Quand Austin (Texas) goûte aux douceurs angevines...


Rédigé par - Angers, le Vendredi 16 Décembre 2016 à 18:00


Musique, fooding, cinéma, arts... du 9 au 13 novembre dernier, l'association Austin Angers Creative a envoyé à Austin, au Texas, un condensé de ce que pouvait être la culture angevine. Le premier festival Angers Week a ainsi vu le jour en terre texane, garant d'un échange toujours plus fort et novateur entre les deux villes. Angers Mag est allé à la rencontre de ceux qui l'on vécu de l'intérieur.



Tout ou partie des Angevins et Austinites réunis lors de l'Angers Week, au mois de novembre à Angers. Ils sont ici dans le jardin de Samantha Phelps, l'une des chevilles ouvrières de l'échange entre les deux villes. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre.
Tout ou partie des Angevins et Austinites réunis lors de l'Angers Week, au mois de novembre à Angers. Ils sont ici dans le jardin de Samantha Phelps, l'une des chevilles ouvrières de l'échange entre les deux villes. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre.
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Ils viennent avec leur stetson et leurs santiags, nous y allons avec notre béret et nos gros sabots... Si les visuels imaginés (voir à la fin de l'article) par Paul Liaigre pour l'Austin Week -qui a eu lieu à Angers, du 12 au 18 septembre dernier- et l'Angers Week -cette fois-ci à Austin (Texas), du 9 au 13 novembre- empruntent à l'image traditionnelle que chacun se fait de l'autre, ils n'en portent pas mois une dimension très contemporaine. Question de couleurs, et de composition.

Les affiches de ces deux événements organisés à deux mois d'intervalle de chaque côté de l'Atlantique évoquent en tout cas la dynamique qui s'est installée entre les deux villes sœurs d'Angers et Austin : un jumelage récent -un lustre à peine- d'un nouveau genre, fait d'interactions, de transversalité et de curiosités réciproques.
 
Après avoir accueilli une large délégation austinite à la rentrée (lire notre dossier à ce sujet) Angers s'est donc déplacée au Texas, il y a à peine plus d'un mois, sous l'égide de d'Austin Angers Creative. Dans les valises de l'association, un savant mélange de musique (Cherry Plum, Vedett, San Carol, Meduse), de fooding (Le Brin Folk et La Brasserie angevine) de cinéma (festival Premiers Plans) et d'arts (Paul Liaigre pour la photo et le graphisme, Smoh pour le graff'). Bref un panel des savoir faire culturels angevins à même de conquérir Austin, si ce n'est l'Amérique, le temps d'une semaine.
"Dès l'aéroport, on sent qu'on est dans une ville très musicale, avec d'énormes affiches représentant des guitares Gibson" - Nicolas Chavet

Une Amérique avec les yeux rivés sur les urnes, puisque le festival Angers Week a été inauguré au lendemain de l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. De quoi vous refroidir d'un coup l'ambiance d'une ville qui constitue une enclave libertaire dans un Etat (le Texas) ultra-républicain. "C'était un climat particulier", convient Samuel Gallienne, de Cherry Plum, "mais un ou deux jours plus tard, cette élection confortaient ceux qui nous accueillaient à Austin dans leur volonté d'ouverture et d'échanges culturels".

San Carol au Swan Dive, l'un des nombreux clubs de la ville d'Austin. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre
San Carol au Swan Dive, l'un des nombreux clubs de la ville d'Austin. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre
Car le jumelage Austin/Angers, avant d'être institutionnel, est avant tout la rencontre de deux communautés humaines et artistiques. Bichonnés lors de leur séjour en France début septembre, les Austinites ont rendu la pareille aux Angevins, et mitonné une série de concerts ou d'échanges culinaires et graphiques aux petits oignons.

Mais commençons par le commencement, avec... la descente d'avion et la découverte -pour la grande majorité- du sol américain. Quelles premières impressions ? "La clim', partout. Et de la glace, partout aussi", résume Nerlov (Vedett). "Dès l'aéroport, on sent qu'on est dans une ville très musicale, avec d'énormes affiches représentant des guitares Gibson", complète Nicolas (Meduse). Voilà pour les premiers souvenirs à froid, qui vont avec ceux d'entrer dans une autre dimension. Austin et son presque million d'habitants, ça n'est pas Angers. L'étalement urbain y est très important : "Là-bas, tout est à un quart d'heure", détaille Sébastien (Cherry Plum).

L'autre fait marquant, pour tous, c'est le foisonnement des clubs ou autres lieux de diffusion de la musique. "La capitale mondiale de la musique live" n'aurait donc pas usurpé son nom ? "Il y a peut-être 300 clubs avec, pour certains plusieurs scènes et trois artistes qui s'y succèdent par soir". Un rapide calcul permet de mettre les choses en perspectives : ça fait peu ou prou 1 000 concerts chaque soir...

Au Butterfly Bar, Meduse a assuré son concert lors d'une après-midi entièrement angevine. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre
Au Butterfly Bar, Meduse a assuré son concert lors d'une après-midi entièrement angevine. Crédit photo : Paul "Pilou" Liaigre
Autant dire que les groupes angevins ne sont pas arrivés en terrain conquis, mais devant un public "habitué à bouffer de la musique tout le temps", explique Maxime (San Carol). Une audience "qui donne l'impression d'être moins concentrée par les concerts, mais n'hésite pas à te faire un retour ensuite", reprend Sébastien. Chaque groupe présent a ainsi pu "tester" les ambiances de quatre ou cinq clubs différents -Swan Dive, Stay Gold, Cheer Up Charlies, The Blackheart, ABGB...- disséminés un peu partout dans la ville et chaudement recommandés par leurs hôtes austinites.
"Il y a là-bas un côté très instinctif qui me plaît. C'est un bon carrefour pour se balader un peu partout en Amérique..." - Smoh

Une seule fois, l'ensemble de la délégation angevine s'est réunie en un même lieu, pour une série de représentations au Butterfly Bar, "un cour privée avec des foodtrucks, un peu dans l'esprit de ce qu'était L'Embarquement, à Mûrs-Erigné". De quoi faire naître l'idée, pour une prochaine édition, d'un lieu unique pour attirer du public tout au long de la semaine. Il n'empêche, les musiciens angevins présents durant Angers Week ont pu créer ou renforcer les liens avec les musiciens du cru (Ash Grey, Kalu James, le projet ATX6) et échanger "sur des réalités très différentes : la condition de musicien n'a rien de comparable entre la France et les Etats-Unis", avance Stw (Vedett).

L'expérience austinite s'est donc avérée riche pour chacun, et pas seulement du point de vue musical. Pierrick Le Drian, la patron du Brin Folk, après avoir reçu le chef Rick Lopez lors de l'Austin Week, a lui profité de sa semaine texane pour découvrir le gigantisme à la sauce US, à l'ABGB, 500 repas par soir. "C'est une autre dimension, mais leur approche du produit est très intéressante. Là-bas, tout le monde se dit chef en 2 secondes, il y a moins d'exigence qu'ici, mais on peut vraiment se nourrir respectivement de nos expériences." La preuve ? "Les escargots frits" cuisinés par Pierrick devraient rejoindre la carte de Lynzy Moran et de son Bâton Créole, aperçu lors des deux derniers Levitation France. A l'inverse, le patron du Brin Folk servirait bien "l'accord salade", goûté à l'ABGB, au sein de son propre établissement.
 
S'il en est un qui a sillonné la ville durant cette semaine austinite, c'est l'artiste et grafeur Smoh. "J'ai été tout le temps un peu à l'écart des autres Angevins, à droite à gauche avec des artistes de là-bas. On peignait tout le temps, les gens adorent ça. Notamment dans l'EastSide, ils en mettent partout !", se rappelle-t-il. "Il y a là-bas un côté très instinctif qui me plaît. C'est un bon carrefour pour se balader un peu partout en Amérique..."
 
Pour certains, l'idée d'une installation outre-Atlantique semble faire son chemin. En attendant, c'est bien l'échange entre Austin et Angers, fort des énergies de chacun, qui sort renforcé du dernier trimestre 2016. Qui montre que l'on peut porter à la fois et avec classe, le stetson et le béret...

Quand Austin (Texas) goûte aux douceurs angevines...




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par Joe le mec de droite le 17/12/2016 07:44 (depuis mobile) | Alerter
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Très bonne initiative que ce jumelage ! En revanche, pourquoi faut-il toujours que les journalistes étalent leur partisanisme ? Pourquoi l''élection de Trump refroidirait automatiquement l''ambiance ? Quel rapport avec la Angers Week ? Moutons, va !

2.Posté par L''américaine le 17/12/2016 11:15 (depuis mobile) | Alerter
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Sachant que le public de la musique pop alternatif à Austin est un public plutôt gauche, on peut dire que le journaliste en question ne raconte que la simple vérité. C''était une ambiance froide après une enorme déception pour les événements constatés








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