Namescan, l'antivol numérique angevin vise loin


Rédigé par - Angers, le 19/06/2014 - 07:41 / modifié le 19/06/2014 - 20:13


Vingt ans après sa création, la société Nameshield vient de lancer une innovation pour lutter contre l'usurpation d'identité sur Internet. Un nouveau levier de développement pour cette entreprise, spécialisée dans la protection des marques sur le Web, dont le centre de production se trouve à Angers.



Jean-Paul Béchu au milieu de ses collaborateurs au 27, rue des Arènes à Angers, le centre de production de Nameshield.
Jean-Paul Béchu au milieu de ses collaborateurs au 27, rue des Arènes à Angers, le centre de production de Nameshield.
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En anglais, "shield" signifie bouclier. Virus, arnaques, contrefaçons, usurpation d'identité... Dans la vaste jungle d'Internet, nul besoin de jouer les chevaliers pour en éprouver rapidement le besoin. Il y a vingt ans, c'est cette intuition, devenue aujourd'hui évidence, qui a conduit Jean-Paul Béchu a créer la société Nameshield, pour protéger et surveiller sur le web l’utilisation des marques dans le monde de la création d’entreprise.

Lancé "avec 8000€ de capital sur le même trottoir que l'INPI (Institut national de la propriété industrielle), rue de Saint-Petersbourg à Paris", le projet s'est trouvé rapidement un soutien de choix en la personne du Ministre des Technologies de l'Information de l'époque, un certain François Fillon. "Il revenait des Etats-Unis où on lui avait cassé les pieds avec Internet. Il s'est mis en quête de projets innovants et nous avons été sélectionné" sourit Jean-Paul Béchu. De Paris, Nameshield rebondit donc à... Sablé-sur-Sarthe puis à Angers, plus commode et attrayant pour ses employés. La demande explose. Et pour cause.

Au carrefour du marketing, du juridique et de l'informatique, l'activité de Nameshield repose sur un suivi intégral des marques d'entreprise sur Internet. Autrement dit depuis leur détermination – vérifier que le nom ne parasite pas de près ou de loin une marque antérieure, qu'il peut-être rattaché à un nom de domaine libre de droit etc... - jusqu'à leur protection en temps réel. En jeu, l'image même de la marque et, corrolairement, la confiance des consommateurs prompts naturellement à s'en détourner à la moindre arnaque.

L'image, parlons-en. Avec 16 entreprises du CAC 40 dans son portefeuille de clients, un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros et plus de 70 salariés (dont 45 à Angers), Nameshield a su s'en forger une très solide, dans un secteur pourtant fortement concurrentiel. Pour preuve, le contrat d'1,2 millions d'euros remporté récemment, dans le cadre d'un appel d'offres européens, auprès d'un des plus gros labos pharmaceutiques allemands. "Les enjeux économiques autour de la défense du consommateur et des données personnelles sont devenus essentiels dans tous les secteurs, analyse Jean-Paul Béchu, C'est le sens de l'innovation que nous lançons pour les protéger mieux encore".

Baptisée Namescan, le nouveau produit vise à "rassurer l'internaute sur l'identité du site sur lequel il est en train de naviguer" et, potentiellement, d'acheter. Et lui éviter ainsi de se faire piéger par une apparence tronquée ou un faux terminal de paiement, comme il en existe sur Internet comme dans la vraie vie physique... Reposant sur un principe collaboratif entre le client et la marque – la premier alerte et soumet, la seconde valide ou non -, Namescan nécessite pour le moment l'installation (très facile) d'un petit plugin. Mais Jean-Paul Béchu espère qu'il n'aura bientôt plus besoin d'installer quoi que ce soit : "J'y crois fort car ce produit fait sens."

www.nameshield.net


Un engagement social revendiqué

Il l'assume volontiers publiquement comme pour mieux prouver que l'aventure entrepreunariale n'est pas une chasse gardée par une élite. Jean-Paul Béchu est un enfant de l'assistance publique. "Ne connaissant pas mes origines, j’ai peut être voulu protéger l’identité des entreprises. Il y a sûrement un lien de cause à effet" explique-t-il sur le site Internet de Nameshield.
De son histoire, le chef d'entreprise a tiré une attention manifeste aux privés de stabilité éducative. Pour aider à remettre des jeunes en selle, Jean-Paul Béchu a ainsi lancé l'an passé Esperancia, un fond de dotation auquel sa société et les autres entreprises adhérentes versent 1% de leur chiffre d'affaires. Via les Orphelins apprentis d'Auteuil, Esperancia, qui cherche des partenaires, va ainsi prendre en charge 24 jeunes de 16 à 25 ans, majoritairement issus des quartiers prioritaires d'Angers durant deux sessions de six mois, pour favoriser leur insertion et leur employabilité. Le fond de dotation soutient aussi l'action du Jardin de Cocagne et l'association Parrains par'mille.

www.esperancia.org





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