Qu’ils défendent ou s’opposent au projet d’aéroport international sur le site de Notre Dame des Landes, entre Nantes et Rennes, tous affirment agir au nom de la citoyenneté. Et pourtant chacun ne semble pas poursuivre les mêmes objectifs selon qu’il défende la biodiversité, les agriculteurs installés sur le site, ou le tissu industriel local.
Le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) des Pays de la Loire vient de le démontrer en soutenant l’Association Citoyenne Pour la Réalisation d'un Aéroport international sur le site de Notre-Dame-des-Landes (ACIPRAN.
Généralement plutôt favorable à un gouvernement de droite, le MEDEF n'hésite pas à s'allier avec les élus de gauche pour défendre les intérêts de ses membres. En effet ce projet aussi couteux qu'inutile est soutenu par le premier ministre en personne, Jean Marc Ayrault, ex-maire de Nantes (PS), le président de la Région des Pays de la Loire (PS), le maire de Rennes (PS), c'est-à-dire par une majorité d’élus socialistes. Comme quoi, lorsque les intérêts économiques sont en jeu, patrons et socialistes sont capables de s’entendre.
Les entrepreneurs ligériens (certainement plus Nantais qu’Angevins) membres du MEDEF Pays de la Loire apportent leur soutien à l'ACIPRAN et à son Président Alain Mustiere en rappelant « l'importance pour l'économie régionale d'un projet structurant comme celui de l'aéroport Notre Dame des Landes », souligne le MEDEF dans un communiqué.
Structurant peut-être, mais sans tenir compte des autres équipements et notamment des petits aéroports régionaux comme celui d’Angers, lequel pourrait, avec le train à grande vitesse, jouer la complémentarité comme le propose l’association Angevine Nexus depuis plusieurs années. l’ACIPRAN n’en parle pas, comme si elle ignorait les autres pôles économiques de la région.
Et le MEDEF de poursuivre : « Cet investissement majeur pour l'économie régionale et pour la métropole nantaise (tiens donc) aura des conséquences bénéfiques pour l'attractivité de notre territoire et donc pour la compétitivité de nos entreprises et pour l'emploi ». Pas faux, mais à quel prix pour l’économie et l’environnement ?
Pour l’heure, le projet soutenu par l’Etat et les collectivités a été déclaré d’utilité publique, les principaux recours devant le Conseil d’Etat ayant été rejetés. Reste que sur le terrain la bataille fait rage. Des opposants, eux aussi citoyens, mais pas pour les même raisons, installés en camp retranché ont décidé de faire barrage aux forces de l’ordre chargés de sécuriser la démolition des exploitations agricoles situées dans l’emprise du projet.
Reste les écologistes qui mènent eux aussi leurs combats citoyens. Ces derniers qui s’opposent au gouvernement Ayrault sur plusieurs projets d’infrastructures, notamment l’EPR de Flamanville ou le projet de l’A831 entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, préfèrent défendre une optimisation des réseaux existants tout en misant sur la crise financière. Celle-ci pourrait leurs permettre d’obtenir gain de cause sans affrontement politique.
Le Mouvement des Entreprises de France (MEDEF) des Pays de la Loire vient de le démontrer en soutenant l’Association Citoyenne Pour la Réalisation d'un Aéroport international sur le site de Notre-Dame-des-Landes (ACIPRAN.
Généralement plutôt favorable à un gouvernement de droite, le MEDEF n'hésite pas à s'allier avec les élus de gauche pour défendre les intérêts de ses membres. En effet ce projet aussi couteux qu'inutile est soutenu par le premier ministre en personne, Jean Marc Ayrault, ex-maire de Nantes (PS), le président de la Région des Pays de la Loire (PS), le maire de Rennes (PS), c'est-à-dire par une majorité d’élus socialistes. Comme quoi, lorsque les intérêts économiques sont en jeu, patrons et socialistes sont capables de s’entendre.
Les entrepreneurs ligériens (certainement plus Nantais qu’Angevins) membres du MEDEF Pays de la Loire apportent leur soutien à l'ACIPRAN et à son Président Alain Mustiere en rappelant « l'importance pour l'économie régionale d'un projet structurant comme celui de l'aéroport Notre Dame des Landes », souligne le MEDEF dans un communiqué.
Structurant peut-être, mais sans tenir compte des autres équipements et notamment des petits aéroports régionaux comme celui d’Angers, lequel pourrait, avec le train à grande vitesse, jouer la complémentarité comme le propose l’association Angevine Nexus depuis plusieurs années. l’ACIPRAN n’en parle pas, comme si elle ignorait les autres pôles économiques de la région.
Et le MEDEF de poursuivre : « Cet investissement majeur pour l'économie régionale et pour la métropole nantaise (tiens donc) aura des conséquences bénéfiques pour l'attractivité de notre territoire et donc pour la compétitivité de nos entreprises et pour l'emploi ». Pas faux, mais à quel prix pour l’économie et l’environnement ?
Pour l’heure, le projet soutenu par l’Etat et les collectivités a été déclaré d’utilité publique, les principaux recours devant le Conseil d’Etat ayant été rejetés. Reste que sur le terrain la bataille fait rage. Des opposants, eux aussi citoyens, mais pas pour les même raisons, installés en camp retranché ont décidé de faire barrage aux forces de l’ordre chargés de sécuriser la démolition des exploitations agricoles situées dans l’emprise du projet.
Reste les écologistes qui mènent eux aussi leurs combats citoyens. Ces derniers qui s’opposent au gouvernement Ayrault sur plusieurs projets d’infrastructures, notamment l’EPR de Flamanville ou le projet de l’A831 entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, préfèrent défendre une optimisation des réseaux existants tout en misant sur la crise financière. Celle-ci pourrait leurs permettre d’obtenir gain de cause sans affrontement politique.










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