Restless : Quand la mort devient une leçon de vie...


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Jeudi 6 Octobre 2011 à 21:25


Depuis que ses parents sont morts, Enoch Brae a un nouveau passe temps. Alors que les jeunes de son âge vont au lycée, lui s’incruste aux enterrements. C’est à un de ces enterrements qu’il rencontre Annabel Cotton, jolie jeune fille, en phase terminale d’un cancer. Ensemble, ils vont défier le destin, et même la mort.



Enoch Brae (Henry Hopper) et Annabel Cotton (Mia Wasikowska) à la sortie d’un enterrement.
Enoch Brae (Henry Hopper) et Annabel Cotton (Mia Wasikowska) à la sortie d’un enterrement.
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Enoch Brae (Henry Hopper, le fils de Dennis) est un jeune homme dont l’occupation favorite est de s’inviter aux enterrements. Avec son allure de croquemort, il est vite repéré par Annabel Cotton, une jeune fille exaltée par un amour de la nature et de la vie. Au fil des rencontres, les deux personnages se découvrent, et nous les découvrons.

Enoch a perdu ses parents, dans un accident de voiture. Suite à l’accident, il passe 3 mois dans le coma, manquant l’enterrement de ses parents. Depuis son réveil, il court les célébrations funèbres comme pour retrouver l’adieu dont il a été privé. On découvre qu’Annabel est atteinte d’un cancer qui va bientôt la tuer.

A première vue, tout semble opposer ces deux personnages. La première fois qu’ils se rencontrent, Enoch est habillé en noir (comme il l’est tout le temps), alors qu’Annabel donne l’impression d’être habillée en clown. Dans certains plans, notamment au début du film, Gus Van Sant oppose très bien les deux personnages (comme dans l’image ci-dessus).

Enoch propose à Annabel de l’accompagner dans les derniers mois de sa vie. Tout est alors en place pour le début d’une histoire d’amour hors du temps qui passe, et qui rapproche Annabel de la mort. Les deux jeunes gens repoussent la fatalité de la mort. Ils rejettent un triste futur, pour vivre dans le présent.

Avant de rencontrer Annabel, Enoch ne semble avoir pour seul ami, que le fantôme d’un Kamikaze japonais, Hiroshi. Au cours de cette romance, et malgré l’imminence de la mort, Enoch semble reprendre goût à la vie. Peu à peu, le personnage d’Hiroshi, qui était présent depuis le réveil de son coma, se fait plus transparent, pour finalement partir avec la mort d’Annabel.

Gus Van Sant renoue dans son nouveau long métrage avec ce qui semble être son sujet de prédilection, la jeunesse et la mort (Elephan, Paranoid Park, Last Day). Il évite ici les stéréotypes ennuyeux d’une « love story » mélodramatique moderne. Il nous touche sans nous faire pleurer, en donnant beaucoup de force à son film. D’une part avec la musique, toujours très rythmée et lumineuse. Elle est accompagnée de plans relativement courts, ce qui donne encore un peu plus de rythme au film. D’autre part, par le look dandy dont il habille ses personnages, ce qui les place un peu plus hors du temps. Van Sant nous offre aussi de magnifiques gros plans, ce qui nous fait rentrer dans l’intimité des personnages.

Une leçon de vie, d’amour et de cinéma, à ne rater sous aucun prétexte !

Eliott


LES TAGS : cinéma restless










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