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Retour sur le voyage à Grenoble des Magic-scop


Rédigé par Emmanuel Ollivier - Le Samedi 26 Mars 2011 à 19:14


Week-end sans football national de ligue 1 et encore moins pour le SCO d’Angers en ligue 2, à cause de la rencontre France-Luxembourg, ce vendredi, Emmanuel, notre spécialiste du ballon rond en profite pour revenir sur son voyage à Grenoble lors des quarts de finale de la Coupe de France. Carnet de route du long chemin qui menait les supporters d’Angers-SCO pour la rencontre contre Chambery.



Sur la route de la qualif, les Magics donnent de la voix
Sur la route de la qualif, les Magics donnent de la voix
Mercredi 2 Mars : 5h30 du matin, les deux cars du MAGIC-SCOP, groupe de supporters dont la devise est « passion et respect = fair play », quittent le boulevard de Pierre de Coubertin à Angers, direction les Alpes et plus précisément Grenoble où les attendent les supporters de Chambéry.

Les saluts ont été amicaux mais ensommeillés. Le calme règne dans le car N°2. Le car N°1, celui du jeune président Corentin JEANNETEAU, est un peu plus bruyant, mais à peine. La première pause s’effectue sur une aire d’autoroute près de Bourges. Jus d’orange et brioche offerts par les « Magics ». Un petit réconfortant qui réveille un peu.

Les cars s’ébrouent à nouveau. Daniel MADIOT, l'organisateur du déplacement a un œil sur sa montre : On a rendez-vous au péage de Grenoble à 16H15, avec notre escorte policière. « 16h15 pour un match à 17 heures ? » protestent quelques uns. « On sera jamais à l’heure pour l’entrée des joueurs sur le terrain ?? ».

La route s’étire. On entre dans les montagnes du Forez, enneigées. Saint Etienne approche, lieu de la pause déjeuner, sur l’aire de repos, quelques kilomètres après le passage devant le mythique stade Geoffroy GUICHARD. Silence respectueux de la part des supporters.

Déjeuner. Rapide. Il reste du chemin. On presse ceux qui se sont attablés pour un repas gastronomique, dont…nos chauffeurs. Nous repartons enfin. Les panneaux défilent et puis soudain nous indiquent que l’on s’approche de Grenoble, plus que 17 km, ultime péage. Il est 15h20. On est en avance.

Dix minutes plus tard, déboulent sur le parking deux fourgons de policiers avec leur harnachement anti-émeute. Ils sont tendus, mais ils se calment vite en voyant que les angevins sont plutôt pacifiques. Une demi-douzaine d’enfants fait partie du groupe.

On attend les autres : Un car du KDLB (kop de la Butte) et deux minibus d’ «Allez SCO ». Le car du KDLB arrive. On négocie un départ plus rapide. Refus des policiers, puis ils nous proposent un arrangement : « départ immédiat mais attention la fouille sera particulièrement poussée ».

Pas de soucis. Les supporters acceptent et c’est reparti. Entrée dans Grenoble, un fourgon devant, un autre derrière, tête sirènes hurlantes. Et puisqu'on est prioritaire, on passe au feu rouge. C’est la consigne pour éviter les plans du genre « caillassage de bus » éventuels. Heureusement il n'y aura aucun de litiges avec les grenoblois, encore moins avec les sympathiques chambériens.

Les écharpes sont tendues derrière les fenêtres. Les chants commencent. On y est, on est dans le match.« Mais il est ou ce put…de stade ? » Le voici, tout neuf, mais finalement pas impressionnant.
Les télés sont là. On entre directement derrière notre tribune. La fouille est méticuleuse comme prévu mais assez conviviale, les policiers se sont détendus… enfin presque.

Allez SCO. C'est parti pour 90 minutes de bonheur

Quentin, peut être l'un des plus jeunes membres des Magics scop; la passion n'attend pas le nombre des années.
Quentin, peut être l'un des plus jeunes membres des Magics scop; la passion n'attend pas le nombre des années.
Le match se déroule idéalement, au score pour nos couleurs, comme en tribune. Tour d’honneur des joueurs de Chambéry battus. Applaudissements des supporters angevins. Attendant que le quartier se vide, les 150 angevins savourent la victoire, le regard pétillant. « On l’a fait, on y est en demi ! »
On regagne les cars. Certains veulent acheter les écharpes collectors auprès d'un vendeur, conseillé par un stadier grenoblois : « il leurs en reste des pleins cartons ».

« Pas le temps, on y va » hurle un policier moins détendu que les autres. On démarre alors que le vendeur arrive. Trop tard, mais pour la petite histoire, les supporters l'ont reçue à Angers cette écharpe.

L’escorte nous abandonne à la sortie de Grenoble. Pause à l’Isle d’Abeau et frayeur pour le pompiste, un fumigène s’allume, heureusement très loin des pompes. « Des casseurs ? » doit-il penser. Non, le comportement des supporters angevins est excellent, juste des cris de joie, des pas de danse en noir et blanc et finalement un bon chiffre d’affaire pour lui.

On repart, en écoutant à la radio les deux autres matches. La fatigue gagne du terrain. On est bercé par la douce voix du journaliste, toutes les 15 minutes : « Nous vous rappelons la qualification d’Angers cet après-midi… ». Oh oui, c’est si bon à entendre.

Silence dans les cars. La fatigue a fait son œuvre, mais le sommeil est vite interrompu par la pause à Bourges. Il est près de trois heures du matin. Les cars arrivent à Angers, le jeudi matin à 6 heures. Une impression de gueule de bois nous envahit, alors que le voyage s'est déroulé sans excès d’alcool. C’est à noter.

Un merveilleux sentiment de légèreté nous submege. On pense au tirage au sort en se quittant. « Pas Nice, surtout pas là-bas, c'est encore plus loin » Heureusement, ce sera contre le PSG, chez nous, à Jean Bouin, le 20 avril. On espère bien parler, ce jour là, d’un autre voyage vers ... le Stade de France. Allez SCO, vous tenez le bon bout.