"Non, les communes nouvelles ne sont pas inéluctables !"

La Tribune du lundi - #TribuneduLundi


Rédigé par Hubert LARDEUX, ex-candidat aux élections municipales d'Angers (liste "Contre les politiques d'austérité, pour la République et la Démocratie") - Angers, le 16/02/2015 - 06:20 / modifié le 24/06/2015 - 21:09


Contribuer au débat public et, à notre niveau, participer à l'indispensable vie des idées, c'est l'objet de [La Tribune du Lundi], carte blanche proposée à des acteurs économiques, politiques, sociaux ou culturels du territoire angevin. Et c'est un ancien candidat aux élections municipales d'Angers, Hubert Lardeux (Parti ouvrier indépendant) qui prend la plume cette semaine, pour se dresser contre la mise en place des communes nouvelles "à marche forcée".



"Non, les communes nouvelles ne sont pas inéluctables !"
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"Lors des dernières élections municipales, bien peu d'électeurs et de candidats pouvaient s'imaginer que le mandat confié pour 6 ans devrait se soumettre au dictat du gouvernement relayé par le Préfet de Maine et Loire et les partis institutionnels pour opérer dans notre département, en 2015, la dissolution de leur commune au sein de « communes nouvelles » prévues par la loi de 2010.
 
Cette réforme, présentée comme inéluctable, serait justifiée par « la nécessaire maîtrise des dépenses locales » qui doit permettre « la contribution des collectivités territoriales à la réduction des déficits publics », politique conduite pour respecter le pacte de stabilité de l'Union Européenne. Pour s'assurer de la bonne volonté des élus à s'engager dans ce dispositif, l’État opère le chantage à la poursuite de la baisse des dotations ou… leur maintien pendant 3 ans en cas de communes nouvelles.

Le Préfet se garde bien de préciser que la réduction des dotations se poursuivra pour toutes les communautés de communes qu'elles soient constituées de communes nouvelles ou anciennes. L'opération consiste à faciliter une nouvelle intercommunalité forcée d'au minimum 20 000 habitants (50 000 selon le Préfet) dont les contours se dessinent actuellement.
 
Le député–maire de Beaufort se prononce pour le regroupement des 7 communes de la ComCom actuelle en commune nouvelle et se dit « pas gêné de devenir un Maire délégué dans une grande commune ». Si la ComCom Pouancé–Combrée devenait une commune nouvelle avec ses 14 communes actuelles, le nombre de conseillers municipaux passerait de 186 à 33. Les partisans de la réforme se rassurent en indiquant qu'il s'agit d'une « mutualisation, pas d'une fusion, chaque commune conservant son identité ». Mais le conseil communal constitué autour du maire délégué n’émettra un avis que sur les décisions pour lesquelles le conseil municipal aura bien voulu le consulter. Que restera-t-il alors du lien entre les habitants et les élus, cette démocratie de proximité constitutive de l'organisation de la République ?

Hubert Lardeux
Hubert Lardeux
Voilà l'enjeu des « communes nouvelles » testées à marche forcée en Maine et Loire contre les communes !
 
Le récent rapport du Commissariat Général à l'Egalité des Territoires préconise de modifier la gouvernance des ComCom afin « d'éviter une influence trop importante, voire bloquante, des petites communes ». Ce rapport propose de réduire à moins de 1 000 le nombre de ComCom en métropole, soit 6 à 8 en dehors d'Angers, Cholet et Saumur pour le 49 contre 30 actuellement. Ces nouvelles ComCom devraient absorber les syndicats intercommunaux actuels et adopter une fiscalité unique pour lever « les freins à l'intégration et la mutualisation » !
 
Le Maire de Baugé en Anjou a beau déclaré « être attaché à la commune qui constitue le 1er échelon de la démocratie, [vouloir] maintenir la proximité avec la population et ne pas perdre la commune historique », l'objectif de la réforme territoriale en cours conduit inexorablement au regroupement et à la fermeture des écoles, à la disparition des bureaux de Poste, à la mutualisation des services municipaux, aux suppressions de postes dans la territoriale, à la désertification.
 
Dans ces conditions, le souhait de la maire du Guédéniau que « tous ensemble, nous serons plus forts pour garder notre bassin de vie, nos écoles, nos associations et un service de proximité pour les habitants » restera vain !
 
Tout l’enjeu de la confrontation qui s’annonce est là. Au-delà des certitudes affichées, les communes nouvelles représentent un passage qui n’a rien d’obligé mais qui a l’objectif de faciliter la disparition des services publics et d’accélérer la dissolution des communes. La résistance à ce mouvement c’est la défense des communes, de la démocratie."









1.Posté par JMT le 16/02/2015 09:25 (depuis mobile) | Alerter
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Je suis bien d''''accord avec vous! Les communes sont malheureusement appelées à disparaitre, et cela, malgré les oppositions...Il suffit qu''une loi identique concernant la fusion des communes sorte, et nous serons bien obligés de nous y plier...















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