Quand le rock angevin s'exporte au Texas

Quand le rock angevin s'exporte au Texas (4/5)


Rédigé par Sébastien MICHAUD - Angers, le Jeudi 15 Mai 2014 à 07:38


Capitale du Texas jumelée à Angers depuis 2012, Austin accueillait du 1er au 4 mai la 7e édition de son « Austin Psych Fest ». 4 jours de concerts regroupant la crème de la scène rock psychédélique américaine et européenne. Parmi les quelque 80 groupes présents (!!!), les Angevins d’Eagles Gift et, en coulisses, une délégation de la structure Austin Angers Music.

Journaliste à Chérie FM et co-animateur de l'émission Rocking Angers sur Angers Télé, Sébastien Michaud était du voyage. Toute cette semaine, il nous en raconte l'essentiel.



Au deuxième jour de l'Austin Psych Fest (photo Sébastien Michaud).
Au deuxième jour de l'Austin Psych Fest (photo Sébastien Michaud).
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Samedi 3 mai : Stw n’est pas rentré avec l’équipe angevine hier soir. Je le retrouve en milieu de matinée, lunettes de soleil vissées sur le nez, de retour d’une longue, très longue « aftershow party » organisée par les Dandy Wharols…

Visionnage sur ordi du concert de la veille, filmé par Lucas, co-réalisateur d’un documentaire immortalisant le trip texan du groupe et destiné à être projeté en septembre prochain à Angers, dans le cadre du festival « Levitation » (on vous en reparlera !).

Retour en fin d’après-midi au festival. Backstage, impossible de ne pas remarquer l’immense Faris Badwan, le chanteur de The Horrors, avec sa dégaine à la Joey Ramone, ni Joel Gion, « Mr Tambourine Man » de Brian Jonestown Massacre, avec sa gueule et ses rouflaquettes à la Nicholson période « Vol au dessus d’un nid de coucou ». La faune qui les entoure n’est pas mal non plus : cow-boys tatoués, blondes filiformes (très) court-vêtues, néo baba cool… Une galerie de portraits hauts en couleurs auprès de laquelle les festivaliers font finalement pâle figure.

Pauvres festivaliers d’ailleurs : malgré la chaleur étouffante, impossible pour eux de piquer une tête dans les eaux du Colorado. Baignade interdite pour cause de serpents venimeux ! Au-dessus du fleuve, un aigle décrit des cercles : « Hommage au concert des Eagles Gift ! », sourit Romain.

De retour des berges, rencontre avec un des musiciens du collectif français La Femme. Histoire de fêter au mieux le succès de leur concert, la veille, notre ami déambule pieds nus, hilare, en mini short et peignoir de boxer, totalement en phase avec les brins d’herbe, les oiseaux, le peuple américain et les éléments du cosmos (filme Lucas, filme !!).

"Etre catalogué psychédélique, ça vous convient ?"

Un musicien de Kadavar (photo Sébastien Michaud).
Un musicien de Kadavar (photo Sébastien Michaud).
Après 18 refus du manager, Lucas et moi parvenons enfin à décrocher une petite interview filmée du chanteur de Temples, sosie très convaincant de Marc Bolan. Avec son 1er album, « Sun Structures », le groupe anglais vient de décrocher la timbale. Un petit chef d’œuvre de pop kaléidoscopique, matinée de chœurs à la Byrds et Beatles. « Être catalogué psychédélique, ça vous convient ? » Moue dépitée du garçon : « Je m’en fous… »

Plus loquaces, en revanche, les Allemands de Kadavar : déjà aperçu l’an passé au Chabada, le combo a livré la veille un concert impressionnant de maîtrise. Backstage, un des musiciens nous confie sa déception de ne pas pouvoir rencontrer ses héros, Black Sabbath, programmés comme eux en juin prochain au Hellfest, mais à deux soirées d’écart… Ach ! Gross Malheur !

20h15 : Temples investit la « Reverbation Stage » et déroule un set propre, appliqué mais sans doute un peu trop sage. Dommage, le public attendait sans doute autre chose qu’un simple copier-coller de l’album.

Autre déception, et de taille celle-là : The Horrors. Le parti pris synthétique-alambiqué des deux derniers albums semble avoir du mal à passer l’épreuve de la scène. Et dans le genre amorphe dédaigneux, difficile de trouver pire que Faris Badwan…

Heureusement, en clôture de cette 2nde journée, Brian Jonestown Massacre met tout le monde d’accord. Le gang de San Francisco offre au public une prestation calme, sans grande folie, mais marquée d’une aisance et d’une sincérité jamais démentie. Bref, comme le résume Germain Kpakou, bassiste angevin de Daria et membre d’Austin Angers Music, « la classe américaine ! »

20h15 : Temples investit la « Reverbation Stage » et déroule un set propre, appliqué mais sans doute un peu trop sage (photo Sébastien Michaud).
20h15 : Temples investit la « Reverbation Stage » et déroule un set propre, appliqué mais sans doute un peu trop sage (photo Sébastien Michaud).












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