Quand la création étudiante rencontre les pros du métier


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le Mardi 15 Mars 2016 à 07:55


Depuis l’année dernière, la direction de la culture et des initiatives de l’Université d’Angers propose des ateliers de pratique entre étudiants et professionnels. Des ateliers dont la restitution aura lieu lors de la 4e édition du Festival de la création universitaire, du 16 au 24 mars prochain.



« Tout le monde s’investit dans l’échafaudage de cet objet théâtral », se réjouit Nicolas Berthoux, metteur en scène de la Compagnie Mêtis.
« Tout le monde s’investit dans l’échafaudage de cet objet théâtral », se réjouit Nicolas Berthoux, metteur en scène de la Compagnie Mêtis.
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« On reprend ce qu’on a travaillé la dernière fois, pour ceux qui n’étaient pas là… » Comme tous les lundis soirs, la troupe d’étudiants-comédiens se retrouve à La Passerelle sur le campus de Belle-Beille, autour de Nicolas Berthoux, metteur en scène professionnel au sein de la Compagnie Mêtis. Comme tous les lundis soirs ? Presque. « On a déjà annulé quelques séances », s’amuse Nicolas Berthoux. « La principale difficulté, c’est l’absentéisme. Quand ils ont des partiels, c’est compliqué de répéter ».

Un hic qui résume à lui seul la rencontre entre théâtre professionnel et amateur, permise depuis l’année dernière aux étudiants de l’Université d’Angers détenteurs de la Carte culture* et la mise en place d’ateliers encadrés par des professionnels. Avec une échéance: le Festival de la création universitaire qui compte dans son programme plusieurs restitutions d’ateliers de ce type, qu’il s’agisse d’arts de la rue avec la Compagnie RadDam, de musique avec la fanfare A la Gueule du Ch’val ! ou de ciné-concert avec Zenzile et La Ruda.

« C’est une belle opportunité d’avoir ce regard sur notre travail », estime Marie, 25 ans, étudiante en Histoire qui a, un temps, envisagé de faire du théâtre son métier. Pour Estelle, 23 ans, qui aimerait elle aussi en vivre, cette rencontre est synonyme de réseau.
"Il y a un dynamisme dans le théâtre universitaire en matière de pratique. Mais les étudiants ne vont pas assez au théâtre" - Nicolas Berthoux

Depuis novembre, la petite dizaine de comédiens bûchent donc, chaque semaine, sur le thème de la première guerre mondiale. « L’année passée, des étudiants en archivistique ont initié un projet sur 14-18 et réalisé des fiches de synthèse sur des personnages de l’époque », résume Nicolas Berthoux, dont la compagnie travaille elle-même sur la Grande guerre depuis 2014, avec son spectacle, « RPG 14 ». « Des étudiants en lettres ont ensuite pris le relais avec une finalité spectaculaire ». Ce n’est qu’à la rentrée dernière que les apprentis comédiens se sont emparés de ce matériau pour le théâtraliser. « Cela nous a permis de nous l’approprier », reconnaît Emmanuel, 20 ans, étudiant en biologie et pur néophyte en théâtre.

De la matière étudiante de A à Z donc. « Tout le monde s’investit dans l’échafaudage de cet objet théâtral », se réjouit Nicolas Berthoux, « metteur en scène des visions des étudiants ». « A priori, il y a un dynamisme dans le théâtre universitaire en matière de pratique. Mais les étudiants ne vont pas assez au théâtre. Ce qui est intéressant avec eux, c’est donc de dépoussiérer le théâtre, de les attirer, comme on tente de le faire depuis nos débuts avec la Compagnie Mêtis. » Un premier nettoyage initié par ces ateliers et que l’on pourra juger sur pièce pendant le Festival de la création universitaire.

*qui offre aussi droit à des tarifs préférentiels dans certains lieux de spectacles.

La création universitaire tous azimuts

Rien ne semble pouvoir arrêter le Festival de la création universitaire qui, pour sa 4e édition, continue de se développer tous azimuts. Tant en termes d’exploration dans la cité (il compte quatre nouveaux lieux de représentation, dont la gare), qu’en dehors. « On a un peu craqué cette année », admet dans un sourire Sophie Génot, coordinatrice de l’événement. L’affiche compte ainsi deux troupes parisiennes, une lyonnaise, une clermontoise et…une allemande, en plus des nombreuses compagnies angevines, toutes écoles confondues.
En succédant, en 2013, au festival de théâtre universitaire « De Cour à jardin », créé en 2008, le Festival de la création universitaire a misé sur la pluridisciplinarité et multiplie depuis les partenariats. A l’image de celui renforcé entre le Quai et l’Université d’Angers : Frédéric Bélier-Garcia, le directeur du Centre dramatique national est, cette année, parrain du Festival. Ou, encore à l’image de cette soirée du 22 mars, programmée par le Chabada au Musée des Beaux-Arts, avec le festival Premiers Plans, dans le cadre de la semaine de la création universitaire… Vous suivez ? Un carton qui a totalisé plus de 3400 entrées l’année dernière, auxquelles s’ajoutent les 1500 spectateurs du reste du festival.
« Avant, on rassemblait beaucoup de « tout public ». Maintenant, il y a de plus en plus d’étudiants et de personnel de l’Université d’Angers ». Le public universitaire représentait 16 % des spectateurs en 2013… 74 % l’année dernière. Combien cette année ? Réponse du 16 au 24 mars.
 












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