Rudy Wedlarski, le « doc » de Doué


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 01/08/2013 - 08:00 / modifié le 02/08/2013 - 17:52


A 34 ans, il est le vétérinaire du Bioparc de Doué-la-Fontaine depuis 2010. Originaire du Nord de la France, ce passionné exerce son métier par vocation. Rencontre.



A 34 ans, il est le vétérinaire du Bioparc de Doué-la-Fontaine depuis 2010. Un métier par vocation…
A 34 ans, il est le vétérinaire du Bioparc de Doué-la-Fontaine depuis 2010. Un métier par vocation…
Une bouille d’ado blondinet ! Un large sourire communicatif, le regard bleu franc et toujours le petit mot pour rire… Rien d’étonnant, Rudy Wedlarski est un gars du Nord. Du Pas-de-Calais, précisément. Depuis 2010, ce coureur de fond est surtout le vétérinaire « en chef » et le responsable de la sécurité du Bioparc de Doué-la-Fontaine. A 34 ans, il materne et veille sur les 900 animaux sauvages que compte le zoo, entre Angers et Saumur.

« Une réelle vocation, un peu comme les pompiers, avoue-t-il. Je ne me rappelle même plus quand ça m’a pris. J’ai dû vouloir être chevalier, comme beaucoup de petits garçons, mais très vite, j’ai voulu devenir vétérinaire. Ça ne m’a jamais lâché ». Avec son équipe de seize soigneurs, Rudy scrute au quotidien l’état de forme et de santé de jeunes sternes Incas « élévés à la main » (comprendre au biberon), tout comme la vitalité d’un iguane, les caprices d’une lionne ou encore l’adapation de deux okapis, fraîchement débarqués d’un zoo de Stuttgart, fin juin.

« Je découvre chaque jour, avoue-t-il. J’observe les comportements, échange sans compter avec mes collaborateurs, je n’ai pas la science infuse. La médécine exotique nous impose de prendre du recul et de consulter les confrères. Je suis un généraliste avant tout, car les écoles de vétérinaires ne nous forment pas au métier de véto de zoo ».

Surprenant ! Pourtant, Rudy est passé par la fameuse école de Maisons-Alfort. Huit ans d’études sérieuses avant de décrocher son premier poste à la ménagerie du Jardin des plantes à Paris. Là, durant 6 ans, il va faire ses armes, vivre des moments rares, connaître ses premiers émois au contact de prédateurs et autres mastodontes. De bons et mauvais souvenirs aujourd’hui gravés à jamais dans sa mémoire.

« Je ne pourrai jamais oublier cette maman orang-outan qui m’a pris dans ses bras, une fois dans sa cage, quand je tentais de l’aider à s’occuper de son bébé, se souvient-t-il. Ou encore, cette corne de buffle qui m’a transpercé le mollet lors d’un transfert de box ».

« Taillé pour lui ».

Des expériences uniques qui forgent un destin, qui scellent encore un peu plus la vocation. Et qui permettent surtout de ne jamais trop tomber dans l’affect. « Il faut garder la tête froide face à un animal sauvage, même si de temps à autre, les sentiments peuvent prendre le dessus. C’est parfois troublant », avoue-t-il. Las de sa vie parisienne, Rudy cherche alors à quitter la capitale pour un parc en province. Ce sera celui de la Haute-Touche dans l’Indre, une réserve gérée par le Muséum national d’histoire naturelle.

« J’y suis resté une seule journée. Car dans l’intervalle, Brice Lefaux, le véto de Doué à l’époque, m’appelle pour me dire qu’il part lui aussi. Avant de me lâcher : “Ce poste est taillé pour toi !”», raconte-t-il. Un cas de conscience éphémère, car le Bioparc de Doué est une référence dans le métier. Il est connu de tous les professionnels pour ses programmes nature et de conservation à l’échelle internationale. Un site exceptionnel aussi, pensé et développé depuis trois générations.

« Celle de Louis Gay, le fondateur en 1961, puis son fils, Pierre et aujourd’hui François, le petit-fils, un esprit de famille qui perdure plus que jamais », analyse Rudy. François, qui a repris le flambeau de son père, se souvient de l’arrivée du jeune véto. « Nous avions sélectionné trois CV et à l’issue de son entretien, nous étions fixés, c’était lui et personne d’autres, raconte le co-directeur. Il est vif mais serein, disponible, très pro et totalement en phase avec notre philosophie ».

Deux ans après son arrivée, le « doc » du parc semble comme un poisson dans l’eau. Sa charmante épouse, Florine, également véto, a rejoint l’équipe du zoo en 2011. Leur vie est donc rythmée au gré des mutations et des projets du parc. Sans peur, ni craintes particulières, « pour moi, sinon, il faut changer de métier ! En revanche, j’en ai très souvent à l’égard de mes collègues », avoue Rudy.

BIO EXPRESS

Rudy Wedlarski, le « doc » de Doué
1979. Naissance à Vred (59), le 2 décembre.
1996. Il obtient son baccalauréat section scientifique à Somain (59).
2004. Il est diplômé de l’école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort (94).
Fin 2004. Premier poste, il intègre la ménagerie du Jardin des Plantes à Paris, l’un des quatre zoos du Muséum national d’histoire naturelle.
2010. Il est embauché comme premier vétérinaire au Bioparc de Doué-la-Fontaine.


















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