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On en cause ...
Route : nous avons ce que nous méritonsRédigé par Yannick SOURISSEAU - Le Mardi 24 Mai 2011 à 12:34
La suppression des panneaux de signalisation des radars fixes n’est pas du goût de certains députés, ces derniers voyant dans cette mesure un risque de perte d’électeurs lors des échéances qui se profilent à l’horizon. Ne serait-il pas plus opportun de penser à sauver des vies humaines plutôt qu'à son mandat de député ? C’est la question que l’on peut se poser.
En France, la voiture c’est un peu comme les armes aux USA. Dans les deux cas la finalité est la même : maintenir le droit de tuer. Ne nous voilons pas la face, une voiture lancée en pleine vitesse fait autant, sinon plus, de dégâts qu’une arme.
Dans cette affaire, celle qui consiste a enlever les panneaux et les avertisseurs de radars fixes on peut toujours accuser le gouvernement de vouloir se faire de l’argent sur le dos de pauvres automobilistes devenus selon certains « des vaches à lait ». En période de crise, ce n’est pas complètement faux. Mais qui peut accepter que 4000 personnes laissent chaque année leur vie sur le bord d’une route, tout simplement parce que nous voulons nous faire plaisir ou sommes trop pressés. Tous les 30 ans c’est une ville comme Angers qui est rayée de la carte. C’est tout simplement inacceptable, d’autant que tout le monde le sait, les panneaux d’avertissement ne servent à rien, chacun s’empressant d’augmenter sa vitesse une fois le radar franchi. D’ailleurs ils n’auraient jamais dû être mis en place, car ils vont à l’encontre de la volonté de nos politiques de réduire le nombre de morts sur les routes Les radars rapportent près de 500 millions par an à l’Etat, mais à qui la faute ? A nous mêmes, nous qui n’avons aucun respect pour ceux que nous croisons sur la route, au point de vouloir même les tuer. Il suffirait de rouler à la vitesse prescrite pour que l’Etat n’empoche plus de d’argent. C’est pourtant simple et tellement évident. Mais en France le culte de la voiture est intouchable, comme l’est celui des armes à feu outre Atlantique. « Touche pas à ma bagnole », disent ceux qui voudraient continuer à faire de la compétition sur route ouverte. « Ceux qui roulent moins vite, ou moins bien, sont des gêneurs, des empêcheurs de prendre son pied au volant, qui n’ont pas leur place sur la route », commentent sans état d'âme ceux qui voudraient continuer à tuer en toute impunité. Alors que des élus du peuple élèvent la voix pour permettre à leurs électeurs de pouvoir conserver leur permis de tuer, c’est inadmissible. Plutôt que d’essayer de faire revenir le Gouvernement sur sa décision, ne serait-il pas plus judicieux de promouvoir les solutions permettant de plafonner la vitesse des voitures à l’exemple des limiteurs de vitesse, des GPS rappelant à l’ordre l’automobiliste, par un signal sonore en cas de dépassement ou limitant automatiquement la vitesse en fonction des zones. Reste aussi à persuader les constructeurs de ne plus fabriquer des bombes roulantes, lesquelles sont de véritables armes entre les mains de certains conducteurs. Certes, cette mesure va nous coûter cher lorsque nous prendrons le volant. Mais il n’en tient qu’à nous, les conducteurs, de nous sentir responsables de la vie des autres comme de la nôtre. Et puis si nous sommes vraiment des accros de la montée d’adrénaline, il reste toujours des circuits privés sur lesquels nous pourrons satisfaire nos envies, sans pour autant porter atteinte à la vie de citoyens ordinaires qui ne demandaient qu’à vivre. PS : L’auteur est loin d’être un « ayatollah » de la sécurité routière. Il aime beaucoup les automobiles, dernièrement il s’est fait photographier à coté d’une Ferrari. Il a même participé à des compétitions autos. Aimant beaucoup conduire, il a tout simplement pris conscience que la route, de plus en plus dangereuse, n’est pas un terrain de jeux. Changer de mentalité, c'est possible .... Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur
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Panne informatique majeure à Pôle Emploi
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Au Québec, le "printemps érable", éclos il y a quatre mois avec les premières protestations étudiantes contre la hausse des frais universitaires (+ 82 % étalés sur sept ans), tourne à l'affrontement larvé. A tel point, note Le Temps, que Montréal "ne dort plus", secouée par une crise sociale d'une ampleur jamais vue jusqu'ici. Mardi, à l'occasion du centième jour de ce qui s'apparente à une "grève sans fin", plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé en rangs serrés dans les rues de la ville… Lire la suite sur le Monde.fr Boire ou courir … La délégation russe aux JO de Londres privée d’alcool
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Aux prochains Jeux de Londres, les sportifs russes ne troqueront pas leur vodka pour des pintes de bière. L'alcool leur sera tout simplement interdit le temps de la compétition. « Les valeurs olympiques ne sont pas compatibles avec l’alcool », a justifié Ilia Djous, porte-parole du vice-premier ministre russe, Dmitri Kozak. Selon le quotidien Kommersant, le comité olympique de Russie ne sera même pas autorisé à porter un toast à la santé des sportifs qui remporteraient des médailles… Lire la suite sur Big Browser |
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