Présumé coupable : Un propos révoltant, insupportable, et vrai !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Mardi 27 Septembre 2011 à 10:28


Le récit d’une vie brisée. Celle d’un huissier de justice, Alain Marécaux, victime d’un système judiciaire qui déraille, d’une institution qui ne fait pas son travail et qui le détruit, lui et sa famille, au cours de sa longue incarcération. Il doit se battre pour ne pas baisser les bras, mais lorsque la machine judiciaire se met en route, elle broie tout sur son passage…



Allain Marécaux (Philippe Torreton)  lors de sa détention provisoire.
Allain Marécaux (Philippe Torreton) lors de sa détention provisoire.
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Nous sommes en 2001, l’huissier de justice Alain Marécaux est arrêté chez lui pour actes de pédophilie. Arraché à ses enfants et à sa femme accusée elle aussi des mêmes faits, il est mis en détention provisoire.

Les policiers qui oublient leur neutralité dans l’affaire usent de violence verbale et tentent de le pousser à bout pour qu’il avoue une chose dont il n’est en rien coupable.

Il clame son innocence, maintes et maintes fois, sans succès. La justice ne l’entend pas.

C’est une véritable descente aux enfers pour cet homme dont la vie est en train de se briser.

En effet, l’affaire prend un tournant catastrophique et impensable. Cet homme qui pensait être libéré le soir même va vivre les 2 années les plus longues de sa vie, incarcéré sur simple accusation d’une personne dont il ignore tout. Il se trouve face à l’entêtement des magistrats incapables d’ouvrir les yeux au-delà de leur papier, au jeune juge Burgaux qui n’accepte pas de voir la vérité en face alors que de nombreuses preuves démontrent son innocence.

Seule sa sœur vient lui rendre visite : on découvre un véritable amour fraternel que l’on vit au plus proche de leur intimité à l’aide du gros plan très bien utilisé par le réalisateur Vincent Garenq. Malgré ce remède contre la solitude, il tente à trois reprises de se suicider.

Tous ces événements sont filmés en l’absence de musique, et nous plongent dans une extrême solitude, de plus en plus pesante pour cet homme que tout accable. L’image, souvent sombre, représente son désespoir. On découvre, au fil des séquences un autre homme, très amaigri, n’ayant plus goût à la vie, perdant progressivement l’usage de ses jambes. Il n'est plus Alain Marécaux mais un corps décharné, désespéré.

« Présumé coupable » est l’histoire d’une vie meurtrie dont les images insupportables d’une descente aux enfers choquent et révoltent. Celles d’un homme innocent dont la vie et celle de ses proches sont broyées par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

Un sujet « casse gueule » duquel il en ressort un film surpuissant, rempli d’émotion. Grâce à Philippe Torreton, qui a su porter ce film, le transcender grâce à son interprétation et sa transformation physique, le résultat en est d’autant plus impressionnant.

Filmé en gros plan du début à la fin, on ne peut que s’identifier à ce personnage bouleversant ! Suite à cette grande performance, on ne peut que rester bouche bée.

Vous l’avez compris, ce film en vaut le détour, alors allez-y, si vous ne voulez pas vous sentir coupable !

Guillaume.









1.Posté par Catherine Delannoy le 27/09/2011 14:37 | Alerter
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ce film est bouleversant. erreur qui a détruit l'homme et sa vie de famille. pour info sa propre fille le voit peu. on en sort perturbé. à savoir !!! alain marécaux a repris une étude .... allez y








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