Quand la mémoire nous fait défaut : une conférence pour comprendre ses mécanismes.


Rédigé par Coralie Ganivet - Angers, le 18/11/2011 - 21:29 / modifié le 18/11/2011 - 21:32


Dans le cadre de sa politique de santé publique, la ville organisait hier soir une conférence-débat intitulée « la mémoire à tous les âges » au Grenier St Jean. Une première à Angers qui s’est soldée par un franc succès.



Plusieurs dizaines d'Angevins ont suivi la conférence hier soir au Grenier Saint Jean sur la mémoire.
Plusieurs dizaines d'Angevins ont suivi la conférence hier soir au Grenier Saint Jean sur la mémoire.
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La perte de mémoire n’est pas un de ces sujets brûlants qui font l’actualité. Et pourtant, nous sommes tous confrontés à des oublis qui nous font répéter cette expression devenue coutumière : « C’est le début d’Alzheimer » ! Alors pour palier les craintes des Angevins et les aider à découvrir les mécanismes de la mémoire et les méthodes qui permettent de la travailler, neurologues, psychologues et psychiatres les ont réuni hier soir.

Un peu après 18 heures, deux exposés ont lancé le débat. Le premier, assuré par le docteur Le Gall, professeur en neuropsychologie à l’Université d’Angers, portait sur le thème : « La mémoire, comment ça fonctionne ? ». Le second, dûment intitulé « Oublier, est-ce toujours un problème », était présenté par le docteur Chauviré, neurologue au CHU d’Angers. Ces exposés, traduits en langue des signes française et retranscrits sur un écran pour les personnes malentendantes, ont été ponctués par une table ronde.

Après avoir appris à distinguer les différents niveaux qui constituent la mémoire à l’auditoire, le docteur Le Gall s’est attaché à expliquer son processus d’évolution : « Dans notre quotidien, la mémoire est en perpétuelle développement. Elle se transforme tout au long de notre vie ». Et si elle n’est plus aussi performante à 60 ans qu’à 20, il n’est pas question pour autant de céder à la panique. « On peut tous avoir des problèmes de mémoire sans que ce soit forcément pathologique », a assuré le docteur Chauviré. « Les troubles du sommeil, psychologiques ou thyroïdiens, la prise de certains médicaments, l’alcool ou encore les autres toxiques comme le cannabis peuvent entrainer des pertes de mémoire ». De quoi rassurer l’assemblée qui s’était vu exposer les signes précurseurs de la maladie d’Alzheimer quelques minutes auparavant.

Ce que les Angevins présents ont donc retenu de cette conférence, c’est qu’il est normal d’oublier. Et pour palier ces occasionnelles pertes de mémoire, tous ont leur solution. « Entre le travail, les enfants, les tâches ménagères et les rendez-vous personnels, il m’arrive parfois de tout mélanger. Alors pour être sûre de tout faire dans l’ordre et de ne rien oublier, j’utilise des post-it », confiait Jacqueline à l’issue de la soirée. Claude, son époux, compte lui sur son agenda électronique lorsque sa mémoire lui joue des tours.

A chacun ses trucs et astuces donc. Mais le plus important, comme l’ont très justement rappelé les spécialistes durant la table ronde, reste « d’avoir une bonne hygiène de vie et de stimuler continuellement sa mémoire afin de minimiser les risques de maladie ».



















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