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Festival d'Anjou
Patrick Haudecoeur, auteur et comédien pétillantPar Eglantine RS - le 2 Juillet 2011 à 14:17
Comédien, auteur et metteur en scène, Patrick Haudecoeur a débuté sur les planches avec cette pièce, Thé à la menthe ou t’es citron, jouée les 23 et 24 juin dernier aux arènes de Doué-la-Fontaine, dans le cadre du 62ème festival d’Anjou.
Patrick Haudecoeur et sa femme, Danielle Navarro-Haudecoeur, auteur de la pièce Thé à la menthe ou t'es citron
Eglantine RS : « Thé à la menthe ou t’es citron » est la première pièce que vous avez écrite. Quelle est son histoire ?
Patrick Haudecoeur : La pièce a été écrite en 1985, et jouée pendant cinq ans en amateur, avant de passer au café de la Gare, en 1991. C’était une autre aventure, une autre équipe, professionnelle. C’est ma première écriture, il y a eu un énorme travail entre 1985 et 1990, puisque cette pièce a été co-écrite, avec Danielle Navarro, sur un pari, sur la vie d’une compagnie de théâtre amateur : des répétitions et une représentation. Une part d’autobiographie, avec des situations accentuées. Au départ, on devait répéter un an et jouer une fois, donc il y a eu une évolution avant d’arriver au café de la Gare, puis au théâtre des Variétés. Je l’ai retravaillé en 2010, écriture et mise en scène, quand je l’ai reprise, et j’ai ajouté un nouveau personnage la costumière habilleuse, pour donner un peu plus de vision des coulisses. Après un an en résidence à Paris, cette pièce tourne sous sa nouvelle formule depuis janvier 2011. ERS : Spécificité du jeu en plein air ? En 1991, on avait fait Ramatuelle, Ajaccio. Le public est beaucoup plus cool, il n’est pas dans un cadre théâtral fermé. Quand on joue en extérieur, on est obligé de projeter un peu plus, au niveau de la voix et du jeu, des comportements. Je trouve les spectateurs plus détendus quand ils sont en festival, parce que c’est les vacances peut-être, il y a un côté théâtre de rue, forain et en même temps, c’est silencieux, une fois la pièce commencée, personne ne parle. Le public angevin est agréable. Ils étaient tous debout à la fin ! Pas pour partir (rires), mais pour nous rappeler. D’ailleurs, c’est à Angers que j’ai joué la première fois, en dehors de « Thé à la menthe ou t’es citron », en tant que professionnel, dans « Le bal des voleurs ». (ndlr : une pièce de Jean Anouilh, mise en scène Jean-Claude Brialy, jouée au festival d’Anjou en 1994) ERS : Le personnage de Julien est maladroit, rêveur. Est-ce le cas de tous les personnages que vous vous écrivez ? PH : Quand j’écris mon personnage, pour d’autres pièces, il a une personnalité différente, mais cela reste quelqu’un de lunaire et un peu naïf. Je pars de ce personnage de Julien, et ensuite je le transpose dans un autre milieu. C’est un peu un clown, mais pas dans le sens du nez rouge. Cela représente une personnalité de soi, l’enfance qui est en soi que j’essaye de faire bouger. Et puis, au niveau des prénoms, il finissent souvent en « in », une sonorité que je trouve assez sympathique, douce, espiègle. Pour l’instant, je n’écris pas pour d’autre, donc j’interprète toujours le rôle que je m’attribue : - Valentin, dans Les petits vélos en 1995, - Baptistin, dans Froufrou les bains en 2001, - Florin, dans La Valse des pingouins en 2007. Côté comédiens, Jean-Pierre Lazzerini me suit depuis les années 1987, dans le rôle de Robert le régisseur sur scène. ERS : Pourquoi ce choix de faire intervenir le régisseur de la salle ? PH : Une volonté d’impliquer le public. Dans la première partie, le spectateur est complice d’une répétition, et n’est pas censé être là. Dans la deuxième partie en revanche, il joue son propre rôle. Il est complice puisqu’il sait ce qu’il va se passer et assiste à une première, en ayant vu toute la répétition. Il y a un côté excitation du voyeurisme. (Ndlr : pour l’anecdote, Pierre-Gilles Gautret, le régisseur, est originaire de Doué-la-Fontaine) ERS : Quels sont vos projets à venir ? PH : Cet été, en août, nous serons au festival de Fréjus, Biarritz et Ramatuelle. Ensuite, on reprend la pièce à la rentrée, à partir du 9 septembre, au théâtre Fontaine. Et une nouvelle tournée s’annonce pour courant 2013, en France, Belgique et Suisse. J’ai un pièce en cours d’écriture, sur le thème de la vie d’une troupe de théâtre amateur, qui s’appellera « Broadway nous voilà ». Je tourne en ce moment pour un épisode de la série Alice Nevers, le juge est une femme, où je joue un père de famille dont la femme est assez névrosée au niveau des chats. J’écris également un film avec le réalisateur Eric Leroch, pour le cinéma. Dans la même rubrique :
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