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Samedi 1 Novembre 2014







Patricia Chevreuil : 13 ans de Technicolor et plus rien...


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Le 11/10/2012 - 15:48 / modifié le 12/10/2012 - 07:44


Totalement dégoutée suite à la décision du tribunal de commerce de Nanterre, annonçant la liquidation de Technicolor ce jeudi matin, Patricia Chevreuil, un "bébé" de l'entreprise, témoigne sans retenue après 13 ans de bons et loyaux services. "Nous vivons l'horreur", clame-t-elle.



Patricia Chevreuil, 32 ans, employée chez Technicolor depuis 13 ans
Patricia Chevreuil, 32 ans, employée chez Technicolor depuis 13 ans
Elle ne pouvait retenir ses larmes, ce jeudi après-midi, sur le site de l'entreprise Technicolor, transformée en bastion de la lutte ouvrière suite à la décision du tribunal de commerce de Nanterre, le matin même. Patricia Chevreuil, 32 ans, est "née et tout appris ici", confie-t-elle. Désormais, elle a le sentiment d'avoir tout perdu en l'espace de cette matinée du 11 octobre 2012. "Technicolor, c'est mon premier poste, explique-t-elle. Je suis entrée ici juste après le lycée. J'ai passé 13 ans dans cette boîte. Et aujourd'hui, on nous apprend que tout est fini... C'est très très dur à admettre".

Divorcée, mère de trois enfants, vivant à Durtal, Patricia aime son métier. Elle a d'ailleurs occupé plusieurs postes et a su évoluer pour finir sur la chaîne d'assemblage des décodeurs. Suite à cette annonce moribonde, elle n'arrive pas encore à se projeter quant à son avenir personnel et professionnel. "Je sais en revanche que ça va être très dur et difficile pour moi, ajoute-t-elle. Quand je vois le taux de chômage, j'ai franchement peur pour la suite".

Entourée et épaulée de ses collègues, ce jeudi après-midi, elle ne voulait plus y croire, partagée entre l'écœurement et le dégoût. Reprise, rachat du site, maintien du front syndical à l'égard des dirigeants de Technicolor..., Patricia ne semblait plus y croire. "Ça fait trop longtemps qu'on nous balade et aujourd'hui je suis totalement écœurée, lâche-t-elle. Je ne crois plus à une quelconque alternative, on est foutus et maintenant nous allons vivre l'honneur". Des propos très durs qui marquent une carrière sabordée par des décisions "illégitimes et injustes". "On n'a pas arrêté de nous dire que notre travail était exemplaire, que nous étions bons, alors pourquoi tout s'arrête aujourd'hui sans aucune considération humaine et sociale ?", conclut-elle, des sanglots dans la voix. Une question sans réponse.



















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