Push Up c’est du lourd !


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le Vendredi 6 Août 2010 à 14:00


A Angers, les amateurs de soul music et de groove ayant fait le déplacement vers la scène Tempo Rives du jeudi 5 Août n’ont pas été déçus. Voir et surtout écouter le collectif « Push Up » se produire sur le bord de Maine, ça valait le détour à plus d’un titre. Pour preuve le public toujours aussi nombreux s’était mis debout pour accompagner « Push Up ».



Push up, ça bouge sur scène...
Push up, ça bouge sur scène...
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Push Up, push Up » criait la foule en délire hier soir sur la pelouse de la cale de Savatte à Angers. Elle voulait du son et du mouvement, elle les a eus. Avec « Push Up », ça pompe vraiment fort et ça déborde même de la scène, jusque dans le public. Mais qui est ce groupe qui mélange allègrement funk black et rock blanc, mettant le feu partout où il passe ?

« Push Up », c’est un collectif de musiciens ayant, pour la plupart, une solide carrière à leur actif. Parmi ce groupe particulièrement interactif avec son public on retrouve des chanteurs talentueux qui n’engendrent pas la mélancolie sur scène : la prêtresse du jazz et de la soul Sandra Nkaké, présente l’an dernier à Tempo Rives, Allonymous, le poète déjanté ainsi que le charismatique Karl The Voice. Tous les trois sont accompagnés par l’improbable flûtiste Jérôme Drû, le clavier Jean-Philippe Dary, connu pour ses participations avec Tony Allen et Phoenix, le batteur Nicolas Rajao, le guitariste Matthieu Ouaki et le génial bassiste Séverin Jeanniard.

Avec comme trame de fond l’histoire d’un musicien imaginaire, Quincy Brown, lequel serait un cousin oublié de James Brown et Quincy Jones, rien que ça, les « Push up », donnent de la voix, du rythme et surtout du mouvement, procurant à chacun qu’il soit jeune, ou plus vieux, une furieuse envie de danser. A lui seul ce Quincy Brown retrace l’histoire de chaque membre du groupe. C’est quelqu’un qui leur sert de fil conducteur et permet surtout de diffuser un message d’espoir, de paix et de foi à l’intérieur du collectif mais aussi auprès du public. Et tout ça fonctionne bien, les trois chanteurs, s’imprégnant à tour du rôle du personnage et le mimant dans une chorégraphie teintée d’un bon grain de folie. Mais le public aime.

De l’autre coté de la Maine, le château n’en est pas encore revenu. C’est poétique, c’est festif et amical au point qu’on aurait presque envie de les inviter pour prolonger la soirée. D’ailleurs eux-mêmes n’étaient pas pressés de quitter la scène, répondant aux relances d’un public qui, même s’il n’avait pas payé, voulait visiblement en avoir pour son argent.





Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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