Non ma fille tu n’iras pas danser : le bal de la vie


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mercredi 7 Octobre 2009 à 18:41


Dans son dernier film, Honoré honore les femmes en nous plongeant dans la vie de Léna, et sa perpétuelle indécision.



Non ma fille tu n’iras pas danser : le bal de la vie
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Léna (Chiara Mastroianni), en plein divorce, surmenée par la vie, n’arrive plus à affronter les obstacles du destin. Elle décide de passer quelques temps dans sa famille pour se ressourcer. Mais celle-ci décide, sans la consulter, de prendre sa vie en main. Le rôle est beau, bien qu’il soit noyé par des larmes peut-être trop abondantes. Mais qu’est-ce qu’un beau rôle sans une « Belle personne » pour l’habiter ? Chiaria Mastroianni est cette personne là. Non ma fille tu n’iras pas danser nous offre un casting intéressant (Marie-Christine Barrault, Louis Garrel, Marina Foïs, Jean Marc Barr) et surtout certaines répliques délectables (« Personne n’aime les endives braisées dans la vraie vie, maman », …).

Christophe Honoré crée ici un très bon personnage. Celui de la femme indécise qui peine à faire des choix dans la vie. Elle fait des promesses à tout le monde, mais ne les tient jamais. Au début, Léna est un personnage attachant par sa tristesse, qui succède à des fous rires entre sœurs. Au fur et à mesure, elle peut, dans certains de ses actes, continuer à être touchante, mais aussi devenir détestable. Léna est la seule qui puisse faire avancer son histoire, c’est cela qui crée la force de ce personnage.

Au milieu du film on quitte Paris et sa modernité pour laisser place à une légende bretonne, l’histoire tragique de Katell Gollet que son père voulait marier de force. Elle fit alors danser ses prétendants jusqu’à leur mort. Elle succombe finalement dans les bras de l’ultime cavalier, le diable. Cet apologue peut tisser un lien avec le personnage de Léna.

Dans ce film, Honoré voulait finalement dénoncer la violence faite aux femmes d’hier et d’aujourd’hui. Mais malgré cette violence, ce sont les femmes qui mènent la danse. Christophe Honoré a voulu pour ce film faire un gros travail sur la famille, que ce soit sur le plan de l’histoire ou sur le plan de la réalisation. En effet, il désirait tourner dans sa Bretagne natale. Il a même retrouvé deux de ses comédiens fétiches : Louis Garrel et Alice Butaud.

Hugo.











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