Precious, aussi précieux qu'un joyau.


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Vendredi 12 Mars 2010 à 18:08


Lee Daniels s'est inspiré du roman « Push » de Sapphire pour nous conter l'histoire de Precious. Ce film est une perle qui prend de l'éclat en une heure et demie.



Précious, après son accouchement, avec un infirmier.
Précious, après son accouchement, avec un infirmier.
la rédaction vous conseille
1987, Clareece Precious Jones, une jeune fille de 16 ans, noire, obèse, battue, attend son deuxième enfant, né d'un viol incestueux de son père, qui lui transmet le sida par la même occasion. Cette jeune fille, malgré ce tableau pessimiste, va se battre pour montrer au monde qu'elle n'est pas une victime.

Non, ce film n'est pas un mélodrame, mais l'histoire d'une vie racontée d'une façon prenante, on pourra même y voir une certaine pudeur. Daniels nous fait entrer dans le monde des femmes du quartier d'Harlem. Il est vrai que dans ce film peu d'hommes sont présents, ou alors ils sont assez mal présentés, car ce sont essentiellement des femmes qui vont accompagner Precious dans sa lutte. Un combat auquel elle seule pourra mettre un terme. On voit ici un monde cruel qui ne laisse de chance à personne, et qui a un esprit étroit.

Daniels filme d'une manière simple et agréable avec des plans variés. Les dialogues, eux, ont leur importance, car c'est par là que passe toute la violence des actes qui ne sont pas portés à l'écran. On enchaine la réalité et les rêves de Precious, qui commente durant le film sa vie telle qu'elle est en voix off. On pourra aussi noter le jeu très réaliste de la débutante Gabourey Sidibe qui a su se mettre d'une façon délicate dans la peau de cette adolescente pleine de désespoir. On découvre une musique qui s'accorde totalement au film.

La question de la tolérance est posée, et malgré un scénario très noir, on arrive sur la fin à une vision plutôt optimiste de la vie.

Marie-Sophie.



LES TAGS : cinéma, Precious, spectacle










Angers Mag