Préfète de Maine-et-Loire, Béatrice Abollivier prône l'équité et l'équilibre


Rédigé par - Angers, le 27/10/2015 - 12:20 / modifié le 28/05/2016 - 09:31


Béatrice Abollivier, la nouvelle préfète de Maine-et-Loire a pris ses fonctions lundi. Première femme à occuper la fonction en Anjou, elle entend prendre le temps d'observer le territoire avant d'agir et d'arbitrer ses premiers dossiers. Avec un souci d'équité, d'équilibre et, à l'instar de son prédécesseur, de franchise à l'égard d'élus qu'elle dit comprendre d'autant mieux qu'elle en a été elle-aussi.



Préfète de Maine-et-Loire, Béatrice Abollivier prône l'équité et l'équilibre
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François Burdeyron avait détonné par son tempérament, mélange de fermeté et d'enthousiasme porté par une vraie faconde. Qui pouvait séduire comme en agacer certains. L'avenir le confirmera ou non, si sa première rencontre avec la presse angevine lundi a dessiné les contours d'un registre plus discret, plus sensible en apparence aussi, Béatrice Abollivier a laissé entrevoir, comme son prédécesseur, de solides traits de caractère et un goût manifeste pour la communication. Ce que confirment ses états de service dans les trois départements où elle a été en fonction avant d'arriver en Anjou : les Alpes de Haute-Provence, la Dordogne puis la Charente-Maritime.

Dans l'ordre donc : la montagne, un milieu beaucoup plus rural et viticole, puis la mer. "De fait, je savais que ce serait difficile de trouver des problématiques vraiment nouvelles dans ma prochaine affectation" glisse-t-elle. De l'Anjou, elle l'avoue d'entrée, elle ne connaît "rien". "J'y suis passée pour l'examen d'entrée d'un neveu à l'ESSCA. Mais à part ce qu'en dit le poète, non, je n'en connais rien. Mais c'est très bien de pouvoir faire cette rencontre dans le cadre de ma fonction."

Arrivée le week-end dernier, "Madame le préfet" - elle dit préférer la formule à celle, officielle, de "préfète" - a eu à peine le temps de prendre ses quartiers et de découvrir les notes laissées par François Burdeyron, avant de venir déposer lundi matin devant le monument aux morts d'Angers, la gerbe qui marque traditionnellement l'entrée en fonction préfectorale. L'occasion notamment de croiser Christophe Béchu, le maire d'Angers, ou le député Luc Belot. Des élus qu'elle ne devrait pas manquer de retrouver lors de la tournée des différents territoires du département qu'elle va effectuer ces jours-ci.
"Je ne suis pas impressionnée par les élus. Quand je les vois tourner autour du pot, je leur demande : "C'est quoi votre problème ?""
"J'ai énormément de respect pour les élus, ne serait-ce que parce que derrière leur vocation, il y a bien souvent un véritable dévouement" glisse-t-elle, quand on lui demande si ses mandats électifs en région parisienne (elle a été longtemps élue UDF du 18e arrondissement) lui sont utiles. "Je ne suis pas impressionnée par les élus. Quand je les vois tourner autour du pot, je leur demande : "C'est quoi votre problème ?"" précise-t-elle aussi. Elle le sait pertinemment, elle devrait rapidement en voir plusieurs lui faire part de leur mécontentement concernant le Schéma de coopération intercommunale, dessiné par son prédécesseur.

Pour arbitrer, elle dit encore veiller à deux choses : "l'équité" et '"l'équilibre". "On verra bien quelles sont leurs positions et si certains ne sont pas d'accord, on verra s'ils peuvent obtenir une majorité pour rebattre les cartes. Je sais que la carte dessinée ici est tout à fait exceptionnelle" ajoute Béatrice Abollivier. Réserve électorale oblige - le scrutin régional se déroulera les 6 et 13 décembre -, rien ne devrait être arrêté avant le 15 décembre, voire "peut-être en janvier", sachant que la date-butoir pour arrêter définitivement le Schéma est fixée au 31 mars.

Que retenir encore de ce premier échange ? L'attention ouverte de la nouvelle préfète de Maine-et-Loire pour la chose sociale, incarnée par son passage au secrétariat général de la Croix Rouge ou la fondation d'associations gestionnaires de crèches innovantes (Bout'Chou et La Maison Enchantée). "J'ai toujours été dans l'engagement social et associatif. Quand je suis sortie de l'ENA, j'ai hésité entre le ministère des Affaires Sociales et l'Intérieur (qu'elle a finalement choisi). Le social, pour moi, a une vertu. C'est sans doute l'endroit où il faudrait mettre les meilleurs gestionnaires."

Interrogée sur l'arrivée de réfugiés syriens, elle invite un confrère à "faire très attention au vocabulaire" sur le sujet, pour ne pas confondre migrants - "qui ont droit au séjour ou qui ne l'ont pas" - et réfugiés - "qui ont des droits et qui, lorsqu'ils sont déboutés, ont vocation à quitter le territoire". En cela, un autre point-commun avec le préfet François Burdeyron, pour dire qu'en la matière, c'est le droit qui guidera son action. Ainsi, indique Béatrice Abollivier, c'est elle qui a fait ouvrir Sangatte alors qu'elle travaillait au ministère de l'Intérieur, "et c'est moi aussi qui l'ai fermé".




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