Premiers Plans : décorticage des "Plans animés"


Rédigé par Ateliers d'écriture Premiers Plans - Angers, le Mardi 26 Janvier 2016 à 09:18


Pendant toute la durée du festival, Angers Mag relaie les articles publiés sur la plateforme des blogueurs cinéma. Ces ateliers animés successivement par Morgan Pokée et Gwenn Froger, permettent aux 15-30 ans d’aiguiser leur regard critique et d’affiner leur style. Associés à ce collectif, les élèves de seconde du Lycée Renoir, encadrés par leur enseignante, Anne Loiseau, y publient également leurs articles. Zoom sur la compétition.



"Sea child", de Minha Kim, fait partie de la sélection "plans animés" de la compétition.
"Sea child", de Minha Kim, fait partie de la sélection "plans animés" de la compétition.
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Plans Animés, programme 1, est une série de sept courts-métrages d'animation venant des quatre coins de l'Europe. Certains sont des films d'école, d'autres sont des films indépendants. Chacun de ces films se caractérise par des techniques d'animations variées telle que l'animation en volume, le stop motion (photos après photos ou dessins après dessins), etc. Certains sont griffonnés, d'autres sont détaillés. Quelques-uns sont seulement en couleur ou seulement en noir et blanc, d'autres évoluent et passent du noir et blanc vers la couleur.  

Sea Child est le premier court-métrage de Minha Kim, une Londonienne diplomée de la NFTS en Angleterre. Ce film plonge le spectateur dans une atmosphère sombre, celle d'une jeune fille en quête d'identité. Le dessin, au début est en noir et blanc, puis en avançant dans l'histoire le noir prend toute la place pour finalement laisser le rouge transparaître, Cette couleur sang est celle des poissons, celle des règles. L'histoire parle d'une jeune fille, Sora. Elle fait face à des changements, moraux et physiques. Elle plonge peu à peu dans le monde adulte. Cette jeune fille découvre ses premières règles, elle commence à regarder les hommes, puis elle découvre la sexualité. Sora fait face à un monde incompréhensible, il vaut mieux regarder les poissons de plus près, s'éprendre d'eux, puis plonger dans la mer pour s'éloigner du monde adulte. Sea Child est un film où le spectateur s'identifie à cette jeune fille qui ne comprend pas le monde qui l'entoure. On est transportés de manière fluide à travers le monde de l'enfance, naïf, puis vers le monde de l'âge adulte où la violence est omniprésente, ensuite vers le monde aquatique où l'on peut se laisser couler, léger.


Somewhere down the line lui, est un court-métrage irlandais réalisé par Julien Regnard. Les dessins de ce films sont très simples et les couleurs pastels sont douces. Ce film met un scène un homme dans un huis-clos. Le spectateur voit le personnage grandir, quitter ses parents en voiture alors qu'il n'était encore qu'un enfant. Puis il le voit quelques années plus tard, à l'âge adulte en train de prendre en stop des personnes dans cette même voiture. Il fait preuve de lâcheté, il grandit, et enfin il rencontre le grand amour. Le temps passe. Ce personnage qui a tout abandonné pour tout reconstruire, se retrouve à son tour délaissé de sa famille, délaissé de sa voiture, il est seul sur le bord de la route. Comment comprendre ce qui arrive lorsqu'on a jamais été sur le bord de la route, à attendre que quelque chose arrive, à regretter tout ce que l'on a perdu ? L'homme finit vieux, seul, jusqu'à ce qu'une voiture s'arrête à côté de lui et lui ouvre la porte… Julien Regnard montre à travers son court-métrage que la liberté peut perdre tout son sens lorsque l'on vit sans contacts humains. Il montre aussi que tous nos actes, ont une conséquence irréversible sur le futur. Malgré cela, il laisse une lueur d'espoir à la fin de son film.


Dans Le repas dominical de Céline Devaux, la narration du film se fonde sur une voix off : celle de Vincent Macaigne. Ce court-métrage est entièrement en noir et blanc, il n'y a pas de tons de gris. On y découvre, Jean, un jeune homme pas encore remis d'une soirée bien arrosée. Il doit se rendre à un repas de famille un dimanche midi. Une fois sur place il fait un portrait affectueux, ou plutôt satyrique de chacun des membres de sa famille depuis la grand-mère jusqu'aux tantes. Jean est homosexuel, et c'est ce jour là que sa famille l'apprend. Il étudie une par une les réactions de chacun des personnage de manière humoristique en partie grâce à l'incroyable voix de Vincent Macaigne. Céline Devaux, à travers son court-métrage, se moque gentiment d'une famille ordinaire en exacerbant les façons de penser stéréotypées de chacun des personnages. Le décor du repas se mélange et interagit avec les personnages pour en renforcer le comportement. A la fin du court-métrage on se sent léger après avoir vu comment cette histoire aborde les thèmes de la tolérance et de la famille avec humour.
  Maël B., 1ère spécialité cinéma-audiovisuel













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