Protection de l'enfance : les salariés ne désarment pas


Rédigé par Ralitsa Dimitrova - Angers, le 07/07/2016 - 10:01 / modifié le 11/07/2016 - 14:25


Les contestations se poursuivent du côté des associations de la Protection de l’enfance, contre l’appel à projet lancé par le Conseil départemental du Maine-et-Loire, le 6 juin dernier. Les salariés des associations qui sont au plus près des jeunes continuent de défendre leurs droits ainsi que les conditions d'accompagnement des enfants.



La mobilisation de ce mercredi était plutôt un moment d'échange et de discussions.
La mobilisation de ce mercredi était plutôt un moment d'échange et de discussions.
Un nouveau rassemblement des salariés d'associations ainsi que des fonctionnaires en charge de la protection de l’enfance, a eu lieu sur la place du Ralliement, ce mercredi 6 juillet. Au centre de la mobilisation, toujours et encore la réduction des moyens économiques qu’entraîne, selon les manifestants, l'appel à projet lancé par le Conseil départemental de Maine-et-Loire pour refondre sa politique d'intervention en faveur de la protection de l'enfance. Une perspective qui aurait un fort impact sur l’accompagnement des jeunes et l’avenir des éducateurs, à écouter les professionnels mobilisés.

Gisèle Seince est éducatrice au sein de la Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence (ASEA) et prend en charge les 15-21 ans. Elle exerce ce métier avec passion depuis maintenant 30 ans. « Financièrement, la situation est aujourd’hui très délicate. Nous avons dépensé 800 000 euros depuis le début de l’année et concrètement, au mois de juin, nous aurons épuisé tout notre budget. Actuellement, nous avons seize jeunes qui ne peuvent être pris en charge financièrement, poursuit l’éducatrice, D’ici le mois d’octobre, nous devrons prendre une décision. On est obligés de s’adapter à ces situations, mais également prendre en compte l’évolution des profils des jeunes. Depuis environ dix ans, nous accueillons de plus en plus de jeunes qui ont des troubles du comportement ou des fragilités psychologiques. L’accompagnement doit pouvoir se faire sur la durée et il est difficile d’assurer un suivi de qualité lorsque les équipes se réduisent", souligne Gisèle Seince.
"Le parcours d’un enfant, ça se réfléchit, on a un certain engagement à respecter et on doit avant tout assurer la sécurité physique et psychologique des jeunes. Cette sécurité-là relève également de la responsabilité du département", conclut-elle.

"Je ne souhaite pas que mon métier d’éducateur se transforme en gardiennage."

« En faisant cet appel à projet, le conseil départemental cherche avant tout la rentabilité économique », confirme un jeune éducateur diplômé depuis trois ans. « Dans mon lieu de travail, il y a actuellement un éducateur pour dix jeunes, je ne souhaite pas que mon métier d’éducateur se transforme en gardiennage. Il est important de poser des jalons pour développer le lien éducatif. Pour moi, cet appel à projet, c’est vouloir faire plus avec moins d’argent. Inévitablement s’il y a une baisse du budget, il y a aussi une baisse de la masse salariale, qui représente 80% des dépenses. »
 
Mobilisés depuis le mois de novembre, associations et syndicats souhaitent avoir un entretien avec le président du Conseil départemental, Christian Gillet, chose qu’ils n’ont toujours pas obtenue. Une affirmation que rejette en bloc la majorité départementale, mail à l'appui. Le 1er juillet dernier, le cabinet du président de la collectivité, Christian Gillet, a transmis un mail "aux représentants syndicaux de l'Asea : "Le 20 juin dernier, vous avez émis le souhait de rencontrer le Président Christian Gillet. Je vous saurai gré de bien vouloir recontacter son secrétariat, afin de convenir d’une date."

L'entourage du président tient à préciser en outre que lors de la dernière session du Conseil départemental, le 20 juin, une délégation syndicale a été reçue par la vice-président en charge des solidarités, Marie-Pierre Martin, et la directrice général adjointe en charge de ces questions, Marie-Claude Catel.












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