[PHOTOS] Angers, une ville en état de siège… ou presque


Rédigé par Yannick SOURISSEAU et Thierry HUGUENIN - Angers, le 18/11/2014 - 07:14 / modifié le 18/11/2014 - 19:40


Toute la semaine passée, les Angevins ont vécu au rythme des attentats, prises d’otage, sauvetages en Maine, militaires cagoulés et armés jusqu’aux dents. La guerre n’est pas déclarée mais le 6e Régiment du Génie procédait a de grandes manœuvres au cœur de ville en vue d’éventuels combats urbains. Retour en images.



Un terroriste capturé par des gendarmes du peloton de surveillance et d'intervention d'Angers, remis aux militaires
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Présent sur la plupart des théâtres d’opérations où la France est engagée, le 6e Régiment du Génie, installé à Angers depuis 120 ans a sorti le grand jeu. Une bombe au palais de justice avec périmètre de sécurité, évacuation d’écoles suite à une prise d’otages, camp de réfugiés sur les bords de Maine, terroristes plaqués au sol sous les yeux médusés des passants, autant de scène que les Angevins ont vécu pendant une semaine, « presque comme dans les actualités télévisées », pour reprendre l'expression d'un témoin qui assistait à l’une des scènes de guérilla urbaine samedi matin.
 
En tout, 700 soldats avec l’artillerie lourde, dont 400 du 6e régiment du Génie, participaient pendant une semaine à un exercice grandeur nature, Angers, pour les besoins de l’exercice étant devenu la cible de terroristes.
 
Avec un  poste de commandement entouré de barbelés et gardé par des hommes en armes, les militaires se sont déployés en de nombreux lieux de la ville et sa métropole. Exercices de combat, franchissement de rivières, déminage dans les égouts, tout était mis en œuvre pour retrouver les terroristes cachés dans la ville tout en défendant quelques points stratégiques. La guerre pour de faux. Tant mieux.
 
L’histoire du 6e Régiment du génie, spécialisé dans l’installation de ponts provisoires, le travail de sape d’ouvrage et le déminage, remonte au 1er octobre 1894, date à laquelle cette unité remplace le 2e régiment d’artilleurs pontonniers (RAP), dans la caserne Eblé. Depuis 1945, cette caserne accueille l’école du Génie, dans laquelle sont formés les militaires spécialisés.
 
Récemment engagé au Mali dans le cadre de l’opération SERVAL, le régiment compte aujourd’hui 1150 hommes et femmes affectés au sein de sept compagnies actives et deux de réserve. Le régiment participe régulièrement aux opérations extérieures dans des pays pour lesquels la France apporte une aide logistique : le Liban, le Tchad, le Rwanda, les Balkans, la République démocratique du Congo, la République Centrafricaine, l’Afghanistan et bien d’autres pays en conflit.
 
Bien avant, le régiment s’est illustré sur les champs de bataille de la Grande Guerre, perdant 3200 morts pour la France, sur la Marne en 1914, Verdun en 1913, l’Aisne en 1917 et la Champagne en 1918. Lors de la dernière guerre, le régiment sera transformé en dépôt de guerre. Il mettra sur pied de nombreuses unités de sapeurs-mineurs ainsi que des unités de réserve générale.

L'exercice angevin s'est terminé samedi soir avec une prise d'arme sur la Maine et un concert de musique militaire. Toute la semaine le public a pu se voir expliquer les engins et armes utilisés par les militaires. Un camion d'information sur les missions des Armées était même à disposition de ceux qui envisagent d'embrasser une carrière militaire.

 

Exercice militaire dans les rues et l'agglomération d'Angers (photos Thierry Huguenin)

Vous ne visionnez pas le diaporama photo vous pouvez cliquer ICI









1.Posté par Daniel Fleury le 20/11/2014 21:13 | Alerter
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J'ai souvenir de ce temps des années 70, où, appelé dans un régiment d'infanterie de marine, on nous donnait quartier libre, mais armés et en uniforme, quelques heures dans quelques petites villes de Bretagne, comme ça, en passant, après que nous ayont débarqués au petit jour sur des plages improbables. Ce manège s'était répété plusieurs fois, dans un contexte auprès duquel les "bonnets rouges" passeraient pour des bisounours... Cherchez le rapport, il y en a peut être un... Pas à propos de l...

2.Posté par Alain49 le 24/11/2014 14:24 | Alerter
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Après la FNSEA , l'armée envahit Angers, décidément il fait bon vivre à Angers !








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