Nathalie Béasse, artiste pépiniériste


Rédigé par Tristan Louise - Angers, le 06/11/2012 - 14:29 / modifié le 06/11/2012 - 14:29


Plasticienne et metteur en scène, cette touche-à-tout angevine créé collectivement au PAD, la Pépinière artistique Daviers.



Nathalie Béasse a créé le PAD, espace Daviers.
Nathalie Béasse a créé le PAD, espace Daviers.
Plastiquement formée aux Beaux-arts et théâtralement au conservatoire d’Angers, Nathalie Béasse n’a eu de cesse d’ouvrir son inspiration aux quatre éléments. Celui de la terre : le corps est toujours au centre de ses attentions ; de l’air, ses espaces mentaux rimant avec prison, chantier naval (séduite par Saint-Nazaire, elle sera l’artiste associée à la Scène nationale de la ville portuaire en son tout nouvel écrin théâtral) ; de l’eau, celle qui ne cesse de gonfler au gré de ses affluents et du feu de l’impatience.

Un cadeau sous-exploité. En 2011, la compagnie Nathalie Béasse (spectacle vivant), Le Collectif (arts plastiques, ex L’Enceinte) et la Cie Loba (théâtre) investissent l’espace Daviers pour en faire le Pad, Pépinière artistique Daviers. L’idée : inviter des artistes dans leur processus de création et offrir des espaces ressource pour les accompagner dans leur démarche de réflexion et administrative. Depuis septembre 2011, la Cie Nathalie Béasse et Le Collectif ont mutualisé un terrain de jeu créatif baptisé “La Cabine“.

Pour celle qui ne jure que par l’échange, la rencontre, la découverte d’un work in progress in situ, l’existence du Pad est un cadeau… sous-exploité : “La Ville d’Angers nous offre carte blanche permanente pour faire vivre ce lieu. J’aimerais qu’il soit le théâtre de rencontres permanentes. Nous pouvons accueillir des plasticiens, danseurs, musiciens, performeurs, vidéastes… Ils ont un temps de résidence, et un temps de présentation. Nous ne sommes pas un lieu de programmation, mais de gestation de projet. De plus, nous ne sommes pas déconnectés des autres structures : mes liens avec le CNDC, la présence aujourd’hui (mi-septembre) de musiciens qui vont bientôt se produire au Chabada sont des exemples de cette porosité. Le Pad est un petit tremplin pour artistes de tous âges et de toute expérience qui veulent créer en toute liberté et dans de bonnes conditions. Je regrette simplement qu’il n’y ait pas plus d’effervescence, plus de passages, plus de créatifs à l’ouvrage. Mais c’est mon côté très impatient et un peu utopiste”. Le message est passé. Le Pad est ouvert à tous et tout le temps, et propose des instantanés de création.

Le Pad. 3, bd Daviers à Angers. Liens : www.le-pad.blogspot.fr ; www.cienathaliebeasse.net


















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