"Pour une Loire vivante...", acte 2


Rédigé par - Angers, le 17/06/2016 - 07:30 / modifié le 17/06/2016 - 00:03


La Loire n’est pas un simple cours d’eau. Ses bras, boires et prairies humides participent à un même écosystème dont l’équilibre doit s’appréhender globalement. Pour l’expliquer et en débattre, un film remarquable voyage sur ses rives depuis plus d'un an. Angers Mag s'associe de nouveau à sa projection le jeudi 23 juin prochain au 400 Coups, en présence de son réalisateur, Jean-Paul Gislard, et du Conservatoire des Espaces Naturels des Pays-de-la-Loire, son producteur.



Photo : Jean-Paul Gislard
Photo : Jean-Paul Gislard
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De Montsoreau à l’estuaire, le Conservatoire régional des rives de la Loire (CORELA) a exercé depuis sa création en 1999, une mission méconnue et essentielle : contribuer à préserver et valoriser les paysages de la vallée de la Loire. Financée par des fonds publics (1), cette association, basée à Nantes, a fusionné il y a un an avec le Conservatoire d'espaces naturels de la Sarthe, pour donner naissance au Conservatoire d'espaces naturels des Pays-de-la-Loire  (CEN).

Pour autant, sa mission au service de la Loire n'a pas changé. Elle s'est même enrichie ces dernières années d’un vrai travail d’animation et de conseil pour appuyer techniquement les acteurs de l’aménagement du fleuve dans leurs décisions. En clair, rien de ce qui se rapporte à la Loire n'échappe, ni indiffère le nouveau Conservatoire des espaces naturels des Pays-de-la-Loire.
 
Il en va ainsi des « annexes hydrauliques » du fleuve, terme froidement administratif qui désigne tous ces milieux pourtant bien vivants, connectés directement ou indirectement à la Loire. Boires, bras, marais, prairies humides… depuis que le lit de celle-ci s’enfonce, mécaniquement, ces espaces naturels souffrent pour une raison relativement simple à comprendre : en dehors des périodes de débits élevés, les eaux du fleuve ne les alimentent plus comme avant. Quand elles les alimentent encore…

De facto, leur richesse écologique et une partie de celle de la Loire se sont appauvries ces dernières années à l’image des brochets dont la population a été amputée par le dysfonctionnement des frayères, ces prairies inondables où naissent et grandissent les alevins.  « Les annexes de Loire sont un trésor aujourd’hui menacé » affirme sans détour le réalisateur angevin Jean-Paul Gislard, à qui le CORELA a confié en 2012 le soin d’illustrer par l’image les enjeux qui entourent leur préservation.
 
« Quand elles fonctionnent, les annexes rendent au fleuve, ce que celui-ci leur donne. Les sauver, c’est donc sauver la Loire »

2 ans, 18 mois de tournage et 152 sorties sur le terrain ont alimenté son film « Pour une Loire vivante. Des bras, des boires... Des annexes », un documentaire d'un peu plus de 60 minutes qui, du Mont Gerbier de Jonc à Saint-Nazaire, retrace l’évolution physiologique de la Loire et donne, nombreuses interviews à l’appui, les clefs pour comprendre les perturbations des espaces qui l’entourent. « Quand elles fonctionnent, les annexes rendent au fleuve, ce que celui-ci leur donne. Les sauver, c’est donc sauver la Loire » s’enthousiasme Jean-Paul Gislard.

Jean-Paul Gislard (à droite) sur le tournage d'une scène du film.
Jean-Paul Gislard (à droite) sur le tournage d'une scène du film.
Beau, précis et pédagogique, le documentaire se révèle ainsi très convaincant quant à la nécessité, en matière d’aménagement, d’appréhender globalement le fleuve. Auteur de nombreux films et ouvrages sur la Loire, Jean-Paul Gislard a infusé toute sa passion dans la réalisation dont la qualité tient aussi à la rigueur journalistique de notre confrère Cédric Pasquereau. "Ce film est vraiment un bel outil pédagogique, appuie Loïc Bidault, le président du Conservatoire des espaces naturels des Pays-de-la-Loire, Il a été fait pour accompagner notre programme de restauration des boires mais à chaque projection, on s'aperçoit qu'il génère de larges discussions autour de la Loire et permet de chasser des idées reçues."

Présenté en avant-première à Ancenis en octobre 2014, le film a été projeté une première fois à Angers en février 2015 aux Journées mondiales des zones humides, aux salons Curnonsky, puis le 3 mai dernier au 400 Coups devant une salle comble. Ce soir là, plusieurs dizaines de personnes n'avaient pas pu assister à sa projection faute de place. 

Aussi, en partenariat avec la Maison de l'Environnement d'Angers, la Sauvegarde de l'Anjou et Angers Mag, le Conservatoire des espaces naturels organise donc une nouvelle projection le jeudi 23 juin au cinéma Les 400 Coups, en présence de Jean-Paul Gislard et de représentants du CEN.

Ciné-débat "Pour une Loire vivante : des bras, des boires... des annexes" - jeudi 23 juin à 20h15 au Cinéma Les 400 Coups. Entrée : 5€.
Billets en prévente directement au 400 Coups et à la rédaction d'Angers Mag (3 rue de la Rame) du lundi au vendredi 10H-19H.




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur








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