Rue des cités : L’humour plus fort que la haine

Premiers Plans Angers 2012


Rédigé par Coralie Ganivet - Angers, le 24/01/2012 - 12:16 / modifié le 24/01/2012 - 12:39


Carine May et Hakim Zouhani ont grandi Rue des cités, à Aubervilliers. Ils y ont arpentés tous les trottoirs, y connaissent aujourd’hui tous les habitants. Faire ce film, c’était avant tout pour décrire une réalité parfois bidouillée par les médias. Une réalité qui n’est ni le monde des bisounours, ni celui des gangs.



Hakim Zouhani et Carine May
Hakim Zouhani et Carine May
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« On avait envie de raconter comment on vit réellement au quotidien à Aubervilliers », résument Carine May et Hakim Zouhani, tout juste installés dans le salon du festival et déjà très plébiscités par la presse. La prétention des deux réalisateurs n’était autre que de dépeindre la vie de la banlieue, sans l’embellir ni la sâlir, juste la filmer, avec le plus de justesse possible. Pour parvenir à un tel résultat, ils se sont inspirés des jeunes du quartier qu’ils connaissent, leur ont écrit des rôles et ont adapté le scénario à leurs ressentis. Car en ayant la trentaine, les réalisateurs craignaient de traduire une réalité qu’ils ont connue dix ans plus tôt sans qu’elle ne soit plus totalement vraie aujourd’hui. « C’est cette réalité que l’on cherchait. On ne voulait pas que les acteurs jouent un rôle, on voulait qu’ils jouent leur rôle », rapportent-ils. C’est d’ailleurs grâce à cette exigence que le film revêt une dimension si particulière, presque déstabilisante et franchement amusante.

« Beaucoup de choses ont changé »

Carine May et Hakim Zouhani l’expliquent très bien. L’Aubervilliers qu’ils ont connu à leurs vingt ans ne ressemble en rien à celui dans lequel évolue la jeunesse aujourd’hui. L’individualisme a eu raison des beaux quartiers autant que des cités. « Nous, on a connu cette mixité sociale et culturelle. C’est toute notre adolescence, mais ça n’existe plus ». C’est d’ailleurs pour cette raison que le film débute par des archives datant d’une trentaine d’années, pour que l’on n’oublie pas que ça n’a pas toujours été comme ça, que les banlieues n’ont pas toujours été stigmatisées de la sorte.

L’humour avant tout

Dans une volonté toujours affichée de retranscrire au mieux la réalité, les deux réalisateurs ont voulu faire de Rue des cités un film où se succèdent documentaire et fiction. Un film où même les passages fictifs sont relatés avec exactitude. « Les jeunes passent leur temps à chercher la meilleure blague, à se mettre en scène… Ça jacte sans cesse. Ils sont loin de ne rien faire de leur journée », se défend Carine May. « La question, c’est plutôt : Qu’est-ce que l’on fait de l’énergie que l’on a ? La matière est là, ça jaillit tout le temps, peut-être pas toujours comme il faut mais au moins ils ne font pas rien ». Ça, on n’en doute pas. Mais surtout, ils nous font beaucoup rire !









1.Posté par GuiGui le 26/01/2012 23:41 | Alerter
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Ce film est juste génial ! Ca sent la VRAIE vie des quartiers, sans clichés.















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