Parfums d’Afrique et d’ailleurs sur le festival


Rédigé par - Angers, le 21/06/2011 - 14:00 / modifié le 22/06/2011 - 11:25


Nouveau venu dans le calendrier des festivités de Mûrs-Erigné, le festival Riche de culture et de fraternité a posé son empreinte sur la cité, par-delà les quartiers, au sein des rues, dans la galerie commerciale, devant les écoles et un peu partout dans la ville…



Le parc du Jau à Mûrs-Erigné, théâtre du premier festival « Riche de culture et de fraternité.
Le parc du Jau à Mûrs-Erigné, théâtre du premier festival « Riche de culture et de fraternité.
Tout a débuté quelques semaines plus tôt par des signes avant-coureurs. Il y a d’abord eu ces énigmatiques affiches aux messages sibyllins « Le 18, j’y serai » ou « Le 18, ça va bouger », placées aux quatre coins de la commune. Il y a eu ces visuels représentant des personnages africains (gens des champs ou des villes, voyageurs au baluchon, musiciens…) posés dans la galerie commerciale, sur la porte des habitants, sur les transformateurs électriques, dans les lieux de passage. Enfin, il y a eu ces jeunes de la commune affairés à la fabrication de cases africaines pendant plusieurs mercredis consécutifs.

Autant d’indices visant à interpeller la sagacité de la population locale mais aussi des « étrangers » de passage. Autant de signes invitant à honorer l’invitation formulée par affichage : « Tous au parc du Jau le 18 ». La promesse était alléchante, ce jour serait particulièrement festif.

Beaucoup avaient flairé l’affaire, notamment ceux qui avaient décidé de pousser leur curiosité jusqu’à en être. En revanche, les organisateurs ne furent pas débordés par ces hordes de festivaliers venus d’ailleurs, ceux-là même qui écument ce genre de manifestation. Ce festival est tout le temps resté sous contrôle avec une fréquentation moins importante que prévu. En raison de la richesse de la programmation, les absents ont manifestement eu tort.

Une scène, des groupes, des fanfares, des conteurs, des artisans du monde, des stands, de la restauration (africaine, colombienne et bretonne), des animations, une ambiance chaleureuse, un public aux anges… En ce samedi très attendu, il faisait bon s’attarder sous les frondaisons du parc pour cette première édition du festival Riche de culture et de fraternité. Surtout avec cette musique omniprésente, du matin jusqu’à tard le soir, par protagonistes interposés, en des lieux quelquefois surprenants.

Dans le village africain reconstitué au cœur de la ville, ce fut du non-stop festif. On a vu, entendu et découvert les danses africaines et afrocubaines de la Galerie sonore, des percussions du Maghreb, des concerts, la musique malienne de Youssouf Karembé, des spectacles de rue, les contes de Georges M’Boussi, les créations musicales de « Loire Niger », un marché artisanal, des déambulations, de l’artisanat colombien, des artisans africains, des ateliers. Tout cela sur un même lieu. Le spectacle fut à la hauteur des promesses « affichées ».

Mais avant cela, parfois à la grande surprise des riverains, des fanfares accompagnées par des marionnettes géantes avaient sillonné les quartiers de la ville avant de s’attarder en fin de matinée dans la galerie marchande pour une sarabande endiablée… Comme une ultime invitation à poursuivre le voyage.




Michel Barini
Contributeur Angers Mag - pour le secteur des Ponts de Cé et Murs Erigné. Collabore à la rédaction... En savoir plus sur cet auteur















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