"Nous avons ici à Angers des raisons d'être optimistes"


Rédigé par - Angers, le 05/01/2016 - 08:06 / modifié le 28/05/2016 - 09:41


Lundi soir aux Greniers Saint-Jean, Christophe Béchu a placé sa deuxième cérémonie officielle de vœux en tant que maire et président de la communauté urbaine d'Angers sous le signe de l'optimisme. "Un optimisme de combat", "de détermination" et "d'ambition" ponctué de deux annonces : la baisse de 5% du montant des subventions aux associations et l'arrivée d'une nouvelle école d'ingénieurs sur le campus universitaire angevin.



"Nous avons ici à Angers des raisons d'être optimistes"
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Un an -à trois jours près- après les attentats de Charlie Hebdo, deux mois après ceux du Bataclan et des terrasses parisiennes et alors que chômage et précarité ne montrent pas de signes de fatigue, qu'attendre d'autre d'un discours officiel de voeux sinon "des raisons d'espérer" ? Et des signes concrets pour se projeter avec un peu plus de confiance dans cette nouvelle année ?

Sous les voûtes historiques et rassurantes des Greniers Saint-Jean, c'est donc l'attente à laquelle s'est attaqué lundi soir le maire et président de la (désormais officielle) communauté urbaine d'Angers. Christophe Béchu s'est présenté seul en scène, face à plusieurs centaines d'Angevins, acteurs économiques, politiques, associatifs, culturels et religieux, et la nouvelle préfète de Maine-et-Loire, Béatrice Abollivier. Pour seul support, la projection d'une courte vidéo de promotion du territoire où, plus que les mots -"ambitieuse", "accueillante"...-  et les images d'Angers et de la Loire, les plus connectés ont rapidement identifié une lettrine rappelant fortement le symbole de géolocalisation du géant d'internet, Google. French Tech, quand tu nous tiens...
 

Des mots et un nouveau symbole pour porter l'ambition du territoire angevin (copie d'écran).
Des mots et un nouveau symbole pour porter l'ambition du territoire angevin (copie d'écran).
Sobre donc. Et grave, inévitablement, à l'heure de rappeler les actualités et le contexte qui ont fait de 2015 une année "éprouvante". "L'actualité pourrait nous inviter à la morosité, au pessimisme, au laisser aller, on pourrait presque se demander à quoi ça sert de se retrouver ici" avance Christophe Béchu, pour mieux annoncer que le sens du message qu'il souhaite délivrer est "résolument" le contraire : "Ce n'est pas un optimisme béat, aveugle, naïf. Non, je nous invite à un optimisme de combat, à un optimisme de détermination, à un optimisme d'ambition. Notre ville, notre agglomération, notre territoire progresse, avancent, se développent, marquent des points."

Et le maire d'Angers, remerciant élus, collaborateurs et services de la ville et de l'agglo, de rappeler le chemin parcouru depuis 2014, depuis la création de la communauté urbaine jusqu'au "désendettement de l'agglo", en passant par la naissance de l'agence économique Aldev, la fermeture de Biopole, le plan urgence voiries... jusqu'à la montée d'Angers SCO en Ligue 1 dont il retient une morale : "Il n'y pas de défi qui soit impossible à relever quand on a les qualités intrinsèques pour y parvenir."
 
"2016 : le temps des décisions"
2016, assure-t-il, sera le temps des décisions et des réalisations. Il les énumère sans surprise : la détermination d'ici à début février du calendrier de réalisation de la 2e ligne de tramway, en fonction des trois scénarios sur la table (ligne entière tout de suite, demi-ligne ou report);  la négociation au printemps des crédits nécessaires aux opérations de renouvellement urbain à Monplaisir et Belle-Beille; le lancement de Coeur de Maine avec le dévoilement "dans quelques jours" du projet de nouveau pont pour permettre au tramway de franchir la Maine; le Centre des Congrès; le parc sportif de la Baumette; les travaux avenue Jeanne d'Arc... jusqu'à la charte de la laïcité qui "ne sera pas une charte contre ceux qui croient à la transcendance" mais contre ceux qui confondent leur croyance avec "la volonté de l'imposer à ceux qui les entourent".

On se dit alors que rien de nouveau ne sortira de ces voeux quand survient "la bonne nouvelle" de la soirée : l'arrivée pour la rentrée 2018 de l’Ecole supérieure d’agro-développement international (ISTOM) sur le campus universitaire de Belle-Beille -face à l'ESSCA- avec ses 500 élèves, ses 30 à 40 salariés permanents, ses 120 vacataires. L'information devrait être précisée ces prochains jours. Une "victoire angevine", insiste Christophe Béchu, obtenue face à Saclay et Montpellier, autres villes pressenties pour accueillir l'école.

Mais à la bonne nouvelle, succède une mauvaise : la baisse annoncée de 5% en moyenne des subventions versées aux associations dans le budget 2016. "On ne peut pas redistribuer l'argent qu'on n'a pas" justifie Christophe Béchu, évoquant son esprit de "responsabilité" et sa volonté de "préserver des marges de manoeuvre" pour investir. Avant de conclure, après avoir remercié tous les acteurs angevins de la société civile, en appelant "à l'audace et à l'optimisme" pour montrer ce qu'est la "dalle angevine". Un emprunt opportun à l'esprit de mobilisation des footballeurs du SCO. Qui ne coûte pas cher celui-ci.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Albert le 05/01/2016 14:21 (depuis mobile) | Alerter
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Cette école, c''est bien pour tous les jeunes qui viendront étudier à Angers...et repartirons travailler ailleurs !!!
Où sont les nouveaux emplois promis aux angevins par l''actuel Maire ? Où sont ces entreprises qu''il avait promis aux angevins ?

2.Posté par Ingrid le 05/01/2016 22:47 (depuis mobile) | Alerter
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Les écoles et centres de formation de qualité que nous avons sur Angers contribuent à l employabilité des salariés et actifs du territoires, au développement de la recherche et par conséquent à l attractivité de notre territoire pour les entreprises.

3.Posté par Albert le 06/01/2016 08:11 (depuis mobile) | Alerter
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Les écoles et universités d'Angers concentrent surtout une population non angevine qui contribue à la richesse de la SNCF lors de leur aller retours chez eux. Elles n'ont jamais contribuées à l'emploi sur Angers. pas de travail à Angers.

4.Posté par caduque le 07/01/2016 13:49 | Alerter
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Évidemment que si cela contribue à l'emploi sur Angers. Ces nouveaux arrivant aussi bien étudiant qu'enseignant vont consommer sur le territoire angevin. De plus cela améliore l'image de la ville auprès d'autres entreprises etc















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