Quand le rock angevin s'exporte au Texas

Quand le rock angevin s'exporte au Texas (5/5)


Rédigé par Sébastien MICHAUD - Angers, le Vendredi 16 Mai 2014 à 07:29


Capitale du Texas jumelée à Angers depuis 2012, Austin accueillait du 1er au 4 mai la 7e édition de son « Austin Psych Fest ». 4 jours de concerts regroupant la crème de la scène rock psychédélique américaine et européenne. Parmi les quelque 80 groupes présents (!!!), les Angevins d’Eagles Gift et, en coulisses, une délégation de la structure Austin Angers Music.

Journaliste à Chérie FM et co-animateur de l'émission Rocking Angers sur Angers Télé, Sébastien Michaud était du voyage. Toute cette semaine, il nous en raconte l'essentiel.



Cosmonauts : "la première vraie belle surprise de ma soirée" (photo Sébastien Michaud).
Cosmonauts : "la première vraie belle surprise de ma soirée" (photo Sébastien Michaud).
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Dimanche 4 mai : dernière ligne droite du « Psych Fest ». La soirée de la veille, de retour du festival, a été dignement arrosée sur fond de 13th Floor Elevator, Love, Dandy Wharols, Buzzcocks… Au petit matin, sur la terrasse, séance de rasage mémorable d’Hugo et Germain, au son de la Walkyrie. Les voilà arborant désormais (fièrement ?) une barbe taillée façon Lemmy de Motorhead ! Pour fêter l’événement, Wagner cède la place à « Ace Of Spades »…

Les Eagles Gift sont ravis en découvrant sur le net le film de la session acoustique enregistrée backstage l’avant-veille. KUTX Austin a bien fait les choses : le son de « Opposing Alliance » est parfait et les images dignes d’un clip.

De retour sur le site du Carson Creek Ranch, le vent s’est levé. On avale des kilos de poussière et de nombreux festivaliers, foulards sur le visage, prennent des allures de Dalton. Au hasard de la programmation de ce dernier jour, je file sous la « Levitation Tent » pour le set de Secret Colours, un combo de Chicago aux accents britpop. Refrains souvent dignes d’oubli et chant désespérément plat : difficile d’accéder au 7eme ciel, sauf peut-être quand leurs guitares durcissent un peu le ton.

Les californiens de Cosmonauts, en revanche, constituent la première vraie belle surprise de ma soirée. Mise en orbite immédiate via le chant traînant du duo Derek Cowart/Alexander Ahmadi et leurs guitares abrasives. Un psych rock garage à la puissance irradiante, lorgnant avec classe vers le son shoegaze de Ride et autres Spaceman 3.

Instant surréaliste alors que les Cosmonauts quittent la scène : la sono balance à plein volume les « Cactus » de Dutronc… L’explication ? Christian Bland, des Black Angels (organisateurs du festival), est fan !!

Chant incantatoire, hurlements et déluge de larsens

Toy : "Des giclées de guitares bouillonnantes au service d’un noisy rock hypnotique" (photo Sébastien Michaud).
Toy : "Des giclées de guitares bouillonnantes au service d’un noisy rock hypnotique" (photo Sébastien Michaud).
Retour sous la grande tente ou Toy met définitivement le feu aux poudres. Les 4 de Brighton, malgré leur statisme, dégagent en concert une énergie phénoménale. Des giclées de guitares bouillonnantes au service d’un noisy rock hypnotique. 100 fois meilleur que sur album.

Un peu plus tard, The War On Drugs finit d’ailleurs de me convaincre que planant ne rime pas nécessairement avec rasant. Sur un tempo beaucoup plus lent que ses prédécesseurs anglais et appuyé par un chant à la Dylan (celui des 60-70’s, rassurez-vous), le groupe de Philadelphie fait s’élever guitares et claviers sans que jamais ces derniers ne retombent. Un set en constante apesanteur.

Comment, dans ce contexte, réussir à supporter plus de 15mn du set de Panda Bear sans user de substances illicites ? Echappé du groupe de rock new-yokais Animal Collective, Noah Lennox, seul sur scène devant son clavier, développe une électro amorphe et expérimentale bien difficile à digérer… Dès lors, autant faire le grand écart et filer assister aux dernières 20 minutes du concert de Bo Ningen. Dire que ces japonaises (accompagnées d’un batteur), sont « allumées » serait en dessous de la vérité…

Bo Ningen offre à un public figé et estomaqué une sorte de trash métal psychédélique d’une puissance comparable à celle d’un Boeing 747 au décollage. Gesticulations incessantes sous stroboscopes, grimaces, guitares brandies à bout de main, chant incantatoire, hurlements et déluge de larsens. En conclusion de la soirée, le set des vétérans anglais de Loop et leur mur de guitare à la My Bloody Valentine sonnera en comparaison presque inoffensif…

Voilà, c’est fini. 3 jours de « Levitation ». 3 jours de découvertes, de déceptions ou de jubilation. Tenté par la même expérience ? Patience et rendez-vous les 19 et 20 septembre prochain au Chabada…












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