Portrait de campagne : Catherine Leblanc ou le pouvoir d'attraction


Rédigé par - Angers, le 17/02/2014 - 07:47 / modifié le 18/02/2014 - 00:08


Elle est loin d'être la plus connue des colistiers de Christophe Béchu. A 58 ans, Catherine Leblanc figure en 14e position sur la liste du candidat. A droite comme à gauche, on sait pourtant bien que la directrice de l'ESSCA est un atout majeur, pas tant lors de la campagne que dans l'exercice du pouvoir. Encore faut-il être élu...



Portrait de campagne : Catherine Leblanc ou le pouvoir d'attraction
C'est un pari sur l'avenir. Le signe aussi, si certains en doutent encore, que Christophe Béchu croit dur comme fer à sa victoire au soir du 30 mars prochain. Sans chapelle politique, ni carte dans aucun parti que ce soit, Catherine Leblanc a trouvé sa place, la 14e, dans la liste du candidat aux élections municipales d'Angers. Ce n'est pas elle qui fera la différence, à l'heure où les électeurs se rendront aux urnes, le 23 mars prochain : en dehors du monde économique, qui la connaît ?

Le temps de Catherine Leblanc, 58 ans, directrice de l'ESSCA (école de commerce dont le siège est à Angers depuis le début du XXe siècle), viendra après, si tant est que la liste portée par Christophe Béchu arrive aux manettes.

Chevelure blonde, regard bleu campé derrière des lunettes strictes, voix douce et posée... ce qui frappe chez Catherine Leblanc, lors de la première rencontre, c'est une impression de sérénité, de calme olympien. A vrai dire, on est surpris : un cursus scolaire sans accroc, un CV long comme le bras -de la Fédération nationale de la Mutualité française à la direction de l'enseignement de la CCI de Paris, en passant par le MInistère des droits de la femme au début des années 80- une ascension linéaire mais inéluctable dans le monde (très masculin) des écoles de commerce... On s'attend, à la lecture de ce parcours, à faire face à une "maîtresse femme", regard glaçant et verbe haut.

Catherine Leblanc en sourit : "J'avais besoin de bases solides et d'expérience pour arriver où je suis, mais sans faire d'angélisme, les gens m'intéressent ; j'ai un a priori de confiance sur la qualité d'écoute de chacun, et j'ai rarement été déçue".

De l'ESSCA à la ville d'Angers...

Des compétences au-dessus de la moyenne, un goût prononcé pour l'échange et le travail d'équipe, cette Parisienne d'origine n'aura mis que 7 ans pour devenir Directrice générale du groupe ESSCA. "Je suis arrivée en 2000 comme enseignante en répondant à une annonce parue dans Le Monde. Angers, c'est la ville où mon mari est né, boulevard du Roi-René", précise Catherine Leblanc, qui s'est fixé comme objectif, avec les équipes pédagogiques de l'ESSCA, "de prendre les jeunes à 18 ans, pendant 5 ans, et de les amener à leur meilleur niveau, dans des orientations qui les intéressent".

La réussite, mais pas à n'importe quel prix. "Vous ne retrouverez pas nos étudiants dans les salles de marché", résume-t-elle. "Ca n'est pas notre orientation. Si l'école n'est plus confessionnelle (NDLR c'était une école catholique à sa création en 1909), il existe toujours une tradition humaniste. Notre modèle n'est pas fondé sur l'élitisme, mais sur les valeurs".

Un discours qui ferait écho chez n'importe quel candidat, mais ce n'est sans doute pas cela que Christophe Béchu est venu chercher en sollicitant Catherine Leblanc. 2700 étudiants à travers le monde (et jusqu'en Chine), 220 collaborateurs permanents, des entreprises partenaires sur les 5 continents mais aussi dans le tissu local : c'est cela que les équipes managés par la directrice générale ont construit, depuis une dizaine d'années.

Ce que Catherine Leblanc a réussi avec l'ESSCA, Christophe Béchu attend qu'elle le transpose à l'échelle de la ville. "Il y a beaucoup de choses à faire pour développer l'attractivité du territoire", assure Catherine Leblanc. "Angers a de nombreux atouts -sa desserte, son histoire, son appétence culturelle, de belles institutions d'enseignement- qui ne demandent qu'à être valorisés".

Femme de réseau et d'influence, Catherine Leblanc se fait plus hésitante à l'heure d'évoquer ses "débuts" en politique. "Ce qui m'intéresse, ce sont les hommes et les équipes, pas les partis", affirme-t-elle. "Si j'habitais à Trélazé, j'aurais peut-être travaillé avec Marc Goua (NDLR Parti socialiste)", glisse-t-elle dans un sourire. Fondue de Chagall -"j'aurais aimé faire les beaux-arts, mais mon père n'était pas vraiment pour"- de jazz et de romans policiers, Catherine Leblanc assure que "ni le mot entreprise, ni celui de pragmatisme ne sont honteux". Sans jamais élever le ton.



Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















Angers Mag











Angers Mag : Le Bastringue Général, collection automne-hiver à Montreuil-Juigné: A la fois marché de... https://t.co/wSJrT0YxQH https://t.co/uk6Li4S9nu
Jeudi 8 Décembre - 09:22
Angers Mag : Pourra-t-on un jour revendiquer le "droit au bonheur" devant les tribunaux ?: Avec cette... https://t.co/QpibQ65W2u https://t.co/6akmJkPlta
Jeudi 8 Décembre - 07:56
Angers Mag : A Coutures, les maternelles s’activent: Dans sa classe de l’école maternelle publique de... https://t.co/bJ1C27TEZX https://t.co/HH0RAzp80Q
Jeudi 8 Décembre - 07:46
Angers Mag : Au comptoir de Mathilde... et de Catherine: Depuis la fin du mois d'octobre, la rue... https://t.co/wkV9xA1N3F https://t.co/6yuEQFFF5o
Mercredi 7 Décembre - 08:00



cookieassistant.com