Recherche, l'ambition végétale angevine en sa maison


Rédigé par - Angers, le 10/09/2015 - 08:30 / modifié le 10/09/2015 - 09:47


A la frontière de Belle-Beille et Beaucouzé, il abrite désormais près de 300 acteurs de la recherche et du développement des filières végétales. Mercredi, l'inauguration du Campus du Végétal a été l'occasion pour les acteurs politiques du territoire de réaffirmer ensemble les ambitions d'Angers et de l'Anjou pour le secteur.



Recherche, l'ambition végétale angevine en sa maison
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Neuf prises de parole pour une inauguration ! Pour prendre la mesure de la dimension partenariale du Campus du Végétal, il suffisait jeudi après-midi d'arriver à l'heure pour les discours, rue Georges Morel. Et de faire simplement preuve d'un petit peu de patience...

Car un peu moins de deux ans après le lancement des travaux, aucun des acteurs de ce projet n'a été oublié à à l'heure de rappeler et préciser le rôle qu'il a joué dans sa réalisation, la place qu'il y occupe aujourd'hui, mais plus encore l'ambition qu'il porte désormais à travers lui. Une ambition qu'on peut résumer ainsi : asseoir Angers à la première place nationale, voire européenne en matière de recherche et de développement sur les filières végétales spécialisées.

Et c'est sans doute là le principal enseignement de cette inauguration collective : assumer cette ambition semble bel et bien aujourd'hui, à Angers mais aussi au niveau régional, une volonté partagée. "Il y a dix ans, il n'y avait pas de pôle de compétitivité pour porter ce secteur, ses 4000 entreprises et 30 000 emplois. Ses forces étaient importantes mais elles étaient territorialement dispersées" a rappelé Christophe Béchu, le président d'Angers Loire Métropole, en saluant "la dynamique" incarnée aujourd'hui par le Campus du Végétal.

"Une étape presque historique" pour Christian Gillet, le président du Conseil départemental de Maine-et-Loire, qui a porté la maitrise d'ouvrage du projet, quand Christophe Clergeau, le 1er vice-président du Conseil régional, pourtant en pleine campagne, saluait sans réserve "la continuité de la mobilisation des équipes au delà des échéances électorales" et la qualité du travail entre partenaires (de bords politiques différents, s'entend) pour concrétiser ce projet.

Maison de la recherche et Maison du Végétal

Construit à proximité immédiate du site angevin de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), le Campus du Végétal regroupe en un même site, mais dans deux bâtiments différents, des ingénieurs et chercheurs issus de différents établissements angevins d'une part, les sièges de Végépolys, le pôle de compétitivité du végétal, et de Plantes&Cité, le centre technique national sur les espaces verts et le paysage urbain d'autre part.

Les premiers, au nombre d'environ 250, sont issus de l'Université d'Angers, d'Agrocampus Ouest, de l'Inra et de l'Ecole Supérieure d'Agriculture, lesquels ont donc choisi de mutualiser moyens et équipements techniques en matière de recherche végétale sur près de 8000 m2 de bureaux et laboratoires mais aussi des serres d'expérimentations. On trouve là, entre autres, l'unité mixte de recherche de l'Institut de Recherche en Horticulture et Semences (IRHS), le laboratoire de Substances d'Origine Naturelle et Analogues Structuraux (SONAS) ou encore le Groupe de recherche en agroalimentaire sur les produits et procédés (GRAPPE).

A côté de cette Maison de la Recherche, la Maison du Végétal abrite (depuis un an) le siège de Végépolys et de sa vingtaine de collaborateurs. "Il manquait un lieu emblématique à la hauteur de l'ambition mondiale du pôle, a rappelé son président Jacques-Antoine Cesbron, Terra Botanica est sa vitrine publique, le Campus est désormais sa vitrine professionnelle." Aux côtés de Végépolys, la douzaine de salariés de Plantes et Cité travaillent à étudier et expérimenter l'amélioration des pratiques de gestion des espaces verts des collectivités territoriales, pour le compte aujourd'hui de près de 500 adhérents.

Au total, le Campus du Végétal a nécessité un investissement de 22,7 millions d'euros dont 20,2 pour la Maison de la Recherche, co-financé par le Département (6,5M€), l'Europe (5M€), la Région Pays-de-la-Loire (4,5€M), Angers Loire Métropole (4,5€M) et l'Etat (2,2M€).



 




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