Premiers Plans, des promesses de talents


Rédigé par Yves BOITEAU - Angers, le Mercredi 15 Janvier 2014 à 08:22


Pour sa 26e édition, le festival de cinéma d'Angers présentera à partir de vendredi plus de 80 premiers films de réalisateurs européens. Une vitrine exceptionnelle pour ces auteurs en quête de visibilité et d'éventuels distributeurs.



Les lauréats 2013.
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S’il fallait résumer Premiers Plans ? A cette question, Jeanne Moreau avait livré au journal Le Parisien cette réponse pleine d’à-propos et de bienveillance en 2009 : « Angers, c’est une pouponnière ». Sous entendu naturellement, une pouponnière du septième art. Présenter au public des nouveaux-nés du cinéma européen à travers la projection de leurs premiers films reste, depuis près de 30 ans, le cœur et la principale raison d’être du festival.

On ne compte plus le nombre de cinéastes révélés à Angers. Parmi les français, citons Arnaud Desplechin, Xavier Beauvois, François Ozon ou encore Noémie Lvovsky qui présidait le jury l'an passé. Le danois Thomas Winterberg, les britanniques Danny Boyle, Nick Park et Peter Mullan, l'irlandais Jim Sheridan, les turcs Fatih Akin et Nuri Bilge Ceylan y ont aussi défendu leurs premières réalisations.

Aussi inconnus qu'eux à leurs débuts, plus de 80 jeunes cinéastes sont à l'affiche des six sections qui vont rythmer la compétition de cette 26 édition : premiers longs-métrages français et européens, premiers courts-métrages français et européens, films d’écoles et plans animés. Venus de toute l'Europe, ils ont été sélectionnés parmi des centaines d’autres, par l’équipe de programmation de Premiers Plans au gré de plusieurs centaines d’heures de visionnage. Un travail exigeant, fastidieux et indispensable.

Avec ses lectures de scénarios publiques, le festival d'Angers offre une autre opportunité aux cinéastes en devenir. Lancées en 1991, proposées désormais au Quai, elles drainent par centaines les spectateurs autour d’une rencontre pourtant dépouillée à l’extrême. Une scène, un ou plusieurs comédiens et, posé sur une table face à eux, un récit narratif - le scénario d'un premier film en projet - qu’il leur appartient de faire vivre et de partager avec le public. Des heures durant parfois.

Apprécié autant que redouté, cet exercice de style a attiré à Angers nombre de grands acteurs : Sabine Azéma, François Cluzet, André Dussollier, Dominique Blanc, Natacha Régnier, Lambert Wilson, Charles Berling ou encore Jacques Gamblin. Cette année, quatre scénarios de longs métrages et trois de courts métrages figurent au programme, dont un du comédien Louis Garrel. Hyppolite Girardot viendra lire "Diamant noir" d'Arthur Harari, le mardi 21.

Au final, près de 200 000 € de prix seront remis aux lauréats à l’issue des votes du public et des jurys. En marge de la compétition, plus d’une vingtaine d’autres films sont présentés dans le cadre des sections Figures Libres (premières œuvres réalisées hors contraintes et formats), Plans Suivants (films réalisés par de jeunes cinéastes depuis leur découverte au festival) et Beijing First Film Festival, une sélection de premiers films chinois révélés lors de la dernière édition de ce festival chinois, lié depuis plusieurs années à Premiers Plans.

L'affiche de cette édition : Nicole Kidman dans « Dogville »

Premiers Plans, des promesses de talents
Une très belle femme dort sur le dos, à même un plancher en bois, au milieu de pommes. Elle a la tête penchée sur le côté et sa main gauche posée à la verticale, comme en suspens. Pour illustrer l’affiche de cette 26e édition, l’équipe du festival Premiers Plans a retenu une image qui ne dépareillerait pas au milieu d’une galerie d’art romantique. Un instant de grâce, seulement troublé par un léger voile qui renforce son caractère pictural. Un instant simplement...

Car Grace, c’est aussi le nom du personnage principal de « Dogville », le septième long-métrage du danois Lars Von Trier, dont cette image est extraite. Interprétée par Nicole Kidman – vous ne l’aviez pas reconnue ? –, Grace est une jeune fille, officieusement traquée par des gangsters, qui trouve refuge dans une minuscule bourgade des Montagnes Rocheuses : « Dogville » et sa communauté d’une vingtaine d’habitants, en apparence protectrice.

Mis en scène dans un décor minimaliste – le village y est représenté par des marquages au sol –, narré en neuf chapitres par le comédien britannique John Hurt, le film traite, comme souvent chez Lars Von Trier, de la noirceur des instincts humains. Il avait marqué le festival de Cannes où il fut projeté en sélection officielle en 2003, année du sacre d’« Elephant » de Gus Van Sant, autre réalisation traitant de la violence des hommes.

Plus d'infos :
- sur le site du festival, www.premiersplans.org
- dans le numéro spécial d'Angers Mag "Premiers Plans éveille les talents", sorti au début du mois et consultable ici

La grille horaire de programmation

premiers_plans_grille_2014.pdf Premiers Plans grille 2014.pdf  (1.92 Mo)












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