Muscler son regard pendant le festival Premiers Plans

Angers, histoire[s] de cinéma #2


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le Mercredi 20 Janvier 2016 à 07:00


Depuis la première édition du festival, Premiers Plans mise sur l’éducation à l’image dès le plus jeune âge et contribue à forger le regard des Angevins. Une conviction qui prend chaque année un peu plus d’ampleur, à l’instar des nouveautés de cette édition 2016.



Depuis 7 ans, des collégiens peuvent réaliser une séquence de film lors d'une "Journée particulière". Cette année, l'action voit encore plus grand et s'installe au Quai. (crédit photo : Bertrand Bechard)
Depuis 7 ans, des collégiens peuvent réaliser une séquence de film lors d'une "Journée particulière". Cette année, l'action voit encore plus grand et s'installe au Quai. (crédit photo : Bertrand Bechard)
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Imaginez un hall d’aéroport dans le forum du Quai : desk d’embarquement, écrans d’affichage, douanes… C’est le décor qui sera planté pendant le festival, écrin de deux jours de tournage ouvert aux Angevins qui se sentent l’âme de cinéastes. «  Nous proposons au public de venir tourner une séquence de film, écrite et réalisée par Frédéric Bélier-Garcia, le directeur du Quai, les 30 et 31 janvier » (1), détaille Emmanuelle Gibault, chargée du jeune public. Scénario, équipe technique, plateau de tournage, cette « Journée particulière » prolonge, en dehors du cadre scolaire, l’action éponyme qui propose déjà depuis 7 ans à une dizaine de classes de collégiens de réaliser une séquence de film dans des conditions professionnelles.

Pour toute personne ayant déjà mis les pieds au Centre des Congrès pendant Premiers Plans, l’image parle : des hordes d’écoliers, de collégiens et de lycéens attendant la prochaine séance, en compagnie de leurs professeurs. Les scolaires représentent un tiers des entrées enregistrées pendant les 10 jours du festival, fruit d’un travail de longue haleine mené par les équipes toute l’année durant et ce, depuis la naissance de l’événement.
« Dès sa naissance, en 1989, le festival a eu la volonté de s’ouvrir aux jeunes » - Véronique Charrat et Emmanuelle Gibault

« L’éducation à l’image est une action commune à tous les festivals de cinéma, mais elle est plus importante à Premiers Plans qu’ailleurs », confirment Emmanuelle Gibault et Véronique Charrat, chargée de l’action culturelle. « Dès sa naissance, en 1989, le festival a eu la volonté de s’ouvrir aux jeunes », par le biais d’ateliers, de rencontres, et de projections pendant le festival, mais aussi en amont, en créant des contenus pédagogiques liés aux films, en partenariat avec les enseignants d’écoles et de collèges. Un pari loin d’être gagné lors des premières rencontres avec les élèves, sceptiques devant des œuvres en noir et blanc ou sous-titrées. « Ils ont envie de voir des films contemporains », sourit Emmanuelle Gibault.

Pour cette 28e édition, Premiers Plans poursuit donc son pari d’ouverture à destination des jeunes (2) et voit (encore plus) grand. Le festival met sur pied cette année un jury constitué de lycéens, à l’image du jury étudiant qui récompense déjà un court métrage de la compétition des films d’écoles européens. Les 11 lycéens jurés décerneront leur prix à un long-métrage français. Pour Véronique Charrat, « ces jurys amateurs symbolisent l’excellence de l’éducation à l’image ».

Autant d’actions qui, pour Emmanuelle Gibault, « aident à comprendre que les images se fabriquent et surtout, que derrière chacune d’elle, l’émetteur veut nous faire passer un message ». Un décryptage indispensable dans une société où les écrans, petits ou grands, sont devenus omniprésents.
 
(1) Les inscriptions sont désormais closes.
(2) Avec le concours du fonds de dotation d’Angers Mécénat qui accompagne ces nouveautés à hauteur de 13 500 €.

Bon à savoir
Pendant toute la durée du festival, Angers Mag relaiera les articles publiés sur la plateforme des blogueurs cinéma, laquelle recensera les productions des ateliers d’écritures, initiés lors des Ateliers d’Angers cet été. Ces sessions, animées par deux professionnels, Morgan Pokée et Gwenn Froger, permettent aux 15-30 ans d’aiguiser leur regard critique et d’affiner leur style. Associés à ce collectif, les élèves de seconde du Lycée Renoir, encadrés par leur enseignante, Anne Loiseau, y publieront également leurs articles. Parce que, selon la conviction de Claude-Eric Poiroux, délégué général du festival, la cinéphilie et l’éducation à l’image passent aussi par l’écrit.
festival-angers-critiques.blogspot.fr












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