Nader T. Homayoun : un pont entre deux cultures


Rédigé par - Angers, le 29/01/2011 - 07:59 / modifié le 04/06/2012 - 00:30


Grand prix du jury en 2010, pour son premier long métrage intitulé Téhéran, Nader T. Homayoun est un jeune réalisateur, du moins de par sa carrière comme il s'amuse à le préciser, membre du jury des longs métrages pour cette 23ème édition du festival Premiers Plans d'Angers.



Nader T. Homayoun, membre du jury des longs métrages de l’édition 2011, au festival Premiers Plans d’Angers, espère « revenir dans 20 ans, quand j'aurais fait beaucoup de films. C'est la prochaine étape. »
Nader T. Homayoun, membre du jury des longs métrages de l’édition 2011, au festival Premiers Plans d’Angers, espère « revenir dans 20 ans, quand j'aurais fait beaucoup de films. C'est la prochaine étape. »
Né en France, de parents Iraniens, Nader T. Homayoun est parti vivre en Iran avec sa famille à l’âge de 9 ans. « A cet âge là, j'avais donc déjà deux pays et deux cultures. » C’est sans doute ce qui fait qu’il a « toujours essayé d'être un pont, un lien entre mon pays et mon pays, c'est-à-dire entre la France qui est mon pays, et l'Iran, qui est aussi mon pays ! »

Passeur de cultures entre la France et l’Iran
« J’ai fait des études de lettres et de traduction, en Iran, en parallèle de mes désirs et mes goûts cinématographiques. Quoi de plus évident que d'être traducteur et de faire le passeur de deux cultures, deux univers, deux mondes. C'est quelque chose qui est en moi, au delà de la volonté. Et pour le cinéma c'est pareil, il faut continuer à faire es films français en Iran, à parler de l'Iran, à parler de la France, à montrer des rétrospectives du cinéma français en Iran. Bref, c'est toujours le passeur ou le pont entre ces deux cultures. »

Ne connaître que la durée du film pour le découvrir sans a priori
« Claude-Eric Poiroux m’a contacté pour me demander si j’accepterais de faire partie du jury. J’ai consulté les personnes avec qui je travaille actuellement sur mes scénarios, qui m’ont dit de foncer et que je pouvais sans problème m’absenter durant dix jours. Alors j’ai dit oui. C’est un honneur pour moi, surtout à côté et de grandes personnalités comme Robert Guédiguian ou Carmen Maura.
Professionnellement, cela m'aide d'être de l'autre côté de la caméra et d’être à la réception d'un film. Il faut savoir se mettre devant la caméra, derrière, mais aussi savoir s’asseoir dans le fauteuil du spectateur et voir comme on réagit ainsi.
Aujourd'hui, je pense qu'il est quasi impossible d'aller au cinéma de façon vierge. On est conditionné, soit par une affiche, soit par une interview qu'on lit dans la presse, soit par une bande annonce qu'on voit. Bref, on sait à peu près tout du film, avant même de le voir, et le goût de la découverte a quasiment disparu, à moins de vivre coupé du monde !
Là (NDLR : au festival Premiers plans), personne ne sait rien sur les films, donc je m'assieds dans un fauteuil et je pars en voyage. Je ne lis pas le catalogue. Avant chaque projection, la seule chose que je demande à mon camarade Yannick
(NDLR : Renier, autre membre du jury des longs métrages) de me donner la durée du film, pour que je me prépare psychologiquement. C’est la seule chose que je veux savoir. »

Respect mutuel au sein du jury
« Avec les autres membres du jury, nous avons de bons échanges, on s'entend très bien et il y a beaucoup de respect mutuel. Finalement, on se retrouve d’accord quasiment sur tous les films. Et puis, ce qui est bien, c'est que nous venons d'horizons différents, et surtout de nationalités différentes : un de Belgique, un de France, un d'Iran, un de Marseille (NDLR : lance-t-il dans un clin d’œil), donc c'est très complémentaire. C’est chouette ! »

Défendre le film qui reflète le mieux son goût cinématographique
« Je suis très cinéphile, je vois beaucoup de films de toutes nationalités. Je suis venu au festival d’Angers pour apprécier les films en compétition et défendre celui qui m'a le plus plu, qui reflète le mieux ma personnalité, mon goût cinématographique. »

Deux longs métrages en court d’écriture
« Je continue toujours dans la même veine, avec deux projets de longs métrages en court d’écriture, complètement différents l'un de l'autre, dont les tournages serait prévu pour 2011 et 2012. L'un parlera d'Iraniens qui partent en Iran, sur le ton de la comédie. L'autre sera une tragédie, sur des iraniens qui viennent en France. »

Un souvenir marquant ?
« La salle ! Voir la salle pleine à craquer tous les soirs, c’est un bonheur. Le plus grand cadeau que le festival puisse faire à lui-même et au public. Parce que voir un film en communion avec 1200 personnes, ça c'est irremplaçable, nul part. Et ça, pour moi, c'est la marque de fabrique d’Angers. » (NDLR : du festival Premiers Plans d'Angers)


















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