Où l’art transcende les basses vallées...


Rédigé par Sébastien ROCHARD - Angers, le 14/07/2013 - 08:26 / modifié le 14/07/2013 - 11:31


A Villevêque, la 31e édition de Nov’Art se tient tout au long de l’été et invite à découvrir une commune où nature et patrimoine se marient à merveille, aux portes d’Angers.



Le salon Nov’Art a notamment pris ses quartiers dans le parc du château de Villevêque.
Le salon Nov’Art a notamment pris ses quartiers dans le parc du château de Villevêque.
Il y a bien sûr l’évidence : le château musée, ancien lieu de villégiature des évêques d’Angers, maison forte qui surplombe fièrement le Loir et les basses vallées angevines en contrebas. à lui seul, il vaut le détour : 1. Parce qu’il abrite une collection d’objets d’art tout à fait étonnante ; 2. Parce que son parc offre un point de vue imprenable et reposant sur le paysage alentour.

Mais pourquoi se limiter à l’évidence ? Jusqu’au 25 août, le parc du château accueille une partie des œuvres contemporaines du 31e salon Nov’Art, le parcours d’art de la Ville de Villevêque. Douze artistes, inspirés par des médiums différents – peinture, sculpture, modelage – ont ainsi investi la petite cité angevine, donnant à voir un panel hétéroclite de la création artistique contemporaine, mais aussi la richesse patrimoniale et touristique de Villevêque.

L’église et le presbytère prêtent ainsi leur ambiance à l’inspiration des artistes, comme le flambant neuf Moulin de Froment. « C’est la grande nouveauté de cette saison, s’enthousiasme Arnaud Poirier, chargé de mission culture et tourisme à la ville. Le moulin, ancien poumon économique, représente le gros projet de rénovation du patrimoine de ces trois dernières années ».
A l’étage, une salle d’exposition (ou de séminaires) a été installée, accessible par une grande passerelle partant du port. Au rez-de-chaussée, souvent inondé, les salles du moulin sont restées dans « leur jus », et un parcours de visite explique le fonctionnement des lieux, engrenages, roues et maquettes à l’appui.

Détente et plaisirs

Les pagayeurs profitent du Loir pour découvrir le moulin de Froment rouvert en septembre.
Les pagayeurs profitent du Loir pour découvrir le moulin de Froment rouvert en septembre.
Il offre surtout une vue inattendue sur les trésors cachés de Villevêque, bourg recroquevillé sur le Loir, « ville à l’angevine avec ses jardins secrets », résume Arnaud Poirier. Aux portes d’Angers, l’ancienne cité épiscopale aurait pu être une cité-dortoir parmi d’autres. Une entrée de ville assez commune, avec des pavillons, puis une rue principale.

Et puis, soudain, au détour d’une rue rejoignant le Loir, un écrin de verdure, au pied du moulin. C’est aussi cela que Nov’Art invite à découvrir : une ville classée pour son paysage – comme l’ensemble des basses vallées angevines – où faune et flore ravissent le promeneur attentif, de Seiches-sur-le-Loir au Vieux Briollay, en passant par le bac de la Roche Foulques ; un lieu de détente et de plaisirs gourmands, des cuisines gastronomiques du château de Noirieux tout proche au restaurant des Tonnelles, sur le port, ou à la guinguette du Moulin de la Boire posée sur l’autre rive, à Soucelles. Avis à tous les dévoreurs d’art... de vivre !



















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