"On l'appelle Jeeg Robot" : super criminel Nippo-litain

Premiers Plans - Longs-métrages européens en compétition #1


Rédigé par Katia ECHIVARD - Angers, le Dimanche 22 Janvier 2017 à 20:02


Entre rires, étonnements et dégoûts, le premier long-métrage européen de la sélection officielle n'a pas laissé sans réaction le public du Centre des Congrès samedi soir. "On l'appelle Jeeg Robot", de l'italien Gabriele Mainetti, ouvre la compétition en fanfare.



"On l'appelle Jeeg Robot" (Copyright Pandastorm Pictures).
"On l'appelle Jeeg Robot" (Copyright Pandastorm Pictures).
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Le film a connu un gros succès en Italie. En France, avant sa sortie programmée le 12 avril, il s'offre une tournée des festivals. Après Angers, il sera ainsi à Gerardmer au festival du Film Fantastique la semaine prochaine. Le premier long-métrage de Gabriele Mainetti, On l'appelle Jeeg Robot, a pourtant eu bien du mal à voir le jour. Refusé par les producteurs italiens, son réalisateur l'a auto-financé. Un sacré pari au vu de son ambitieuse production, et des effets spéciaux dont il regorge.

A Rome, le terrorisme règne et une guerre des gangs fait rage. Fabio court pour échapper à la police. Il tombe dans le Tibre et réapparaît à la surface recouvert d'une matière noire radioactive. Quelque chose a changé, il dispose désormais d'une force considérable. Alors qu'il essaie d'appréhender ses pouvoirs, il se retrouve confronté à un psychopathe, engagé au service de la mafia : "Le Gitan". Fabio utilisera t-il sa force à bon escient ? Pourra-t-il combattre Le Gitan ?

Une princesse, un seigneur du feu, un fou qui n'est pas sans rappeler le Joker, un homme ordinaire doté de pouvoirs soudains et des tueries en rafale. Voilà les ingrédients principaux de ce film que l'on pourrait qualifier d'hybride. Harmonieux mélange des genres entre comédie quasi absurde, film d'action à la Tarantino et univers manga. Ajoutez une pincée de personnages tous plus déjantés les uns que les autres et cela donne un film complètement débridé, drôle et surprenant.


​​En filigrane, une dénonciation du terrorisme

Ordinaire et violent, Fabio est plutôt une figure de l'antihéros. Son instinct et son impulsivité pèsent bien plus que le costume pour défendre sa dulcinée. Super criminel solitaire, évoluant en marge de la société, il n'en est pas moins attachant.

La critique a reproché au film son non-sens. Il n'en est pourtant pas dénué. Si la narration est fantaisiste -Mainetti suit le modèle type de récit des mangas japonais-, elle pointe à l'évidencei les dérives de notre monde d'aujourd'hui. Le héros est d'abord perdu et n'use d'abord pas de ses pouvoirs de la bonne manière. Mais au fur et à mesure, il évolue et apprend à s'en servir avec intelligence pour tenter de rendre le monde meilleur.

Métaphore ? Comment ne pas percevoir en filigrane du récit une dénonciation du terrorisme, incarnée ici par "Le Seigneur du feu" ? La violence est partout et on a tous besoin d'un héros, d'une figure rassurante qui pourra nous redonner espoir. Atypique et dynamique, le film de Mainetti se révèle surtout résolument moderne, dévoilant pour notre instable société, un nouveau genre de super héros.




Courts métrages : nouveaux horizons
Côté courts, la 29e édition de Premiers Plans innove. En les présentant désormais dans un programme dédié, pour les faire exister plus fortement. Le programme 1 diffusé ce samedi 21 janvier, offrait un panel hétéroclite de films, tous commis par des réalisatrices. Chacune a dévoilé un sujet grave mais la poésie, la liberté et la spontanéité sont au rendez-vous, via des partis pris esthétiquement forts.
Tranzicija, film serbe, est le premier de la sélection. Un secret lourd pèse sur Jana qui veut changer de sexe ; cette transition se fait dans le plus grand mutisme. Tout n'est qu'allusion entre silence, tendresse et mélancolie. Le deuxième film belge, A l'arrachée montre deux jeunes filles en foyer d'accueil. Seules, elles se lancent en quête de leur identité. L'un est enceinte et l'autre l'encourage à avorter. Import, film néerlandais, quant à lui conte joliment la difficulté d'adaptation des réfugiés dans leur nouveau pays. Plans décadrés et structure chorale y filment l'instabilité de la famille. Enfin Srecno Orlo, film serbo croate, évoque la difficulté de la perte d'un enfant et les conséquences sur un autre. Une belle leçon de vie, d'un enfant qui veut redonner un espoir à ses parents. 












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