"Paris - Broadway" : vent de légèreté sur le Festival d’Anjou


Rédigé par - Angers, le Mardi 9 Juin 2015 à 10:24


Nicolas Briançon avait annoncé la couleur. En s'ouvrant sur une comédie musicale, le 66e Festival d’Anjou a affiché d’emblée une certaine décontraction dont cette institution a besoin. Un signe ? La première de Paris-Broadway au Plessis-Macé, s’est jouée lundi soir à guichets fermés. Et même plus.



"Paris - Broadway" : vent de légèreté sur le Festival d’Anjou
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Le vent frais de nord-est qui souffle actuellement sur le pays profite-t-il déjà au Festival d’Anjou ? Peut-être. La comédie musicale Paris-Broadway donnée lundi soir en ouverture de la 66e édition est la preuve qu'en s'autorisant quelques digressions, l'événement théâtral peut se renouveler, se régénérer et faire venir un autre public, plus jeune, qui vient au théâtre pour se détendre.
 
Nicolas Briançon, tout auréolé d’un récent Molière, n’a pas fait mystère de ce changement en présentant ce festival 2015.  Il voulait se faire plaisir tout en faisant plaisir aux habitués du rendez-vous dont il assure la direction pour la onzième année. « Ce soir, il s’agit d’une création et comme vous le savez la création m’est très chère. C’est très important de créer car c’est l’essence même d’un festival. A l’origine le Festival d’Anjou était un festival de création. Maintenant on ne peut plus le faire, mais il faut que perdure l’idée de création », disait-il en ouvrant le spectacle, tout en rappelant que fallait que « perdure aussi le rapprochement avec la ville d’Angers et que cesse enfin cette situation ubuesque dont souffrait le festival ».
 
Une vrai première donc qui avait de quoi susciter de la curiosité chez les spectateurs, invités pour la plupart, mais plus nombreux que d’habitude au point qu’il a fallu rajouter des chaises entre le premier rang et la scène pour loger tout le monde. Du surbooking ? Non, mais le fait que le cocktail d’inauguration était organisé avant le spectacle. « Les années précédentes nous perdions certains invités  car ces derniers venaient uniquement pour le cocktail », précisait le directeur artistique, plutôt ravi de faire gradins combles.  
 
« La comédie musicale que vous allez voir ce soir n’a été joué nulle part. C’est donc une première qui sera jouée à Paris en Janvier à Paris. En gros vous assistez à une naissance ce soir, à un accouchement. C’est beau et fragile et je compte donc sur votre bienveillance car un bébé ça se traite de façon plus délicate », poursuivait Nicolas Briançon.

 

Un hommage aux grands classiques de la comédie musicale

Paris-Brodway est née d’un pari un peu fou qui rend hommage à la tradition de la comédie musicale, née en France et sublimée outre-Atlantique. C’est le directeur du Théâtre de la Pépinière, (coproducteur du spectacle) qui avait conseillé à Nicolas Briançon de se lancer dans une comédie qu’il n’avait jamais fait et qu’il rêvait de faire. « C’est là qu’est née l’idée d’une comédie musicale car j’en rêvais depuis très longtemps. Je suis même fan depuis mon enfance des comédies musicales américaines. J’adore ce genre mais c’est compliqué à mettre en scène ».
 
L’histoire de Paris-Brodway comme l’évoque Nicolas Briançon est avant tout « un hommage aux Carnets de la Comédie Musicale », qui évoque les difficultés de la création, celle des comédiens à trouver leur place et qui finit par connaître le succès… outre Atlantique. Sur scène, quatre musiciens et cinq interprètes à la fois comédiens, chanteurs et danseurs pour raconter l’histoire de deux danseuses qui, peinant à trouver du travail à Paris, prennent le bateau pour New-York, déguisées en homme, pour faire fortune sur la scène américaine.
 
On y retrouve tous les ingrédients qui font le succès de ce genre de spectacle et notamment une histoire d’amour entre une énigmatique meneuse de revue franco-américaine (Sofia Essaïdi) et l’une des danseuses travesties (Claire Pérot). Un spectacle mené tambour battant, teinté d’humour élégant et raffiné, même si parfois, et c’est tant mieux, ça dérape un peu.
 
Cette comédie, sans grande prétention, si ce n’est de divertir son auditoire, - par les temps qui courent ce n’est déjà pas si mal -,  fait la part la part belle aux plus grands titres de la Comédie musicale française et américaine, connus ou moins connus, d’ « Irma la douce » à  « Singing in the rain » en passant par « Diamonds are a girl's best friend », servis par des musiciens d’un excellent niveau.  Une soirée joyeuse, festive et musicale, souhaitée par le directeur artistique, qui ne laisse pas indifférent, les spectateurs ayant visiblement apprécié l’exercice de style et cet air frais qui semble souffler sur le festival  en applaudissant à tout rompre.

Paris-Broadway est donné de nouveau ce mardi 9 Juin au Plessis-Macé à partir de 21h30. (Spectacle complet)
 


Si vous ne visualisez par le diaporama de Paris-Broadway, cliquez ICI pour le visionner




Yannick Sourisseau
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