Pas d’exposition Triptyque en 2011


Rédigé par Jacques FINOT - Angers, le Vendredi 22 Juillet 2011 à 14:30


Exposition annuelle d’art contemporain organisée par le service de l’Action Culturelle de la Ville d’Angers, Triptyque accueille en trois lieux de la ville des galeries d’art françaises et européennes, lesquelles sont invitées à exposer les œuvres de leur choix. La neuvième édition a eu lieu en novembre dernier.



l'exposition tryptique de l'an dernier, à la tour saint Aubin
l'exposition tryptique de l'an dernier, à la tour saint Aubin
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Organisée traditionnellement en période automnale, l’exposition d’art contemporain Triptyque, n’aura pas lieu en fin d’année 2011. Lancée en 2002 sous cette appellation, ce sera la première fois que cette manifestation qui accueille chaque année un public de plus en plus large, n’est pas organisée. Triptyque a succédé au salon d’Angers lequel a vu le jour en 1982. La dernière édition de Triptyque a eu lieu l’an dernier du 9 octobre au 21 novembre, dans le parking de l’hôtel de Ville, au Grand Théâtre et à la Tour saint Aubin.

«Cette manifestation a déjà vécu plusieurs mutations destinées à tenir compte des attentes des angevins, de l’actualité du milieu de l’art contemporain et de l’évolution de la politique culturelle de la Ville d’Angers », déclare la Ville d’Angers, organisatrice de l’événement.

La décision de suspendre provisoirement cette exposition qui ne manque pourtant pas de public s’inscrit selon ses organisateurs, dans « une recherche d’un souffle nouveau ». Pour la Ville d’Angers et notamment l’adjointe chargée de la Culture, Monique RAMOGNINO, les objectifs sont toujours les mêmes : « affirmer Angers sur la scène des arts plastiques et d’attirer le public le plus large sur un événement consacré à l’art contemporain et aux productions artistiques du 21e siècle ».

Mais en dehors de cette volonté de faire une pause pour mieux rebondir, la Ville d’Angers, comme la plupart des villes, voit les aides de l’Etat fondre comme neige au soleil alors que les dépenses sont en constante augmentation. Une fois de plus la Culture ne ferait-elle pas, même si la Ville fait des efforts en la matière, les frais du recentrage d’un budget mis à mal par des investissements toujours plus conséquents ?

Pour autant, l’exposition ne semble pas définitivement abandonnée puisque la Ville d’Angers, dans le même message, invite les Angevins à l’édition 2012 laquelle conciliera, selon ses organisateurs, « qualité, exigence, innovation et médiation ». Mais d’ici là, sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure, de l’eau devrait encore couler sous les ponts de la Maine, comme on dit si bien à Angers.












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