Premiers Plans, un festival toujours populaire


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Lundi 1 Février 2016 à 08:12


La 28e édition du festival européen Premiers Plans a comptabilisé quelque 76 000 entrées, soit un nouveau record de fréquentation. Le festival angevin démontre une fois encore sa capacité à rassembler autour d’un menu pointu.



Une affluence record aux entrées des salles et parfois un public déçu de ne pas pouvoir entrer, faute de place
Une affluence record aux entrées des salles et parfois un public déçu de ne pas pouvoir entrer, faute de place
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 Il n’est pas bien placé pour témoigner, vu sa position de grand manitou de l’événement, mais les chiffres et les réactions légitiment sa parole. « Angers est un phénomène public. Les gens ne se rendent pas compte parfois de l’effervescence qui naît dans les salles. Ils sont à un endroit et s’imaginent que tout se passe là. Mais il suffit de les balader sur les différents sites du festival pour qu’ils voient que le public est partout ». Claude-Eric Poiroux s’étonne encore de certaines affluences.

Et l’on partage cette surprise face à un petit miracle annuel qui dure depuis 1989. Oui, l’auditorium du Centre de congrès (près de 1 300 places) a été plein, chaque soir à 19 h 15, pour la compétition premiers longs métrages, à savoir pour des films de réalisateurs par définition inconnus, sans stars à l’écran (à quelques exceptions près, comme Nathalie Baye cette année) et dans un registre cinéma d’auteur, credo de Claude-Eric Poiroux et de son équipe.

Oui encore, une rencontre avec un cinéaste russe, un dimanche à midi, peut remplir ce même auditorium. Et oui encore, on peut refouler presque deux cents personnes pour une séance de film islandais. Au final, Premiers Plans 2016 aura atteint 76 000 entrées, contre 75 000 en 2015, déjà un chiffre record, et prouvé trois choses : proposer un cinéma de réflexion n’est pas synonyme de flop public ; ce public d’Angers et d’ailleurs est très cinéphile et sa formation commence tôt (25 000 scolaires cette année, 51 classes audiovisuelles et 119 enseignants concernés) ; pas besoin de paillettes – même si les présences de têtes de proue sont toujours agréables (Sandrine Bonnaire, Vincent Lindon, Nathalie Baye, Michael Lonsdale…) – pour être en fête, en communion autour d’un art qui ne cesse d’interroger le réel et de penser l’intemporel.
 
Quelques chiffres

Avec 4 426 entrées, la rétrospective « Islande » aura été la bonne surprise. Andreï  Zviaguintsev et ses 3 000 entrées aussi (son marchand de coffret DVD et la librairie Contact doivent aujourd’hui s’en réjouir). Parmi les autres affluences : « Rebelles » avec 7 500 entrées ; leçons de cinéma (2 400) ; premiers longs métrages européens (10 134) ; premiers longs français (4 140) ; films d’écoles (4 500).
 
Et la suite ...

Non, il n’y aura pas de rétrospective Max Pécas à Premiers Plans, et pas plus d’hommage à José Bénazéraf. Le festival garde sa ligne artistique et aussi son espace du Centre de congrès. « Nous avons l’assurance du maire de pouvoir être ici en janvier 2018, même si les travaux auront commencé en octobre 2017. La 30e édition sera un peu avancée et celle de 2019 courra sur le mois de février. La très bonne nouvelle, c’est qu’une salle de 400 places verra le jour. Elle ne sera pas dévolue au cinéma mais elle sera équipée ». Compte tenu des frustrations d’un public parfois éconduit, on imagine aisément le bienfait.
 
Dernière bande

Il faudra aller voir L’histoire du géant timide de l’Islandais Dagur Kari, en sortie nationale le 24 février. Grand Prix du Jury à Angers en 2003 avec Nói Albinói, le cinéaste, présent samedi soir lors de la cérémonie de clôture, signe un film d’une humanité et d’une délicatesse inouïes. Son personnage Fusi, interprété par Gunnar Jónsson, habite l’écran, dans tous les sens du terme. Il aurait pu être un benêt, c’est juste un gentil ; il aurait pu être une victime, il ne se lestera jamais de sa bienveillance craintive. Tout est subtil ici : l’humour, la mélancolie, la dénonciation de la bassesse humaine, l’importance des rêves d’enfant. Que de chaleur au pays du froid.
 


Le 28e festival Premiers Plans en photos avec Mario Fournier et Yannick Sourisseau. Si vous ne visualisez par le diaporama, cliquez ICI












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