Rentrée scolaire : opération de solidarité pour les familles modestes


Rédigé par - Angers, le 25/08/2015 - 07:50 / modifié le 25/08/2015 - 16:29


Mardi prochain 1er septembre, les enfants reprendront avec joie le chemin de l’école. Une rentrée scolaire dont certaines familles, en grande difficulté, peinent à supporter le coût. Depuis 5 ans, en Maine-et-Loire, le Secours Populaire s’associe à la coopérative scolaire Sadel et plus récemment à la mutuelle MAE, pour aider ces familles et réduire l’inégalité en matière de rentrée scolaire.



Les partenaires de l'opération rentrée scolaire solidaire (G. Maximos (Sadel) S. Lepage (SPF) et E. Neff (MAE)
Les partenaires de l'opération rentrée scolaire solidaire (G. Maximos (Sadel) S. Lepage (SPF) et E. Neff (MAE)
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La situation sociale ne s’améliore pas et de plus en plus de familles appréhendent la rentrée scolaire », explique Stéphane Lepage, le secrétaire départemental du Secours Populaire Français. «  La détresse financière des familles, de plus en plus nombreuses, que nous accueillons dans nos permanences entame injustement les chances de réussite de leurs enfants et donc de leur avenir ».
 
La Sadel, société coopérative scolaire au service des savoirs, dont le siège est installé à Brissac-Quincé (49), est bien placée pour constater que « la rentrée scolaire présente un coût important pour les familles les plus modestes ». Et ceci malgré des prix calculés au plus juste pour ne pas trop déstabiliser le pouvoir d’achat des familles.
 
« Bien qu’elle soit réputée gratuite, la scolarité induit des coûts qui malgré les aides financières existantes et notamment l’allocation de rentrée scolaire, sont lourds à supporter », appuie Stéphane Lepage. « Si les principales dépenses s’effectuent lors de la rentrée de septembre, elles ne doivent pas cacher toutes celles qui s’ajouteront tout au long de l’année, pour la scolarité, mais aussi pour les activités sportives et les activités périscolaires (TAP) et même les assurances ».
 
C’est pour venir en aide à ces enfants, « premières victimes de la précarité », que le Secours Populaire organise depuis 5 ans, en collaboration avec la Sadel et plus récemment de la Mutuelle Assurance de l'Education (MAE), l’opération « Rentrée solidaire ».  
 
« La plupart des familles que nous accueillons vivent avec seulement 6 € par jour » - Stéphane Lepage (Secours Populaire)

Le principe est simple puisqu’il s’agit de constituer avec l’aide des clients de la société coopérative un kit de rentrée scolaire, couvrant l’essentiel des besoins (trousse, crayons, cahiers, ..) d’une valeur moyenne 25 €. « Les clients peuvent participer en  déposant des articles neufs, achetés en double pour la plupart, dans une grande urne située dans l’entrée du magasin, laquelle a pour slogan :  Un pour toi = Un pour moi », explique Georges Maximos, le directeur de la Sadel Angers. « Ce geste ne couvre pas l’essentiel des besoins, nous apportons le reste. Mais l’objectif, c’est d’abord de sensibiliser nos clients à la situation dans laquelle se trouvent certaines familles et encourager la solidarité ». Et pour les motiver, un jeu sur le thème de la Convention des Droits de l’Enfant, est organisé dans les trois magasins, à Angers, Nantes et Rennes. Il permet de gagner des bons d’achat dont l’équivalent est reversé au Secours Populaire.
 
Trois kits scolaires sont ainsi préparés : un pour le primaire, un pour le collège et autre pour le lycée, les familles participant selon le type de kit à hauteur de 2 à 7 €. « Une participation indispensable pour montrer qu’il ne s’agit pas d’un cadeau et pour permettre aux familles de garder une certaine dignité », appuie Stéphane Lepage.
 
Si la première année, le Secours Populaire et la Sadel ont pu faciliter la rentrée de 150 enfants, pour la rentrée 2015/2016, ils visent à en soutenir plus de 750, dont 570 pour les fournitures scolaires, 130 pour les activités sportives et 50 pour les assurances scolaires et familiales. « Les fournitures scolaires constituent une dépense importante, mais les transports scolaires, l’accès à la pratique sportive et culturelle, le renouvellement de la garde-robe, viennent s’ajouter à ces dépenses tout au long de l’année », soulignent les trois partenaires.
 
Revenant sur l’Allocation rentrée scolaire (ARS) distribuée par la Caisse d'Allocations Familiales, Stéphane Lepage a tenu à mettre les choses au point par rapport à ce qu’il a pu lire ou entendre dernièrement : « Nos bénéficiaires ne profitent pas de cette allocation pour s’acheter une télévision. La plupart des familles et notamment les familles monoparentales que nous accueillons vivent avec seulement 6€ par jour et je peux vous dire qu’elles appréhendent la rentrée. On n’a pas pour habitude de distribuer les aides n’importe comment  et à  n’importe qui ».
 

Bon à savoir

Créée en 1955 par Albert Charleux, secrétaire général de l’inspection académique  et Elie Beaupère, secrétaire général du Syndicat national des instituteurs (SNI) deux hommes qui œuvrent, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale pour la rénovation de l’enseignement, la laïcité et l’égalité des chances, la Société Angevine d’Édition et de Librairie (SADEL), fête cette année ses 60 ans d’activité au service de l’enseignement.
 
Pour marquer cet anniversaire, diverses activités sont organisées tout au long de l’année, dont la dernière en date, une kermesse à l’ancienne, dans les locaux de la rue de Vaucanson en juin. D’autres temps forts sont également prévus pour le personnel et les partenaires de la Sadel, laquelle  est devenue en un demi-siècle l’un des acteurs de tout premier plan en matière de fournitures et ouvrages scolaires, papeterie, production littéraire et fournitures administratives, pour l’enseignement, mais pas seulement.  
 
Membre de l’Inter Réseau de l’Économie Sociale et Solidaire en Anjou (IRESA), la Sadel qui défend avant tout des valeurs humanistes, laïques et citoyennes, participe et contribue au développement de l’Économie Sociale et Solidaire.




Yannick Sourisseau
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