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Social
Pour un habitat plus facile à vivreRédigé par Yannick Sourisseau - Le Dimanche 19 Septembre 2010 à 10:06
En lançant officiellement, pendant le salon de l’Habitat et de l’Immobilier d’Angers 2010, le label « Habitat facile à vivre », lequel regroupe des artisans sensibilisés au problème de l’accessibilité et des partenaires sociaux et financiers, la CAPEB de Maine et Loire entend promouvoir les logements facile à vivre dès leur conception ou leur rénovation.
Les représentantes des partenaires du projet et Remi Viretto Secrétaire Général de la CAPEB 49 présentant un maquette de logement facile à vivre
Pour la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB) du Maine et Loire, et des partenaires sociaux comme la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), le comité de liaison des handicapés, la Mutualité Française Anjou Mayenne, la Mutualité Sociale Agricole, le Conseil Général de Maine et Loire, la Ville d’Angers et le Crédit Agricole Maine Anjou, tous partenaires autour du label « Habitat facile à vivre » , l’enjeu est de taille : faciliter le maintien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap, en réalisant des bâtiments accessibles dès leur conception.
« Tout le monde peut se trouver en situation de handicap et avoir des difficultés à se mouvoir à un moment ou l’autre de sa vie », précisait l’un des partenaires lors de la présentation du label. Une femme enceinte, un accidenté du travail ou de la route sont dans des situations provisoires de handicap, et donc pas seulement les personnes âgées, ils peuvent éprouver quelques difficultés pour se déplacer dans leur maison, se laver ou atteindre des appareillages domestiques. Une loi du 11 Février 2005, dite « loi handicap » impose déjà aux concepteurs de bâtiments collectifs, recevant du public, destinés à la vente ou à la location de prendre en compte l’accès des personnes en situation de handicap, mais ce n’est pas suffisant selon les initiateurs de ce label. Pour eux toutes les maisons et appartements doivent être, de manière naturelle, accessible à toutes les personnes qui sont ou pourront être à un moment de leur vie en situation difficile, sans pour autant stigmatiser le handicap ou le vieillissement. Ce label qui met autour de la table tous les acteurs du handicap, est surtout destiné aux artisans et professionnels du bâtiment, lesquels sont formés pour répondre rapidement aux besoins des personnes en situation de handicap. Habilités pour une durée de trois années, ces artisans s’engagent dans une démarche qualité qui passe par une formation sur l’accessibilité, des réunions de formation et un audit des chantiers, réalisé par un organisme indépendant. Pour Laurent PINEAU, artisan carreleur à Sainte Gemmes sur Loire, c’est une véritable prise de conscience. « On peut tous être handicapé un jour et l’on ne rend pas compte des difficultés. La salle de bain, la cuisine, des lieux dans lesquels j’interviens, méritent la plus grande attention. On croit bien faire, quand on sait on peut corriger ». Pour cet artisan, le label « habitat facile à vivre », est un gage de qualité qui facilite le relationnel avec les personnes handicapées et permet de s’adapter en fonction des besoins. « Nous sommes en liaison constante avec le groupe de pilotage du projet, nous pouvons obtenir toutes les informations et correction éventuelles. Nous pouvons aussi faire remonter les difficultés que nous rencontrons », poursuit ce dernier, convaincu qu’une maison accessible à tous, handicapés ou non, est bien souvent sécurisante et plus confortable. A noter que la Direction Départementale des Territoires (ex DDE), laquelle veille à l’application de la loi de Février 2005 sur la terrain, organise tous les lundi, dans ses locaux à Angers, des « matinées du Handicap », permettant à toutes les personnes concernées ou sensibilisées, d’échanger et dialoguer afin que la loi ne soit pas une contrainte, mais peut être un nouvel art de vivre dans cette société qui place trop souvent le beau et le paraître avant la solidarité et l’égalité des chances. Yannick Sourisseau
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