Nuit des Chercheurs : une soirée pour comprendre la recherche


Rédigé par - Angers, le 29/09/2013 - 11:33 / modifié le 29/09/2013 - 15:25


Les Angevins sont curieux et ça se voit. Ce vendredi, on se bousculait dans le hall du Grand Théâtre d’Angers, aux abords des stands installés par les structures universitaires et scientifiques d’Angers pour apprécier les démonstrations des enseignants et chercheurs de tous poils. Une soirée riche en émotion qui aura certainement fait naitre des vocations.



Les enfants toujours avides de découvertes ne se sont pas fait prier
Les enfants toujours avides de découvertes ne se sont pas fait prier
la rédaction vous conseille
Réveillez l’explorateur qui sommeille en vous », tel aurait pu être le slogan de la nuit des chercheurs qui se déroulait dans le Grand Théâtre d’Angers ce vendredi 27 septembre, de 18h à minuit en même temps que trois cents autres villes de France et d’Europe.

La génétique, l’exploration de la planète Mars, le fonctionnement du cerveau, l’étude de la matière ou encore les nanotechnologies, autant d’univers entourés d’une part de mystère et qui fascinent chacun de nous, petits et grands, pour peu que l’on soit un peu curieux.

La Nuit des chercheurs qui explorait cette année les mondes inconnus, sur terre, dans l’espace, dans le cerveau, le végétal et au plus profond des océans, aura permis une fois de plus aux visiteurs, - ils étaient plus de 3500 cette année -, de tenter de comprendre ou tout au moins d’y voir plus clair.

Chercheurs et étudiants étaient présents sur des stands, effectuant des démonstrations le plus souvent étonnantes sous les yeux d’un public qui en redemandait, à l’exemple de Vladimir Vladimir Skarka, physicien à la Fac de Sciences d'Angers, avec ses bouteilles d’eau pour expliquer le phénomène des cyclones, les lasers ou encore ses objets flottants dans un nuage d’azote. Les petits écarquillaient les yeux et les parents essayaient de comprendre ces phénomènes qui nous entourent et qu’ils n’arrivent pas toujours à s’expliquer.

« La nuit des chercheurs est faite pour intéresser le public à notre travail quotidien et le faire participer à des expériences simples pour qu’ils puissent mieux comprendre », expliquait Marc Antoine Custaud, médecin du CHU d’Angers et enseignant de la Fac de médecine, sur le stand du Laboratoire de biologie neurovasculaire et mitochondriale de l’Université d’Angers.

« Ici on explique les grands principes de la pesanteur et comment ils influencent le travail de notre cerveau », poursuit le médecin. « Les spationautes qui vivent 6 mois dans la station internationale perdent toute notion de pesanteur. Leurs muscles s’atrophient, ils doivent réapprendre à marcher sur le sol et reconditionner leur cerveau. Les appareils nécessaires à leur réapprentissage et que nous faisons essayer ce soir aux visiteurs peuvent être utilisés dans de nombreuses applications notamment médicales ».

Cet exemple, comme celui de la conquête de Mars situé sur le stand voisin, les énergies renouvelables avec ses petites voitures solaires qui se déplaçaient grâce à des torches, ou la recherche sur le monde du végétal, aura permis de captiver le public tout au long de la soirée. Succès également pour les « Speed Search », ces minis-conférences de 20 minutes installées dans foyer du théâtre et qui faisaient salle comble à chaque fois. Les visiteurs purent ainsi découvrir l’épreuve des trois arbres, un outil utilisé en psychologie, les micro-organismes gentils et moins agréables ou encore comment le « droit » influence notre quotidien et le développement de la cité.

Inutile de dire qu’au cours de la soirée ça devait bouillir dans les têtes. C’est la raison pour laquelle les organisateurs avaient prévu quelques animations musicales et théâtrales censées détourner l’attention, à l’exemple des « attentats scéniques », toujours surprenants, des comédiens des « Tréteaux de l’Université », de la chorale universitaire « Vox Campus » sur les marches du théâtre ou encore les accents pop et solaire du groupe « A Singer must die ». Des moments forts, appréciés d’un public pas vraiment pressé de se coucher, à moins que ce soit la tête dans les étoiles.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur















Angers Mag