter dans le détail, les grandes lignes de son projet et dire aux 1200 personnes présentes dans la salle « qu’il était convaincu que son équipe allait gagner en mars prochain ».




Yannick Sourisseau
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8.Posté par ANTOINE le 06/02/2014 03:14 | Alerter
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L’élève va bientôt dépasser le maître dans l'art de la rhétorique approximative...! Il n'est pas un Flambeur ni un homme de Putsh dit-il ?

Pourquoi alors a t-il changé du tout au tout depuis qu'il a pris ses fonctions, ou répond de façon si arrogante l'ors des conseils Municipaux ? Visiblement la fonction de Maire,"que dis-je, la carrière", a changé celui que nombre d'entres nous connaissaient comme un homme simple et accessible, quand il n'était (si j'ose dire) qu'un simple adjoint...!

Ne jouo...

7.Posté par FERNAND NAUDIN le 05/02/2014 06:31 | Alerter
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Il a raison .Il n est pas flambeur , il n'est pas putschiste .


Il est quoi en fait ?


Bonjour chez vous !

6.Posté par Oumane Sar le 31/01/2014 22:46 | Alerter
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moi ce qui m'inquiète c'est qu'il y a dans cette liste, à côté de quelques talents qui restent à confirmer, un tas de gens qui ne seraient pas là si la politique politicienne n'était pas la raison numéro un de leur présence. la situation est trop grave pour qu'une liste ne soit qu'un dosage très savant fait plus pour satisfaire tout le monde que pour gérer la ville.

5.Posté par Daniel Fleury le 31/01/2014 20:48 | Alerter
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Celles et ceux qui n'habitent pas Angers y louent des garages... Tout le monde le sait, ou ont des garçonnières, c'est selon. Pas très politique tout ça, mais ça aide à constituer une liste. Et F Béatse ne faisaient que remonter le moral à celles et ceux qui dans sa liste doutent encore.

4.Posté par Nathalie le 31/01/2014 19:01 | Alerter
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"...ceux qui partent avec un état dépressif, parce qu’ils n’habitent pas Angers..."
En démarrant avec des arguments de cette qualité, Frédéric Béatse ne pourra que progresser durant la campagne. Du moins peut-on l'espérer.

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