Premiers Plans : Vincent Lindon, à la ville comme à l’écran


Rédigé par - Angers, le Vendredi 29 Janvier 2016 à 12:00


De passage brièvement à Angers jeudi soir pour présenter deux films - « Pater » d’Alain Cavalier où il interprète le premier ministre de la bande annonce du festival Premiers Plans, et « Les Chevaliers blancs » de Joachim Lafosse - l’acteur Vincent Lindon, est apparu dans la vie publique comme à l’écran, torturé, nerveux, mais au fond, attachant.



Vincent Lindon, dans le hall d'accueil des 400 Coups. Une des rares photos, réalisée avec l'autorisation de l'acteur
Vincent Lindon, dans le hall d'accueil des 400 Coups. Une des rares photos, réalisée avec l'autorisation de l'acteur
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Pas facile d’approcher Vincent Lindon lorsque l’on est photographe de presse. Ceux qui étaient présents dans la salle des 400 Coups jeudi soir en ont fait les frais. « Nous allons vivre une expérience peu commune », a-t-il lancé au public venu nombreux pour l’occasion, pour le voir lui et le film sorti en salle mercredi dernier : « Les Chevaliers blancs ».

« Pour une fois vous allez ranger vos téléphones pour ne pas prendre des photos. Pareil pour vous les photographes et cameramen ». Un petit caprice ? L’acteur ne voulait pas être photographié, tout simplement. « Vos amis ne vont pas me voir sur internet, vous leur direz qu’ils n’avaient qu’à venir, ils auraient vu ».

Il est comme ça Vincent Lindon. Adulé par un public qui aime son attitude de beau ténébreux, impulsif, capable de taper le poing sur la table et partir en croisade pour des causes perdues, à l’écran comme dans la vie. Et le ton est ferme, même menaçant. « Tu as bien éteint ta caméra, tu ne filmes pas. Je veux que tu l’éteignes », dit-il à un reporter venu capter quelques images de son bref passage à Angers. Et chacun s’exécute pour ne pas le froisser.
 
« Il fallait être complétement fou pour suivre Joachim Lafosse dans ce désert »

Mais ce qui agace peut-être Vincent Lindon c’est que "Les Chevaliers blancs", sorti depuis un peu plus d’une semaine en salle et dont il doit assurer bon gré mal gré la promotion, ne crève pas l’écran. Ce film est inspiré de l'affaire de l’arche de Zoé, une association humanitaire qui s’était fixé pour objectif, en octobre 2007, d’exfiltrer des enfants orphelins du Soudan pour les confier à des familles françaises en mal d’adoption. Malheureusement l’aventure tourne mal, le responsable de l’association, Eric Breteau, et son équipe sont arrêtés au Tchad, la police locale les accusant de trafic d’enfants et de faux en écriture.

A son arrivée au Grand Théâtre d'Angers, accueilli par Jean-Michel Claude, le président de l'association Premiers Plans
A son arrivée au Grand Théâtre d'Angers, accueilli par Jean-Michel Claude, le président de l'association Premiers Plans
Le film a été tourné dans le sud marocain, en plein désert, loin de tout confort. Vincent Lindon en garde visiblement un souvenir mémorable. « Il fallait être complétement fou pour suivre Joachim Lafosse (réalisateur belge du film : NDLR) dans ce désert, loin de tout, pendant deux mois. Mais sur place nous avons vécu des moments forts qui se ressentent dans le film ». Mais si le comédien a bien aimé se glisser dans la peau du maître-nageur de « Welcome » ou du chômeur de « La Loi du marché », il affirme n’avoir pas vraiment aimé le rôle de  Jacques Arnault, le responsable de l’ONG « Move for kids », dans « Les Chevaliers blancs ». « Il ne me fait pas rêver la nuit. Et pourtant j’ai reçu plusieurs appels de personnes ayant approchés Éric Breteau (Arche de Zoé) et qui sont convaincus qu’il était sincère et a fait l’objet d’une manipulation ».
 
Succès ou pas - certains films ont parfois un lancement plus long -, Vincent Lindon est nommé pour la sixième fois pour le César du meilleur acteur pour son rôle déchirant de chômeur humilié dans le film de Stéphane Brizé « La Loi du marché ».
 
Pour bon nombre de cinéphiles, cette récompense serait justifiée, tant son interprétation dans ce drame social est impressionnante, à la fois pudique et déchirante. En mai 2015, ce même film lui avait permis de remporter le prix prestigieux de l’interprétation masculine à Cannes.  La 41è cérémonie des César se tiendra au Théâtre du Châtelet à Paris le vendredi 26 février prochain.
 
En fin de présentation, Vincent Lindon est venu s’excuser auprès des photographes pour leur avoir demander de baisser leurs appareils. Preuve que cet acteur charismatique, écorché vif, est malgré tout sympathique. « Je n’avais pas envie, je viens m’excuser, ne le prenez pas mal », a-t-il conclu avant de reprendre le chemin du Grand théâtre pour la fin de « Pater ».  
 




Yannick Sourisseau
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