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Divers locales

Quel avenir pour Angers 7 ?


Rédigé par - le 11 Novembre 2009 à 09:18


Petite sœur de Nantes 7, actuellement en redressement judiciaire, la télé locale Angers 7 qui diffuse sur le réseau TNT par l’intermédiaire de la chaine nantaise, pourrait se retrouver rapidement en difficulté si aucune solution n’est trouvée rapidement. Les angevins pourraient perdre leur unique chaine de télévision locale.



Les locaux d'Angers 7, rue de la Rame, à Angers
Les locaux d'Angers 7, rue de la Rame, à Angers
C’est le 18 Novembre prochain que les salariés de la télévision locale Nantes 7 sauront fixés sur leur sort. Nantes 7 a été placée en redressement judiciaire le 2 septembre dernier, les actionnaires dont le principal, le groupe Ouest France (34%), refusant de combler un déficit de dix millions d’Euros en cinq ans. La chaine associative TéléNantes subventionnée par la ville, laquelle émettait en soirée sur le même canal que Nantes 7, a proposé un projet de reprise jugé socialement faible par le Tribunal de Commerce de Nantes. L’affaire devait être jugée le 4 Novembre dernier, mais le jour même un groupe de salariés de la chaine, associé à des entreprises nantaises, a proposé une seconde offre de reprise. L’affaire sera représentée devant le tribunal de Commerce de Nantes le 18 Novembre.

Quoique moins importante, la chaine angevine Angers 7 bénéficie des services de diffusion sur le réseau TNT et de la régie publicitaire de sa grande sœur nantaise. Cette mutualisation des services permet à la chaine locale d’étendre sa zone de diffusion bien au-delà de la seule ville d’Angers. Mais le problème angevin ne réside pas seulement dans la diffusion

Si Ouest France devrait retirer par voie de conséquence avec Nantes, ses parts de de la chaine angevine, c’est surtout la décision de la société d’économie mixte SERCA (Société d'études, de réalisations et de communication d'Angers) qui pose problème. Cette dernière qui finance la chaine pour le compte de la ville d’Angers à hauteur de 33.5%, a décidé de prononcer sa dissolution anticipée pour des raisons économiques. L’affaire fait grand bruit dans les rangs du Conseil Municipal d’Angers. « Existe-t-il une volonté politique du maire en faveur du maintien d'une télévision locale ? Face au silence du maire on peut en douter et craindre le pire pour les salariés d'Angers 7. » disait Emmanuel Capus, conseiller municipal de l’opposition après la séance du 2 Novembre.

La municipalité qui se montre très préoccupée par l’affaire et notamment pas le sort des 15 salariés d’Angers 7 souhaite étudier, avant de prendre une décision, toutes les hypothèses permettant d’assurer le maintien de la chaine. Cette dernière précise que le modèle économique imposé par le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) en 2006 a montré toutes ses limites et ne permet pas, dans l’état actuel, de maintenir l’équilibre financier de la chaine angevine. L’avenir n’est donc pas très rose pour Angers 7.

Reste maintenant à savoir si, dans le cas où la chaine nantaise cesserait d’émettre, ou si le repreneur ne souhaiterait pas continuer selon le processus actuel, Angers 7 serait capable de financer seule son fonctionnement. Ce ne sont pas les maigres recettes publicitaires, bien inférieures à celles qui sont nécessaires pour assurer l’autonomie de la chaine, qui pourraient le permettre. A moins que la ville d’Angers et des entreprises locales mettent la main au porte-monnaie pour combler un déficit qui risque d’être en forte augmentation. Si elle veut continuer à vivre la télé angevine devra certainement s’inventer un nouveau modèle économique.

Pour notre part nous appelons au maintien d’une chaine qui, même si elle n’a pas les moyens de diffuser une programmation continue en totale autonomie, a su se faire une place dans le paysage médiatique angevin, avec notamment un JT de bonne facture. Toutefois, même si nous avons des idées sur le sujet, ce ne sont pas nos maigres finances qui pourront lui venir en aide. Nous nous mettons aux cotés des 15 salariés qui se battent comme des beaux diables pour maintenir cet outil d’information.


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